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Agrafil du 24 Juillet
Négociations de l'OMC : Pascal Lamy répond aux organisations agricoles
L'Inde et le Brésil, leaders des économies émergentes, ont confirmé
mercredi 23 juillet à Genève qu'ils jugeaient insuffisantes les offres
de réduction des droits de douane et des aides internes agricoles
faites respectivement par l'UE et les Etats-Unis dans le cadre des
pourparlers ministériels de cycle de Doha. Du coup, ces deux pays se
sont abstenus, à ce stade, de toute concession nouvelle sur l'accès à
leurs marchés pour les produits industriels. Ce qui a amené Pascal Lamy
à appeler les délégations à « travailler ensemble avec davantage
conscience de l'urgence », compte tenu des progrès « modestes »
enregistrés depuis trois jours. Le directeur général de l'OMC a par
ailleurs répondu aux inquiétudes de nombreuses organisations agricoles
dont il a reçu une quinzaine de représentants. Se présentant comme la «
sage-femme » de ces négociations, il leur a expliqué que, en cas
d'accord, l'agriculture bénéficierait d'une protection tarifaire cinq à
six fois supérieure à celle de l'industrie, avec beaucoup plus de
flexibilité grâce au régime d'exception prévu pour les produits
sensibles. Parallèlement, a ajouté M. Lamy, l'UE et les Etats-Unis
pourront continuer à subventionner leur secteur agricole à hauteur de
80 milliards de dollars par an (20 à 25 milliards dans le cas du
Japon), sans limitation pour les aides relevant de la boîte verte (qui
ne faussent pas le commerce).
La loi de modernisation économique définitivement adoptée
Le vote définitif de la loi de modernisation économique (LME) s'est
déroulé le 23 juillet au Sénat après l'Assemblée nationale la veille.
Selon la ministre de l'économie Christine Lagarde ce texte devrait
apporter un «surcroît de croissance de 0,3 % par an à partir de 2009 et
50 000 emplois nouveaux par an, sans doute surtout dans la distribution
». En revanche, Christine Lagarde se refuse à évaluer les conséquences
globales en matière de réduction du taux d'inflation, objectif qui
avait été affiché à l'origine de la loi. Celle-ci vise notamment à
libéraliser la possibilité de négocier les conditions de négociation
entre grandes surfaces et fournisseurs ; elle assouplit également les
conditions d'implantation de nouveaux magasins. Le député Jean-Paul
Charié, un des défenseurs de la loi à l'Assemblée a estimé néanmoins
que «bon nombre de grandes marques devraient voir leur prix sortie
usine baisser de 30 % à 60 % soit une réduction de 10 %-15 % à la
distribution ».
Bilan carbone : M. Barnier engage son ministère vers la « responsabilité environnementale »
Michel Barnier a décidé d'engager résolument les services du ministère
de l'agriculture dans la voie de la réduction des émissions de gaz à
effet de serre précise le ministère dans un communiqué. Ainsi, le bilan
carbone de l'administration centrale (6 sites parisiens et 1 site
toulousain) a été réalisé. Il en ressort que le total des émissions de
gaz à effet de serre (GES) généré par l'ensemble des activités du
ministère s'élève à 3 000 tonnes équivalent carbone. Cela représente en
moyenne annuelle pour chacun des 2 317 agents près de 1,3 tonne
équivalent carbone. En conséquence, un plan d'action adapté à chacun de
ces 7 sites a été bâti autour de 36 résolutions visant à diminuer les
émissions de GES de 22 % à l'horizon 2012. Ce bilan carbone sera étendu
à l'ensemble des services déconcentrés du ministère dans les
départements et les régions.
OMC : les Jeunes Agriculteurs dénoncent la « stratégie suicidaire » de Peter Mandelson
« Le négociateur européen Peter Mandelson persiste dans sa stratégie
suicidaire qui consiste à faire en permanence des concessions
supplémentaires sans qu'aucun des autres grands acteurs du débat (qui
se déroule au siège de l'OMC à Genève : N.D.L.R.) n'ait le temps de
faire des avancées » soulignent les Jeunes agriculteurs (JA) dans un
communiqué. Le syndicat estime que « non sans provocation, ce dernier a
ainsi proposé de réduire de 60 % les droits de douane agricoles de
l'Union ». JA s'indigne d'un tel comportement alors que « le pire pour
l'agriculture européenne est déjà sur la table des négociations […] »
avance le syndicat. William Villeneuve, président de Jeunes
Agriculteurs « appelle les ministres français Anne-Marie Idrac et
Michel Barnier à faire preuve de la plus grande fermeté dans les jours
qui viennent ».
Viticulture : l'AGPV veut l'extension des aides obtenues par le Languedoc-Roussillon aux autres régions
L'Association générale de la production viticole (AGPV) qui réunit
Cnaoc (appellations), CFVDP (vins de pays), VIF (vignerons
indépendants) et CCVF (coopératives), demande, dans un souci d'égalité
de traitement entre tous les viticulteurs, que les aides obtenues, le
30 juin, par les vignerons du Languedoc-Roussillon soient étendues aux
autres vignobles en difficulté. Suite à l'importante manifestation du
25 juin à Montpellier, Michel Barnier avait accordé aux viticulteurs de
la région la reconduction de l'exonération de la taxe sur le foncier
non bâti au même niveau qu'en 2007 et le déblocage d'une enveloppe de 2
millions d'euros pour la prise en charge des cotisations sociales des
viticulteurs les plus en difficulté. Ce sont ces deux mesures que
l'AGPV appelle le ministre à appliquer auprès des producteurs en
situation économique difficile.
Posté le 23/07/2008 | 5 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
Agrafil du 23 Juillet
Négociations de l'OMC : les Etats-Unis font un geste
Comme l'avait fait l'UE la veille pour ses tarifs douaniers, les
Etats-Unis ont soumis mardi 22 juillet à l'OMC une offre de réduction
de leurs subventions agricoles afin de convaincre les pays émergents
d'accepter, parallèlement, une réelle ouverture de leurs marchés pour
les biens industriels et les services. La représentante américaine pour
le commerce, Susan Schwab, a suggéré une baisse de ce soutien interne
global ayant des effets de distorsion des échanges à 15 milliards de
dollars par an, contre 17 milliards proposés en juin 2007 et 22,5
milliards fin 2005. Une offre immédiatement jugée insuffisante par le
Brésil, porte-parole des pays émergents, tandis que, selon la
délégation européenne, cette concession de Washington, jugée «
raisonnable », sera sans doute améliorée si les autres négociateurs
proposent de réelles contreparties. L'an dernier, Washington a versé
seulement 8 milliards de dollars de subventions de ce type aux
agriculteurs, du fait de la hausse des prix mondiaux, alors que son
plafond actuel autorisé par l'OMC est de 48,2 milliards. A contrario,
sur les 10 dernières années, ces subventions ont dépassé sept fois la
barre des 15 milliards de dollars, atteignant 18,9 milliards en 2005, a
fait valoir Mme Schwab. Le projet de compromis du modérateur du cycle
de Doha pour l'agriculture, Crawford Falconer, appelle les Etats-Unis à
les réduire de 66 % ou 73 %, à 13 ou 16,4 milliards de dollars.
OMC : Michel Barnier met trois conditions à un « bon accord »
« Actuellement nous travaillons à obtenir un bon accord à l'OMC […].
Nous n'y sommes pas » a déclaré Michel Barnier, ministre de
l'agriculture à l'issue de la réunion le 22 juillet du conseil des
affaires générales de l'UE présidé par la France. Interrogé sur la
déclaration du Copa et des paysans d'Afrique, d'Asie et d'Amérique
plaidant pour un «non-accord à l'OMC » sur les bases agricoles
actuelles, le ministre a indiqué «que dans d'autres circonstances,
nous-même avions dit que pas d'accord valait mieux qu'un mauvais accord
». Toutefois, Michel Barnier «ne veut pas faire de procès d'intention »
: Il met trois conditions à un «bon accord » : « aucune concession
supplémentaire sur le plan agricole », « la capacité de continuer dans
le respect des accords internationaux une Pac après 2013 » et «
l'équilibre sur les secteurs de l'industrie, des services et des IGP ».
Afin d'obtenir un «rééquilibrage indispensable » dans la négociation
qui se poursuit au siège de l'OMC à Genève, les «IGP sont l'un des
points prioritaires » a-t-il rappelé. Par contre ni lui, ni Anne-Marie
Idrac, secrétaire d'État au commerce, ont souhaité faire de
commentaires sur la proposition américaine de ramener à 15 milliards de
dollars par an leur niveau de subventions agricoles. «Certains de nos
partenaires vont faire des annonces, il faut regarder la sincérité et
la réalité de celles-ci afin d'éviter toute annonce cosmétique » avait
déclaré le ministre avant d'avoir pris connaissance de la proposition
américaine.
OMC : le Copa et des paysans d'Afrique, d'Asie et d'Amérique opposés à un accord
«La crise alimentaire ne peut être résolue par un accord à l'OMC ».
C'est ainsi que la déclaration validée par le Copa Cogeca et des
paysans d'Afrique, d'Asie et d'Amérique ainsi que par l'union suisse
des paysans est intitulée. Lors d'une conférence de presse à Genève, le
22 juillet en marge des négociations relancées au siège de l'OMC, les
signataires de cette déclaration ont indiqué craindre «que les
propositions agricoles actuellement sur la table à l'OMC ne minent la
capacité de nombreux pays dans le monde à offrir à leurs concitoyens la
sécurité et la stabilité alimentaires si cruellement indispensables ».
Dans ces conditions, «l'absence d'accord vaut mieux qu'un mauvais
accord » résument-ils. Au total, une quarantaine de pays sont
signataires de cette déclaration qui demande aussi une modification des
propositions du document Falconer sur l'agriculture. Notamment, ils
réclament que «l'accès préférentiel accordé aux importations en
provenance des pays les moins avancés et des ACP ne soient pas érodés
». Les pays signataires plaident pour «garder une agriculture de
proximité et une souveraineté alimentaire ».
OMC : la FNB dénonce un accord qui déstabiliserait la filière européenne bovine
La fédération nationale bovine (FNB) s'inquiète de la signature d'un
accord à l'OMC qui remettrait en cause l'indépendance alimentaire de
l'Europe. « Mieux vaut pas d'accord, qu'un mauvais accord » estime la
FNB, dans un communiqué. Le projet de compromis actuel prévoirait une
couverture du quart des besoins en viande bovine de l'UE par des
importations. « Une irresponsabilité politique majeure dans le contexte
de crise alimentaire mondiale » selon la FNB pour qui « cette logique
s'accompagnera d'une instabilité croissante des marchés mettant à mal
la filière déjà connue pour la fragilité de ses équilibres ».
Blé : le gouvernement kenyan réduit les importations pour soutenir les producteurs
Pour répondre aux protestations des producteurs de blé, descendus
manifester dans la rue à Nairobi début juillet, le ministre kenyan de
l'agriculture, William Ruto, a décidé le 21 juillet d'interrompre les
importations de blé. En juin, le gouvernement a réduit les taxes à
l'importation à 10 % contre 35 % auparavant. Cette mesure, qui a
accéléré les importations, a aussi eu pour effet de faire baisser les
cours sur le marché intérieur, alors que les agriculteurs avaient
encore de la marchandise à vendre. L'office national des céréales
devrait bientôt commencer à acheter du blé à prix fixe afin de
stabiliser les cours. Le Kenya devrait tout de même importer comme
chaque année quelque 800 000 tonnes de blé, d'après le Conseil
international des céréales. Selon William Ruto, la menace de pénurie
alimentaire n'est, en tout cas, pas aussi grave que supposé.
Biocarburants de seconde génération : le Farm Bill financera 30 % des coûts des bioraffineries
Le Farm Bill, adopté le 22 mai dernier par le Congrès américain,
financera 30 % des coûts de développement et de construction de
bioraffineries de démonstration pour des biocarburants de seconde
génération, indique le «bulletin semestriel sur les biocarburants aux
États-Unis », de l'USDA (département américain de l'Agriculture). Ces
«advanced biofuels » comprennent «à peu près tous les carburants non
produits à partir d'amidon de grains de maïs », précise le bulletin de
l'USDA. À cela, s'ajoutent plusieurs formes de soutien, dont notamment
un crédit d'impôt supplémentaire pour les producteurs de biocarburants
cellulosiques (produits à partir de bois, de graminées, ou de parties
non comestibles des plantes).
Posté le 23/07/2008 | 3 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
Agrafil du 22 Juillet
Négociations de l'OMC : l'UE confirme ses concessions agricoles
Au premier jour des négociations ministérielles entre une trentaine de
membres de l'OMC, l'UE a annoncé, lundi 21 juillet à Genève, qu'elle
était d'accord pour diminuer ses droits de douane agricoles de 60 % en
moyenne. Ce qui en fait n'est pas nouveau, explique une source
européenne, car ce chiffre correspond à la réduction de 54 % déjà
proposée au titre de la formule générale de réduction tarifaire à
laquelle s'ajoute la baisse plus forte prévue pour les produits
tropicaux (jusqu'à 70 %). « C'est une amélioration substantielle, qui
devrait donner une impulsion importante aux discussions », a néanmoins
commenté Peter Power, le porte-parole du commissaire européen au
commerce Peter Mandelson. M. Mandelson a affirmé que, en échange de
baisses douanières « réelles » des pays en développement pour les
produits industriels, les Européens étaient « prêts à offrir plus que
d'autres dans ce cycle » de négociations. Il a souligné que l'UE sera «
la plus grande perdante » sur l'agriculture « quel que soit l'accord »,
et que cet effort « sera douloureux ». « Cette baisse de 60 % est
l'offre la plus généreuse que peut faire l'UE affirme-t-on dans
l'entourage du ministre français Michel Barnier. On attend maintenant
un rééquilibrage des propositions de la part des pays émergents dans
les négociations industrielles ».
Aide alimentaire : Bruxelles concrétise par un instrument financier l'emploi d'un milliard d'euros de la Pac
La Commission européenne a proposé le 18 juillet de mettre en place «
un instrument financier de réaction rapide à l'envol des prix des
denrées alimentaires dans les pays en développement ». Ce fonds, qui
couvrirait 2008 et 2009, serait alimenté par la partie non utilisée du
budget agricole de l'Union européenne. Il représenterait un milliard
d'euros. Mariann Fischer Boel, commissaire européenne à l'agriculture,
avait évoqué cette idée le 3 juillet lors du colloque « Qui va nourrir
le monde » organisé par la France à Bruxelles. Un ensemble de «
critères objectifs » devrait servir à déterminer les pays à aider en
priorité. L'argent serait versé via des organisations internationales.
Cette mesure va faire l'objet d'une procédure de codécision. Bruxelles
espère que le Conseil et le Parlement se prononceront d'ici novembre
afin de ne pas perdre les fonds inutilisés en 2008.
Pôles de compétitivité : l'État va soutenir la recherche sur les « biofertilisants »
Le Gouvernement a annoncé le 21 juillet le financement de 99 nouveaux
projets de recherche et développement émanant de 59 pôles de
compétitivité, pour un financement étatique de 109 millions d'euros.
Plusieurs de ces projets touchent à l'agriculture, à l'agroalimentaire
ou aux bioressources. Parmi ceux-ci, le projet EMAC vise à créer de
nouveaux emballages « intelligents » pour une meilleure préservation
des aliments (maîtrise de différents éléments volatils et de paramètres
physico-chimiques composant l'atmosphère protectrice, notamment). Ce
projet est porté par les pôles de compétitivité Vitagora, Plastipolis
et Industries et Agro-ressources. Autre projet retenu, le projet
Néofertil du pôle Agrimip Innovation dont l'objectif est de produire
des « biofertilisants » définis comme des produits contenant des
micro-organismes ayant la capacité de stimuler la croissance des
plantes. L'exploitation des biofertilisants se développe depuis peu en
Asie, mais ils ne sont pratiquement pas utilisés dans les zones
d'agriculture intensive de l'Europe, font valoir les pouvoirs publics.
Ces derniers indiquent par ailleurs qu'un nouvel appel à projets, le
septième, sera lancé mi-septembre.
Porc : la Coopération bétail et viande demande le maintien des restitutions sur le porc
Le rebond que connaissent les cours du porc ne doit pas pour autant
conduire à sacrifier les restitutions sur les exportations porcines,
estime Coop de France Bétail et Viande dans un communiqué du 21
juillet. A l'heure où la question va être évoquée à Bruxelles, Coop de
France demande à la présidence française de s'engager pour le maintien
des restitutions. Les coopératives estiment que «la filière porcine
française est mise à mal sur le marché mondial par une production
américaine dopée par un dollar qui chute désormais à un niveau record.
» Par ailleurs, affirme Coop de France, «les prix des matières
premières et de l'aliment vont rester élevés, notamment pour les
éleveurs français. » De plus, les perspectives de production porcine
aux USA pour l'automne prochain sont à la hausse et risquent bien de
perturber fortement le marché intérieur français et les exportations
européennes. À cela s'ajoute « l'implantation de géants mondiaux en
Europe du Sud qui augmente la pression concurrentielle sur les
entreprises françaises. » Les coopératives estiment pourtant que «la
possibilité d'exporter de la viande sur les marchés mondiaux demeure un
objectif essentiel ».
Espagne : un indice pour surveiller l'écart entre prix agricoles et prix à la consommation
Le 1er juillet, le syndicat d'agriculteurs espagnols Coag associé à
deux associations de consommateurs a publié pour la première fois
l'indice Ipod. Cet indice, établi à partir des prix de 25 produits,
doit permettre de mettre en évidence les différences entre le prix reçu
par le producteur et celui payé par le consommateur. Objectif des trois
organisations : appeler l'attention des citoyens et des pouvoirs
publics sur les marges qu'elles estiment exorbitantes de la grande
distribution. Sur le mois de juin, l'Ipod permet de constater que, pour
une nectarine payée au producteur 0,55 euro/kg, le consommateur doit
débourser 2,50 euros/kg. Les olives, achetées 0,46 euro/kg au
producteur, sont payées 3,82 euros/kg par l'acheteur final, tandis que
le porc est acheté 1,18 euro/kg puis revendu 5,87 euros/kg.
Posté le 22/07/2008 | 8 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
Agrafil du 21 Juillet
OMC : l'UE ne peut aller plus loin sur les questions agricoles selon Anne-Marie Idrac
L'UE «a épuisé ses marges de manœuvre sur le plan agricole » et les
Européens ne peuvent «pas aller plus loin » dans ce domaine, a insisté
Anne-Marie Idrac, la secrétaire d'État française au Commerce. En
revanche, a-t-elle dit, l'Union doit obtenir «un certain nombre de
contreparties tangibles », notamment dans l'ouverture des marchés
industriels des pays émergents. Les Européens veulent «obtenir le
rééquilibrage des concessions déjà faites » par l'UE à l'OMC, lors de
la réunion ministérielle à Genève, a-t-elle indiqué. Il devra s'agir
d'un «rééquilibrage effectif » et «pas cosmétique », a-t-elle insisté.
Par ailleurs, à l'occasion d'une interview accordée à Agra Presse pour
son édition du 21 juillet, le secrétaire général de l'Élysée Claude
Guéant a estimé que «la France n'est pas isolée dans sa position. La
Commission partage son point de vue et le Conseil européen également.
Tous pensent que la proposition qui est faite par l'OMC n'est pas
considérée comme équilibrée. Et notamment sur le plan agricole. Le
président a été très clair en affirmant qu'il ne sacrifierait pas les
intérêts agricoles de la France. » Claude Guéant estime que, «aussi
bien en quantité qu'en qualité, l'Union européenne doit s'organiser
pour avoir de quoi se nourrir. » Et de préciser : « Il s'agit de ne pas
laisser les marchés ouverts à des produits avantagés du fait d'un
manque de qualité. »
OMC: les Irlandais défendront une "position forte" sur l'agriculture
Les Irlandais, très attachés aux questions agricoles dans les
négociations à l'OMC, défendront une «position forte » sur ce sujet, a
prévenu le ministre irlandais des Affaires européennes, avant une
réunion des ministres de l'UE. «Je défends une ligne très claire », a
indiqué Dick Roche. Parmi les raisons qui ont conduit les Irlandais à
voter «non » au référendum sur le traité de Lisbonne, figure la crainte
des agriculteurs irlandais qu'un accord à l'OMC ne menace l'élevage
bovin et la production laitière du pays.
Une chrysomèle du maïs capturée en Ile-de-France
Une chrysomèle du maïs, a été capturée à Avrainville (Essonne), après
deux ans durant lesquels l'insecte était considéré comme éradiqué en
Ile-de-France, a annoncé le 18 juillet la préfecture de région.
L'insecte, qui peut causer des dégâts importants à long terme, a été
capturé dans le cadre d'un dispositif de surveillance du territoire mis
en place en 1999. En 2008, 400 pièges ont été installés en
Ile-de-France, précise la préfecture, dans un communiqué. Des mesures
d'éradication — obligation de rotation des cultures et traitement
insecticide dans des zones délimitées autour du point de capture — vont
être mises en œuvre par la direction régionale et interdépartementale
de l'agriculture et de la forêt et le service régional de protection
des végétaux.
La FNSEA critique les réductions programmées de budgets pour l'agriculture
Dans un communiqué diffusé le 18 juillet, la FNSEA critique la baisse
programmée des budgets de la mission agriculture annoncée par le
ministre du budget Éric Woerth le 15 juillet à l'Assemblée nationale.
Constatant que la réduction sera de 10 % des crédits sur 3 ans, elle
s'interroge : « est-ce bien raisonnable au moment où le monde crie
famine et où on retrouve des vertus à l'agriculture nourricière ?».
Alors que «quelques secteurs de l'agriculture vont mieux tandis que
d'autres restent très en difficulté, l'important ne réside-t-il pas
dans notre capacité à garder des marges de manœuvre », poursuit la
fédération ? Selon elle, « c'est un signe envoyé à tous les oiseaux
libéraux de mauvais augure qui ne voient en l'agriculture qu'une
variable d'ajustement. »
La Coordination rurale dénonce « l'opération voyante de charité » de la Commission européenne
La Coordination rurale (CR) a indiqué le 18 juillet qu'elle rejetait
l'idée de la Commission européenne d'aider les pays pauvres en
prélevant un milliard d'euros sur les fonds non utilisés de la Pac.
Dans un communiqué, la CR estime que cette proposition «participe à la
confusion actuelle qui existe sur les questions agricoles ». « Il est
en effet trop facile pour la Commission de s'exonérer de ses
responsabilités considérables dans la conduite de la politique agricole
en faisant la charité aux pays africains ». Selon la Coordination
rurale, «le monde a beaucoup plus besoin d'une organisation mondiale
des politiques agricoles que d'une opération voyante de charité, qui
plus est financée sur le dos des agriculteurs européens ». Bruxelles a
en effet adopté le 18 juillet une proposition qui prévoit de prendre
750 millions d'euros de la Pac en 2008 et 250 millions en 2009 pour
aider les pays en développement frappés par la crise alimentaire
mondiale à augmenter leur production agricole, notamment par le
financement de semences et d'engrais.
Posté le 22/07/2008 | 7 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
Maïs OGM Mon 810 de Lafrançaise(82)
Communiqué de presse
Paris,
le 17 juillet 2008
Maïs
OGM Mon 810 de Lafrançaise(82) :
Les
parcelles broyées avant le résultat des analyses demandées par la justice.
Les Syndicats, associations et collectifs
prennent acte du broyage effectué dans la soirée du 15 juillet sur les parcelles
semées en maïs OGM Mon 810 interdit et peut-être d’autres par des engins
agricoles de forte puissance. Les services du SRPV Midi Pyrénées, prévenus par
la gendarmerie, ont diligenté 2 fonctionnaires sur les lieux cet après-midi
pour établir un constat.
Plusieurs questions méritent
d’être posées :
Pourquoi tant d’empressement à
détruire ces éléments de preuve ? A qui profite le crime ou la
provocation ? Au-delà de l’implication de l’agriculteur
concerné qui devient petit à petit le lampiste de l’affaire, ces actes
montrent la volonté délibérée des lobbies locaux d’agir en coulisse.
Les Syndicats, associations et
collectifs sont surprises de constater que des responsables agricoles
départementaux faisant partie de ceux qui ont le plus défendu les OGM et
protesté contre le moratoire sur le maïs OGM Mon 810 aient pu participer à la
destruction des parcelles avant que la preuve définitive de leur caractère
illégal ait été apportée. Elles interpelleront fermement le Procureur de la
République afin que toute la lumière soit faite sur ces destructions.
Aujourd’hui ou demain
viendront les résultats des deux séries de prélèvements effectués et les
associations, syndicats et collectifs sont impatients des suites qui doivent
être données à cette affaire par les services de l’Etat et le justice.
Ils réaffirment leur détermination
à continuer la biovigilance citoyenne car passée la période de floraison et des
contaminations, la question reste entière de la traçabilité des récoltes.
Pour eux, l’Etat doit être le
garant de la mise en œuvre des moyens réellement suffisants au service
des SRPV pour permettre de pouvoir produire et consommer sans OGM.
Confédération paysanne nationale et
82 – FNAB (Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique)
– Nature et Progrès – Les Amis de la Terre
– Greenpeace – Collectifs anti- OGM 31 & 82 – Collectif
des Faucheurs Volontaires –
Contacts :
Collectifs anti-OGM : Jacques Dandelot (06 30 50 56 63)
Confédération
paysanne : Régis Hochart 06 08
75 00 73) –
Michel Dupont
(06 70 04 91 14)
Greenpeace : Marina Maruéjouls, groupe local Toulouse (06 24 66 86 00)
Nature et Progrès : Guy Kastler
(06 03 94 57 21)
Les Amis de la Terre : Hélène Gassie (06 63 30 99 27)
Fédération
Nationale de l’Agriculture Biologique : Henri Thépaut (06 71 28 84 52)
Posté le 18/07/2008 | 6 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
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