confédération paysanne du LOT

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Agrafil du 24 Juillet

Négociations de l'OMC : Pascal Lamy répond aux organisations agricoles
L'Inde et le Brésil, leaders des économies émergentes, ont confirmé mercredi 23 juillet à Genève qu'ils jugeaient insuffisantes les offres de réduction des droits de douane et des aides internes agricoles faites respectivement par l'UE et les Etats-Unis dans le cadre des pourparlers ministériels de cycle de Doha. Du coup, ces deux pays se sont abstenus, à ce stade, de toute concession nouvelle sur l'accès à leurs marchés pour les produits industriels. Ce qui a amené Pascal Lamy à appeler les délégations à « travailler ensemble avec davantage conscience de l'urgence », compte tenu des progrès « modestes » enregistrés depuis trois jours. Le directeur général de l'OMC a par ailleurs répondu aux inquiétudes de nombreuses organisations agricoles dont il a reçu une quinzaine de représentants. Se présentant comme la « sage-femme » de ces négociations, il leur a expliqué que, en cas d'accord, l'agriculture bénéficierait d'une protection tarifaire cinq à six fois supérieure à celle de l'industrie, avec beaucoup plus de flexibilité grâce au régime d'exception prévu pour les produits sensibles. Parallèlement, a ajouté M. Lamy, l'UE et les Etats-Unis pourront continuer à subventionner leur secteur agricole à hauteur de 80 milliards de dollars par an (20 à 25 milliards dans le cas du Japon), sans limitation pour les aides relevant de la boîte verte (qui ne faussent pas le commerce).

La loi de modernisation économique définitivement adoptée
Le vote définitif de la loi de modernisation économique (LME) s'est déroulé le 23 juillet au Sénat après l'Assemblée nationale la veille. Selon la ministre de l'économie Christine Lagarde ce texte devrait apporter un «surcroît de croissance de 0,3 % par an à partir de 2009 et 50 000 emplois nouveaux par an, sans doute surtout dans la distribution ». En revanche, Christine Lagarde se refuse à évaluer les conséquences globales en matière de réduction du taux d'inflation, objectif qui avait été affiché à l'origine de la loi. Celle-ci vise notamment à libéraliser la possibilité de négocier les conditions de négociation entre grandes surfaces et fournisseurs ; elle assouplit également les conditions d'implantation de nouveaux magasins. Le député Jean-Paul Charié, un des défenseurs de la loi à l'Assemblée a estimé néanmoins que «bon nombre de grandes marques devraient voir leur prix sortie usine baisser de 30 % à 60 % soit une réduction de 10 %-15 % à la distribution ».

Bilan carbone : M. Barnier engage son ministère vers la « responsabilité environnementale »
Michel Barnier a décidé d'engager résolument les services du ministère de l'agriculture dans la voie de la réduction des émissions de gaz à effet de serre précise le ministère dans un communiqué. Ainsi, le bilan carbone de l'administration centrale (6 sites parisiens et 1 site toulousain) a été réalisé. Il en ressort que le total des émissions de gaz à effet de serre (GES) généré par l'ensemble des activités du ministère s'élève à 3 000 tonnes équivalent carbone. Cela représente en moyenne annuelle pour chacun des 2 317 agents près de 1,3 tonne équivalent carbone. En conséquence, un plan d'action adapté à chacun de ces 7 sites a été bâti autour de 36 résolutions visant à diminuer les émissions de GES de 22 % à l'horizon 2012. Ce bilan carbone sera étendu à l'ensemble des services déconcentrés du ministère dans les départements et les régions.

OMC : les Jeunes Agriculteurs dénoncent la « stratégie suicidaire » de Peter Mandelson
« Le négociateur européen Peter Mandelson persiste dans sa stratégie suicidaire qui consiste à faire en permanence des concessions supplémentaires sans qu'aucun des autres grands acteurs du débat (qui se déroule au siège de l'OMC à Genève : N.D.L.R.) n'ait le temps de faire des avancées » soulignent les Jeunes agriculteurs (JA) dans un communiqué. Le syndicat estime que « non sans provocation, ce dernier a ainsi proposé de réduire de 60 % les droits de douane agricoles de l'Union ». JA s'indigne d'un tel comportement alors que « le pire pour l'agriculture européenne est déjà sur la table des négociations […] » avance le syndicat. William Villeneuve, président de Jeunes Agriculteurs « appelle les ministres français Anne-Marie Idrac et Michel Barnier à faire preuve de la plus grande fermeté dans les jours qui viennent ».

Viticulture : l'AGPV veut l'extension des aides obtenues par le Languedoc-Roussillon aux autres régions
L'Association générale de la production viticole (AGPV) qui réunit Cnaoc (appellations), CFVDP (vins de pays), VIF (vignerons indépendants) et CCVF (coopératives), demande, dans un souci d'égalité de traitement entre tous les viticulteurs, que les aides obtenues, le 30 juin, par les vignerons du Languedoc-Roussillon soient étendues aux autres vignobles en difficulté. Suite à l'importante manifestation du 25 juin à Montpellier, Michel Barnier avait accordé aux viticulteurs de la région la reconduction de l'exonération de la taxe sur le foncier non bâti au même niveau qu'en 2007 et le déblocage d'une enveloppe de 2 millions d'euros pour la prise en charge des cotisations sociales des viticulteurs les plus en difficulté. Ce sont ces deux mesures que l'AGPV appelle le ministre à appliquer auprès des producteurs en situation économique difficile.





Posté le 23/07/2008 | 5 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Agrafil du 23 Juillet

Négociations de l'OMC : les Etats-Unis font un geste
Comme l'avait fait l'UE la veille pour ses tarifs douaniers, les Etats-Unis ont soumis mardi 22 juillet à l'OMC une offre de réduction de leurs subventions agricoles afin de convaincre les pays émergents d'accepter, parallèlement, une réelle ouverture de leurs marchés pour les biens industriels et les services. La représentante américaine pour le commerce, Susan Schwab, a suggéré une baisse de ce soutien interne global ayant des effets de distorsion des échanges à 15 milliards de dollars par an, contre 17 milliards proposés en juin 2007 et 22,5 milliards fin 2005. Une offre immédiatement jugée insuffisante par le Brésil, porte-parole des pays émergents, tandis que, selon la délégation européenne, cette concession de Washington, jugée « raisonnable », sera sans doute améliorée si les autres négociateurs proposent de réelles contreparties. L'an dernier, Washington a versé seulement 8 milliards de dollars de subventions de ce type aux agriculteurs, du fait de la hausse des prix mondiaux, alors que son plafond actuel autorisé par l'OMC est de 48,2 milliards. A contrario, sur les 10 dernières années, ces subventions ont dépassé sept fois la barre des 15 milliards de dollars, atteignant 18,9 milliards en 2005, a fait valoir Mme Schwab. Le projet de compromis du modérateur du cycle de Doha pour l'agriculture, Crawford Falconer, appelle les Etats-Unis à les réduire de 66 % ou 73 %, à 13 ou 16,4 milliards de dollars.

OMC : Michel Barnier met trois conditions à un « bon accord »
« Actuellement nous travaillons à obtenir un bon accord à l'OMC […]. Nous n'y sommes pas » a déclaré Michel Barnier, ministre de l'agriculture à l'issue de la réunion le 22 juillet du conseil des affaires générales de l'UE présidé par la France. Interrogé sur la déclaration du Copa et des paysans d'Afrique, d'Asie et d'Amérique plaidant pour un «non-accord à l'OMC » sur les bases agricoles actuelles, le ministre a indiqué «que dans d'autres circonstances, nous-même avions dit que pas d'accord valait mieux qu'un mauvais accord ». Toutefois, Michel Barnier «ne veut pas faire de procès d'intention » : Il met trois conditions à un «bon accord » : « aucune concession supplémentaire sur le plan agricole », « la capacité de continuer dans le respect des accords internationaux une Pac après 2013 » et « l'équilibre sur les secteurs de l'industrie, des services et des IGP ». Afin d'obtenir un «rééquilibrage indispensable » dans la négociation qui se poursuit au siège de l'OMC à Genève, les «IGP sont l'un des points prioritaires » a-t-il rappelé. Par contre ni lui, ni Anne-Marie Idrac, secrétaire d'État au commerce, ont souhaité faire de commentaires sur la proposition américaine de ramener à 15 milliards de dollars par an leur niveau de subventions agricoles. «Certains de nos partenaires vont faire des annonces, il faut regarder la sincérité et la réalité de celles-ci afin d'éviter toute annonce cosmétique » avait déclaré le ministre avant d'avoir pris connaissance de la proposition américaine.

OMC : le Copa et des paysans d'Afrique, d'Asie et d'Amérique opposés à un accord
«La crise alimentaire ne peut être résolue par un accord à l'OMC ». C'est ainsi que la déclaration validée par le Copa Cogeca et des paysans d'Afrique, d'Asie et d'Amérique ainsi que par l'union suisse des paysans est intitulée. Lors d'une conférence de presse à Genève, le 22 juillet en marge des négociations relancées au siège de l'OMC, les signataires de cette déclaration ont indiqué craindre «que les propositions agricoles actuellement sur la table à l'OMC ne minent la capacité de nombreux pays dans le monde à offrir à leurs concitoyens la sécurité et la stabilité alimentaires si cruellement indispensables ». Dans ces conditions, «l'absence d'accord vaut mieux qu'un mauvais accord » résument-ils. Au total, une quarantaine de pays sont signataires de cette déclaration qui demande aussi une modification des propositions du document Falconer sur l'agriculture. Notamment, ils réclament que «l'accès préférentiel accordé aux importations en provenance des pays les moins avancés et des ACP ne soient pas érodés ». Les pays signataires plaident pour «garder une agriculture de proximité et une souveraineté alimentaire ».

OMC : la FNB dénonce un accord qui déstabiliserait la filière européenne bovine
La fédération nationale bovine (FNB) s'inquiète de la signature d'un accord à l'OMC qui remettrait en cause l'indépendance alimentaire de l'Europe. « Mieux vaut pas d'accord, qu'un mauvais accord » estime la FNB, dans un communiqué. Le projet de compromis actuel prévoirait une couverture du quart des besoins en viande bovine de l'UE par des importations. « Une irresponsabilité politique majeure dans le contexte de crise alimentaire mondiale » selon la FNB pour qui « cette logique s'accompagnera d'une instabilité croissante des marchés mettant à mal la filière déjà connue pour la fragilité de ses équilibres ».

Blé : le gouvernement kenyan réduit les importations pour soutenir les producteurs
Pour répondre aux protestations des producteurs de blé, descendus manifester dans la rue à Nairobi début juillet, le ministre kenyan de l'agriculture, William Ruto, a décidé le 21 juillet d'interrompre les importations de blé. En juin, le gouvernement a réduit les taxes à l'importation à 10 % contre 35 % auparavant. Cette mesure, qui a accéléré les importations, a aussi eu pour effet de faire baisser les cours sur le marché intérieur, alors que les agriculteurs avaient encore de la marchandise à vendre. L'office national des céréales devrait bientôt commencer à acheter du blé à prix fixe afin de stabiliser les cours. Le Kenya devrait tout de même importer comme chaque année quelque 800 000 tonnes de blé, d'après le Conseil international des céréales. Selon William Ruto, la menace de pénurie alimentaire n'est, en tout cas, pas aussi grave que supposé.

Biocarburants de seconde génération : le Farm Bill financera 30 % des coûts des bioraffineries
Le Farm Bill, adopté le 22 mai dernier par le Congrès américain, financera 30 % des coûts de développement et de construction de bioraffineries de démonstration pour des biocarburants de seconde génération, indique le «bulletin semestriel sur les biocarburants aux États-Unis », de l'USDA (département américain de l'Agriculture). Ces «advanced biofuels » comprennent «à peu près tous les carburants non produits à partir d'amidon de grains de maïs », précise le bulletin de l'USDA. À cela, s'ajoutent plusieurs formes de soutien, dont notamment un crédit d'impôt supplémentaire pour les producteurs de biocarburants cellulosiques (produits à partir de bois, de graminées, ou de parties non comestibles des plantes).



Posté le 23/07/2008 | 3 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Agrafil du 22 Juillet

Négociations de l'OMC : l'UE confirme ses concessions agricoles
Au premier jour des négociations ministérielles entre une trentaine de membres de l'OMC, l'UE a annoncé, lundi 21 juillet à Genève, qu'elle était d'accord pour diminuer ses droits de douane agricoles de 60 % en moyenne. Ce qui en fait n'est pas nouveau, explique une source européenne, car ce chiffre correspond à la réduction de 54 % déjà proposée au titre de la formule générale de réduction tarifaire à laquelle s'ajoute la baisse plus forte prévue pour les produits tropicaux (jusqu'à 70 %). « C'est une amélioration substantielle, qui devrait donner une impulsion importante aux discussions », a néanmoins commenté Peter Power, le porte-parole du commissaire européen au commerce Peter Mandelson. M. Mandelson a affirmé que, en échange de baisses douanières « réelles » des pays en développement pour les produits industriels, les Européens étaient « prêts à offrir plus que d'autres dans ce cycle » de négociations. Il a souligné que l'UE sera « la plus grande perdante » sur l'agriculture « quel que soit l'accord », et que cet effort « sera douloureux ». « Cette baisse de 60 % est l'offre la plus généreuse que peut faire l'UE affirme-t-on dans l'entourage du ministre français Michel Barnier. On attend maintenant un rééquilibrage des propositions de la part des pays émergents dans les négociations industrielles ».

Aide alimentaire : Bruxelles concrétise par un instrument financier l'emploi d'un milliard d'euros de la Pac
La Commission européenne a proposé le 18 juillet de mettre en place « un instrument financier de réaction rapide à l'envol des prix des denrées alimentaires dans les pays en développement ». Ce fonds, qui couvrirait 2008 et 2009, serait alimenté par la partie non utilisée du budget agricole de l'Union européenne. Il représenterait un milliard d'euros. Mariann Fischer Boel, commissaire européenne à l'agriculture, avait évoqué cette idée le 3 juillet lors du colloque « Qui va nourrir le monde » organisé par la France à Bruxelles. Un ensemble de « critères objectifs » devrait servir à déterminer les pays à aider en priorité. L'argent serait versé via des organisations internationales. Cette mesure va faire l'objet d'une procédure de codécision. Bruxelles espère que le Conseil et le Parlement se prononceront d'ici novembre afin de ne pas perdre les fonds inutilisés en 2008.

Pôles de compétitivité : l'État va soutenir la recherche sur les « biofertilisants »
Le Gouvernement a annoncé le 21 juillet le financement de 99 nouveaux projets de recherche et développement émanant de 59 pôles de compétitivité, pour un financement étatique de 109 millions d'euros. Plusieurs de ces projets touchent à l'agriculture, à l'agroalimentaire ou aux bioressources. Parmi ceux-ci, le projet EMAC vise à créer de nouveaux emballages « intelligents » pour une meilleure préservation des aliments (maîtrise de différents éléments volatils et de paramètres physico-chimiques composant l'atmosphère protectrice, notamment). Ce projet est porté par les pôles de compétitivité Vitagora, Plastipolis et Industries et Agro-ressources. Autre projet retenu, le projet Néofertil du pôle Agrimip Innovation dont l'objectif est de produire des « biofertilisants » définis comme des produits contenant des micro-organismes ayant la capacité de stimuler la croissance des plantes. L'exploitation des biofertilisants se développe depuis peu en Asie, mais ils ne sont pratiquement pas utilisés dans les zones d'agriculture intensive de l'Europe, font valoir les pouvoirs publics. Ces derniers indiquent par ailleurs qu'un nouvel appel à projets, le septième, sera lancé mi-septembre.

Porc : la Coopération bétail et viande demande le maintien des restitutions sur le porc
Le rebond que connaissent les cours du porc ne doit pas pour autant conduire à sacrifier les restitutions sur les exportations porcines, estime Coop de France Bétail et Viande dans un communiqué du 21 juillet. A l'heure où la question va être évoquée à Bruxelles, Coop de France demande à la présidence française de s'engager pour le maintien des restitutions. Les coopératives estiment que «la filière porcine française est mise à mal sur le marché mondial par une production américaine dopée par un dollar qui chute désormais à un niveau record. » Par ailleurs, affirme Coop de France, «les prix des matières premières et de l'aliment vont rester élevés, notamment pour les éleveurs français. » De plus, les perspectives de production porcine aux USA pour l'automne prochain sont à la hausse et risquent bien de perturber fortement le marché intérieur français et les exportations européennes. À cela s'ajoute « l'implantation de géants mondiaux en Europe du Sud qui augmente la pression concurrentielle sur les entreprises françaises. » Les coopératives estiment pourtant que «la possibilité d'exporter de la viande sur les marchés mondiaux demeure un objectif essentiel ».

Espagne : un indice pour surveiller l'écart entre prix agricoles et prix à la consommation
Le 1er juillet, le syndicat d'agriculteurs espagnols Coag associé à deux associations de consommateurs a publié pour la première fois l'indice Ipod. Cet indice, établi à partir des prix de 25 produits, doit permettre de mettre en évidence les différences entre le prix reçu par le producteur et celui payé par le consommateur. Objectif des trois organisations : appeler l'attention des citoyens et des pouvoirs publics sur les marges qu'elles estiment exorbitantes de la grande distribution. Sur le mois de juin, l'Ipod permet de constater que, pour une nectarine payée au producteur 0,55 euro/kg, le consommateur doit débourser 2,50 euros/kg. Les olives, achetées 0,46 euro/kg au producteur, sont payées 3,82 euros/kg par l'acheteur final, tandis que le porc est acheté 1,18 euro/kg puis revendu 5,87 euros/kg.





Posté le 22/07/2008 | 8 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Agrafil du 21 Juillet

OMC : l'UE ne peut aller plus loin sur les questions agricoles selon Anne-Marie Idrac
L'UE «a épuisé ses marges de manœuvre sur le plan agricole » et les Européens ne peuvent «pas aller plus loin » dans ce domaine, a insisté Anne-Marie Idrac, la secrétaire d'État française au Commerce. En revanche, a-t-elle dit, l'Union doit obtenir «un certain nombre de contreparties tangibles », notamment dans l'ouverture des marchés industriels des pays émergents. Les Européens veulent «obtenir le rééquilibrage des concessions déjà faites » par l'UE à l'OMC, lors de la réunion ministérielle à Genève, a-t-elle indiqué. Il devra s'agir d'un «rééquilibrage effectif » et «pas cosmétique », a-t-elle insisté. Par ailleurs, à l'occasion d'une interview accordée à Agra Presse pour son édition du 21 juillet, le secrétaire général de l'Élysée Claude Guéant a estimé que «la France n'est pas isolée dans sa position. La Commission partage son point de vue et le Conseil européen également. Tous pensent que la proposition qui est faite par l'OMC n'est pas considérée comme équilibrée. Et notamment sur le plan agricole. Le président a été très clair en affirmant qu'il ne sacrifierait pas les intérêts agricoles de la France. » Claude Guéant estime que, «aussi bien en quantité qu'en qualité, l'Union européenne doit s'organiser pour avoir de quoi se nourrir. » Et de préciser : « Il s'agit de ne pas laisser les marchés ouverts à des produits avantagés du fait d'un manque de qualité. »

OMC: les Irlandais défendront une "position forte" sur l'agriculture
Les Irlandais, très attachés aux questions agricoles dans les négociations à l'OMC, défendront une «position forte » sur ce sujet, a prévenu le ministre irlandais des Affaires européennes, avant une réunion des ministres de l'UE. «Je défends une ligne très claire », a indiqué Dick Roche. Parmi les raisons qui ont conduit les Irlandais à voter «non » au référendum sur le traité de Lisbonne, figure la crainte des agriculteurs irlandais qu'un accord à l'OMC ne menace l'élevage bovin et la production laitière du pays.

Une chrysomèle du maïs capturée en Ile-de-France
Une chrysomèle du maïs, a été capturée à Avrainville (Essonne), après deux ans durant lesquels l'insecte était considéré comme éradiqué en Ile-de-France, a annoncé le 18 juillet la préfecture de région. L'insecte, qui peut causer des dégâts importants à long terme, a été capturé dans le cadre d'un dispositif de surveillance du territoire mis en place en 1999. En 2008, 400 pièges ont été installés en Ile-de-France, précise la préfecture, dans un communiqué. Des mesures d'éradication — obligation de rotation des cultures et traitement insecticide dans des zones délimitées autour du point de capture — vont être mises en œuvre par la direction régionale et interdépartementale de l'agriculture et de la forêt et le service régional de protection des végétaux.

La FNSEA critique les réductions programmées de budgets pour l'agriculture
Dans un communiqué diffusé le 18 juillet, la FNSEA critique la baisse programmée des budgets de la mission agriculture annoncée par le ministre du budget Éric Woerth le 15 juillet à l'Assemblée nationale. Constatant que la réduction sera de 10 % des crédits sur 3 ans, elle s'interroge : « est-ce bien raisonnable au moment où le monde crie famine et où on retrouve des vertus à l'agriculture nourricière ?». Alors que «quelques secteurs de l'agriculture vont mieux tandis que d'autres restent très en difficulté, l'important ne réside-t-il pas dans notre capacité à garder des marges de manœuvre », poursuit la fédération ? Selon elle, « c'est un signe envoyé à tous les oiseaux libéraux de mauvais augure qui ne voient en l'agriculture qu'une variable d'ajustement. »

La Coordination rurale dénonce « l'opération voyante de charité » de la Commission européenne
La Coordination rurale (CR) a indiqué le 18 juillet qu'elle rejetait l'idée de la Commission européenne d'aider les pays pauvres en prélevant un milliard d'euros sur les fonds non utilisés de la Pac. Dans un communiqué, la CR estime que cette proposition «participe à la confusion actuelle qui existe sur les questions agricoles ». « Il est en effet trop facile pour la Commission de s'exonérer de ses responsabilités considérables dans la conduite de la politique agricole en faisant la charité aux pays africains ». Selon la Coordination rurale, «le monde a beaucoup plus besoin d'une organisation mondiale des politiques agricoles que d'une opération voyante de charité, qui plus est financée sur le dos des agriculteurs européens ». Bruxelles a en effet adopté le 18 juillet une proposition qui prévoit de prendre 750 millions d'euros de la Pac en 2008 et 250 millions en 2009 pour aider les pays en développement frappés par la crise alimentaire mondiale à augmenter leur production agricole, notamment par le financement de semences et d'engrais.





Posté le 22/07/2008 | 7 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Maïs OGM Mon 810 de Lafrançaise(82)

Communiqué de presse

Paris, le 17 juillet 2008

 

 

Maïs OGM Mon 810 de Lafrançaise(82) :

Les parcelles broyées avant le résultat des analyses demandées par la justice.

 

Les Syndicats, associations et collectifs prennent acte du broyage effectué dans la soirée du 15 juillet sur les parcelles semées en maïs OGM Mon 810  interdit et peut-être d’autres par des engins agricoles de forte puissance. Les services du SRPV Midi Pyrénées, prévenus par la gendarmerie, ont diligenté 2 fonctionnaires sur les lieux cet après-midi pour établir un constat.

 

Plusieurs questions méritent d’être posées :

 

Pourquoi tant d’empressement à détruire ces éléments de preuve ? A qui profite le crime ou la provocation ? Au-delà de l’implication de l’agriculteur concerné qui devient petit à petit le lampiste de l’affaire, ces actes montrent la volonté délibérée des lobbies locaux d’agir en coulisse.

 

Les Syndicats, associations et collectifs sont surprises de constater que des responsables agricoles départementaux faisant partie de ceux qui ont le plus défendu les OGM et protesté contre le moratoire sur le maïs OGM Mon 810 aient pu participer à la destruction des parcelles avant que la preuve définitive de leur caractère illégal ait été apportée. Elles interpelleront fermement le Procureur de la République afin que toute  la lumière soit faite sur ces destructions.

 

Aujourd’hui ou  demain viendront les résultats des deux séries de prélèvements effectués et les associations, syndicats et collectifs sont impatients des suites qui doivent être  données à cette affaire par les services de l’Etat et le justice.

 

Ils  réaffirment leur détermination à continuer la biovigilance citoyenne car passée la période de floraison et des contaminations, la question reste entière de la traçabilité des récoltes.

 

Pour eux, l’Etat doit être le garant de la mise  en œuvre des moyens  réellement suffisants au service des SRPV pour permettre de pouvoir produire et consommer sans OGM.

 

Confédération paysanne nationale et 82 – FNAB (Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique) – Nature et Progrès – Les Amis de la Terre – Greenpeace – Collectifs anti- OGM 31 & 82 – Collectif des Faucheurs Volontaires –

 

Contacts :

Collectifs anti-OGM : Jacques Dandelot (06 30 50 56 63)
Confédération paysanne
: Régis Hochart 06 08 75 00 73) –

                                  Michel Dupont (06 70 04 91 14)
Greenpeace
: Marina Maruéjouls, groupe local Toulouse (06 24 66 86 00)
Nature et Progrès
: Guy Kastler (06 03 94 57 21)
Les Amis de la Terre
: Hélène Gassie  (06 63 30 99 27)
Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique
: Henri Thépaut (06 71 28 84 52)
Posté le 18/07/2008 | 6 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

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