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Catégorie BREVES DE PRESSE: AGRA PRESSE
Agrafil du 24 Juillet
Négociations de l'OMC : Pascal Lamy répond aux organisations agricoles
L'Inde et le Brésil, leaders des économies émergentes, ont confirmé
mercredi 23 juillet à Genève qu'ils jugeaient insuffisantes les offres
de réduction des droits de douane et des aides internes agricoles
faites respectivement par l'UE et les Etats-Unis dans le cadre des
pourparlers ministériels de cycle de Doha. Du coup, ces deux pays se
sont abstenus, à ce stade, de toute concession nouvelle sur l'accès à
leurs marchés pour les produits industriels. Ce qui a amené Pascal Lamy
à appeler les délégations à « travailler ensemble avec davantage
conscience de l'urgence », compte tenu des progrès « modestes »
enregistrés depuis trois jours. Le directeur général de l'OMC a par
ailleurs répondu aux inquiétudes de nombreuses organisations agricoles
dont il a reçu une quinzaine de représentants. Se présentant comme la «
sage-femme » de ces négociations, il leur a expliqué que, en cas
d'accord, l'agriculture bénéficierait d'une protection tarifaire cinq à
six fois supérieure à celle de l'industrie, avec beaucoup plus de
flexibilité grâce au régime d'exception prévu pour les produits
sensibles. Parallèlement, a ajouté M. Lamy, l'UE et les Etats-Unis
pourront continuer à subventionner leur secteur agricole à hauteur de
80 milliards de dollars par an (20 à 25 milliards dans le cas du
Japon), sans limitation pour les aides relevant de la boîte verte (qui
ne faussent pas le commerce).
La loi de modernisation économique définitivement adoptée
Le vote définitif de la loi de modernisation économique (LME) s'est
déroulé le 23 juillet au Sénat après l'Assemblée nationale la veille.
Selon la ministre de l'économie Christine Lagarde ce texte devrait
apporter un «surcroît de croissance de 0,3 % par an à partir de 2009 et
50 000 emplois nouveaux par an, sans doute surtout dans la distribution
». En revanche, Christine Lagarde se refuse à évaluer les conséquences
globales en matière de réduction du taux d'inflation, objectif qui
avait été affiché à l'origine de la loi. Celle-ci vise notamment à
libéraliser la possibilité de négocier les conditions de négociation
entre grandes surfaces et fournisseurs ; elle assouplit également les
conditions d'implantation de nouveaux magasins. Le député Jean-Paul
Charié, un des défenseurs de la loi à l'Assemblée a estimé néanmoins
que «bon nombre de grandes marques devraient voir leur prix sortie
usine baisser de 30 % à 60 % soit une réduction de 10 %-15 % à la
distribution ».
Bilan carbone : M. Barnier engage son ministère vers la « responsabilité environnementale »
Michel Barnier a décidé d'engager résolument les services du ministère
de l'agriculture dans la voie de la réduction des émissions de gaz à
effet de serre précise le ministère dans un communiqué. Ainsi, le bilan
carbone de l'administration centrale (6 sites parisiens et 1 site
toulousain) a été réalisé. Il en ressort que le total des émissions de
gaz à effet de serre (GES) généré par l'ensemble des activités du
ministère s'élève à 3 000 tonnes équivalent carbone. Cela représente en
moyenne annuelle pour chacun des 2 317 agents près de 1,3 tonne
équivalent carbone. En conséquence, un plan d'action adapté à chacun de
ces 7 sites a été bâti autour de 36 résolutions visant à diminuer les
émissions de GES de 22 % à l'horizon 2012. Ce bilan carbone sera étendu
à l'ensemble des services déconcentrés du ministère dans les
départements et les régions.
OMC : les Jeunes Agriculteurs dénoncent la « stratégie suicidaire » de Peter Mandelson
« Le négociateur européen Peter Mandelson persiste dans sa stratégie
suicidaire qui consiste à faire en permanence des concessions
supplémentaires sans qu'aucun des autres grands acteurs du débat (qui
se déroule au siège de l'OMC à Genève : N.D.L.R.) n'ait le temps de
faire des avancées » soulignent les Jeunes agriculteurs (JA) dans un
communiqué. Le syndicat estime que « non sans provocation, ce dernier a
ainsi proposé de réduire de 60 % les droits de douane agricoles de
l'Union ». JA s'indigne d'un tel comportement alors que « le pire pour
l'agriculture européenne est déjà sur la table des négociations […] »
avance le syndicat. William Villeneuve, président de Jeunes
Agriculteurs « appelle les ministres français Anne-Marie Idrac et
Michel Barnier à faire preuve de la plus grande fermeté dans les jours
qui viennent ».
Viticulture : l'AGPV veut l'extension des aides obtenues par le Languedoc-Roussillon aux autres régions
L'Association générale de la production viticole (AGPV) qui réunit
Cnaoc (appellations), CFVDP (vins de pays), VIF (vignerons
indépendants) et CCVF (coopératives), demande, dans un souci d'égalité
de traitement entre tous les viticulteurs, que les aides obtenues, le
30 juin, par les vignerons du Languedoc-Roussillon soient étendues aux
autres vignobles en difficulté. Suite à l'importante manifestation du
25 juin à Montpellier, Michel Barnier avait accordé aux viticulteurs de
la région la reconduction de l'exonération de la taxe sur le foncier
non bâti au même niveau qu'en 2007 et le déblocage d'une enveloppe de 2
millions d'euros pour la prise en charge des cotisations sociales des
viticulteurs les plus en difficulté. Ce sont ces deux mesures que
l'AGPV appelle le ministre à appliquer auprès des producteurs en
situation économique difficile.
Posté le 23/07/2008 | 5 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
Agrafil du 22 Juillet
Négociations de l'OMC : l'UE confirme ses concessions agricoles
Au premier jour des négociations ministérielles entre une trentaine de
membres de l'OMC, l'UE a annoncé, lundi 21 juillet à Genève, qu'elle
était d'accord pour diminuer ses droits de douane agricoles de 60 % en
moyenne. Ce qui en fait n'est pas nouveau, explique une source
européenne, car ce chiffre correspond à la réduction de 54 % déjà
proposée au titre de la formule générale de réduction tarifaire à
laquelle s'ajoute la baisse plus forte prévue pour les produits
tropicaux (jusqu'à 70 %). « C'est une amélioration substantielle, qui
devrait donner une impulsion importante aux discussions », a néanmoins
commenté Peter Power, le porte-parole du commissaire européen au
commerce Peter Mandelson. M. Mandelson a affirmé que, en échange de
baisses douanières « réelles » des pays en développement pour les
produits industriels, les Européens étaient « prêts à offrir plus que
d'autres dans ce cycle » de négociations. Il a souligné que l'UE sera «
la plus grande perdante » sur l'agriculture « quel que soit l'accord »,
et que cet effort « sera douloureux ». « Cette baisse de 60 % est
l'offre la plus généreuse que peut faire l'UE affirme-t-on dans
l'entourage du ministre français Michel Barnier. On attend maintenant
un rééquilibrage des propositions de la part des pays émergents dans
les négociations industrielles ».
Aide alimentaire : Bruxelles concrétise par un instrument financier l'emploi d'un milliard d'euros de la Pac
La Commission européenne a proposé le 18 juillet de mettre en place «
un instrument financier de réaction rapide à l'envol des prix des
denrées alimentaires dans les pays en développement ». Ce fonds, qui
couvrirait 2008 et 2009, serait alimenté par la partie non utilisée du
budget agricole de l'Union européenne. Il représenterait un milliard
d'euros. Mariann Fischer Boel, commissaire européenne à l'agriculture,
avait évoqué cette idée le 3 juillet lors du colloque « Qui va nourrir
le monde » organisé par la France à Bruxelles. Un ensemble de «
critères objectifs » devrait servir à déterminer les pays à aider en
priorité. L'argent serait versé via des organisations internationales.
Cette mesure va faire l'objet d'une procédure de codécision. Bruxelles
espère que le Conseil et le Parlement se prononceront d'ici novembre
afin de ne pas perdre les fonds inutilisés en 2008.
Pôles de compétitivité : l'État va soutenir la recherche sur les « biofertilisants »
Le Gouvernement a annoncé le 21 juillet le financement de 99 nouveaux
projets de recherche et développement émanant de 59 pôles de
compétitivité, pour un financement étatique de 109 millions d'euros.
Plusieurs de ces projets touchent à l'agriculture, à l'agroalimentaire
ou aux bioressources. Parmi ceux-ci, le projet EMAC vise à créer de
nouveaux emballages « intelligents » pour une meilleure préservation
des aliments (maîtrise de différents éléments volatils et de paramètres
physico-chimiques composant l'atmosphère protectrice, notamment). Ce
projet est porté par les pôles de compétitivité Vitagora, Plastipolis
et Industries et Agro-ressources. Autre projet retenu, le projet
Néofertil du pôle Agrimip Innovation dont l'objectif est de produire
des « biofertilisants » définis comme des produits contenant des
micro-organismes ayant la capacité de stimuler la croissance des
plantes. L'exploitation des biofertilisants se développe depuis peu en
Asie, mais ils ne sont pratiquement pas utilisés dans les zones
d'agriculture intensive de l'Europe, font valoir les pouvoirs publics.
Ces derniers indiquent par ailleurs qu'un nouvel appel à projets, le
septième, sera lancé mi-septembre.
Porc : la Coopération bétail et viande demande le maintien des restitutions sur le porc
Le rebond que connaissent les cours du porc ne doit pas pour autant
conduire à sacrifier les restitutions sur les exportations porcines,
estime Coop de France Bétail et Viande dans un communiqué du 21
juillet. A l'heure où la question va être évoquée à Bruxelles, Coop de
France demande à la présidence française de s'engager pour le maintien
des restitutions. Les coopératives estiment que «la filière porcine
française est mise à mal sur le marché mondial par une production
américaine dopée par un dollar qui chute désormais à un niveau record.
» Par ailleurs, affirme Coop de France, «les prix des matières
premières et de l'aliment vont rester élevés, notamment pour les
éleveurs français. » De plus, les perspectives de production porcine
aux USA pour l'automne prochain sont à la hausse et risquent bien de
perturber fortement le marché intérieur français et les exportations
européennes. À cela s'ajoute « l'implantation de géants mondiaux en
Europe du Sud qui augmente la pression concurrentielle sur les
entreprises françaises. » Les coopératives estiment pourtant que «la
possibilité d'exporter de la viande sur les marchés mondiaux demeure un
objectif essentiel ».
Espagne : un indice pour surveiller l'écart entre prix agricoles et prix à la consommation
Le 1er juillet, le syndicat d'agriculteurs espagnols Coag associé à
deux associations de consommateurs a publié pour la première fois
l'indice Ipod. Cet indice, établi à partir des prix de 25 produits,
doit permettre de mettre en évidence les différences entre le prix reçu
par le producteur et celui payé par le consommateur. Objectif des trois
organisations : appeler l'attention des citoyens et des pouvoirs
publics sur les marges qu'elles estiment exorbitantes de la grande
distribution. Sur le mois de juin, l'Ipod permet de constater que, pour
une nectarine payée au producteur 0,55 euro/kg, le consommateur doit
débourser 2,50 euros/kg. Les olives, achetées 0,46 euro/kg au
producteur, sont payées 3,82 euros/kg par l'acheteur final, tandis que
le porc est acheté 1,18 euro/kg puis revendu 5,87 euros/kg.
Posté le 22/07/2008 | 8 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
Agrafil du 21 Juillet
OMC : l'UE ne peut aller plus loin sur les questions agricoles selon Anne-Marie Idrac
L'UE «a épuisé ses marges de manœuvre sur le plan agricole » et les
Européens ne peuvent «pas aller plus loin » dans ce domaine, a insisté
Anne-Marie Idrac, la secrétaire d'État française au Commerce. En
revanche, a-t-elle dit, l'Union doit obtenir «un certain nombre de
contreparties tangibles », notamment dans l'ouverture des marchés
industriels des pays émergents. Les Européens veulent «obtenir le
rééquilibrage des concessions déjà faites » par l'UE à l'OMC, lors de
la réunion ministérielle à Genève, a-t-elle indiqué. Il devra s'agir
d'un «rééquilibrage effectif » et «pas cosmétique », a-t-elle insisté.
Par ailleurs, à l'occasion d'une interview accordée à Agra Presse pour
son édition du 21 juillet, le secrétaire général de l'Élysée Claude
Guéant a estimé que «la France n'est pas isolée dans sa position. La
Commission partage son point de vue et le Conseil européen également.
Tous pensent que la proposition qui est faite par l'OMC n'est pas
considérée comme équilibrée. Et notamment sur le plan agricole. Le
président a été très clair en affirmant qu'il ne sacrifierait pas les
intérêts agricoles de la France. » Claude Guéant estime que, «aussi
bien en quantité qu'en qualité, l'Union européenne doit s'organiser
pour avoir de quoi se nourrir. » Et de préciser : « Il s'agit de ne pas
laisser les marchés ouverts à des produits avantagés du fait d'un
manque de qualité. »
OMC: les Irlandais défendront une "position forte" sur l'agriculture
Les Irlandais, très attachés aux questions agricoles dans les
négociations à l'OMC, défendront une «position forte » sur ce sujet, a
prévenu le ministre irlandais des Affaires européennes, avant une
réunion des ministres de l'UE. «Je défends une ligne très claire », a
indiqué Dick Roche. Parmi les raisons qui ont conduit les Irlandais à
voter «non » au référendum sur le traité de Lisbonne, figure la crainte
des agriculteurs irlandais qu'un accord à l'OMC ne menace l'élevage
bovin et la production laitière du pays.
Une chrysomèle du maïs capturée en Ile-de-France
Une chrysomèle du maïs, a été capturée à Avrainville (Essonne), après
deux ans durant lesquels l'insecte était considéré comme éradiqué en
Ile-de-France, a annoncé le 18 juillet la préfecture de région.
L'insecte, qui peut causer des dégâts importants à long terme, a été
capturé dans le cadre d'un dispositif de surveillance du territoire mis
en place en 1999. En 2008, 400 pièges ont été installés en
Ile-de-France, précise la préfecture, dans un communiqué. Des mesures
d'éradication — obligation de rotation des cultures et traitement
insecticide dans des zones délimitées autour du point de capture — vont
être mises en œuvre par la direction régionale et interdépartementale
de l'agriculture et de la forêt et le service régional de protection
des végétaux.
La FNSEA critique les réductions programmées de budgets pour l'agriculture
Dans un communiqué diffusé le 18 juillet, la FNSEA critique la baisse
programmée des budgets de la mission agriculture annoncée par le
ministre du budget Éric Woerth le 15 juillet à l'Assemblée nationale.
Constatant que la réduction sera de 10 % des crédits sur 3 ans, elle
s'interroge : « est-ce bien raisonnable au moment où le monde crie
famine et où on retrouve des vertus à l'agriculture nourricière ?».
Alors que «quelques secteurs de l'agriculture vont mieux tandis que
d'autres restent très en difficulté, l'important ne réside-t-il pas
dans notre capacité à garder des marges de manœuvre », poursuit la
fédération ? Selon elle, « c'est un signe envoyé à tous les oiseaux
libéraux de mauvais augure qui ne voient en l'agriculture qu'une
variable d'ajustement. »
La Coordination rurale dénonce « l'opération voyante de charité » de la Commission européenne
La Coordination rurale (CR) a indiqué le 18 juillet qu'elle rejetait
l'idée de la Commission européenne d'aider les pays pauvres en
prélevant un milliard d'euros sur les fonds non utilisés de la Pac.
Dans un communiqué, la CR estime que cette proposition «participe à la
confusion actuelle qui existe sur les questions agricoles ». « Il est
en effet trop facile pour la Commission de s'exonérer de ses
responsabilités considérables dans la conduite de la politique agricole
en faisant la charité aux pays africains ». Selon la Coordination
rurale, «le monde a beaucoup plus besoin d'une organisation mondiale
des politiques agricoles que d'une opération voyante de charité, qui
plus est financée sur le dos des agriculteurs européens ». Bruxelles a
en effet adopté le 18 juillet une proposition qui prévoit de prendre
750 millions d'euros de la Pac en 2008 et 250 millions en 2009 pour
aider les pays en développement frappés par la crise alimentaire
mondiale à augmenter leur production agricole, notamment par le
financement de semences et d'engrais.
Posté le 22/07/2008 | 7 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
Agrafil du 18 Juillet
Ministère de l'Agriculture : des budgets 2009-2011 plus favorables à l'élevage
Les futurs budgets français de l'agriculture tiendront notamment compte
« de la réorientation souhaitée des aides agricoles à l'occasion du
bilan de santé de la PAC» explique un document présenté le 15 juillet
par le ministre du budget Eric Woerth à l'assemblée nationale. Selon ce
texte, le «bilan de santé, prévu pour la fin 2008 pour une mise en
œuvre à partir de 2010, pourrait ainsi être l'occasion d'une
réorientation des aides communautaires en faveur des secteurs les plus
fragiles, en particulier l'élevage ». Globalement, le budget de
l'Agriculture passerait de 3,39 Mds d'euros en 2008 à 3,48 euros en
2009, puis 3,15 en 2010 et 3,03 en 2011. Le document indique également
que «nous traiterons la question lancinante du FFIPSA (fonds de
financement des prestations sociales agricoles) – tant pour ce qui
concerne sa dette que son déficit – dans le projet de loi de finances
et le projet de loi de financement de la sécurité sociale : cela aura
un impact et il faudra l'assumer. » Dans le même document, le ministère
du budget indique que la règle du non-remplacement d'un départ de
fonctionnaire sur deux à la retraite aura un impact plus fort pour
quelques ministères dont celui de l'agriculture et celui de l'écologie.
Sur un total d'emplois (équivalent plein-temps) de 36 081 postes pour
l'agriculture, le nombre de réductions de postes serait de 650 en 2009.
OMC : les organisations majoritaires sur leurs gardes
Les esprits ne sont pas tranquilles du côté des organisations
majoritaires agricoles. La rencontre du 21 juillet à Genève, convoquée
par Pascal Lamy, le directeur général de l'OMC est la réunion de tous
les dangers. La FNSEA, Orama et les chambres d'agriculture redoutent un
accord jugé dangereux pour l'agriculture. Toutes ces organisations en
appellent au chef de l'État pour ne pas « brader l'avenir de
l'agriculture ». «Il ne faut pas commettre l'irréparable la semaine
prochaine à Genève » prévient Orama. «Les conséquences pour l'Europe
seraient dramatiques : des estimations gouvernementales donnent des
résultats édifiants … moins 25% pour le revenu agricole, moins 20%
d'exportations et plus de 500 000 emplois perdus pour l'Europe ! » cite
la FNSEA. Luc Guyau, président des chambres d'agriculture estime, dans
un communiqué, que « les propositions actuellement sur la table, sont
loin d'être de simples ajustements (...). Elles rendraient caduques les
discussions actuelles sur le bilan de santé de la PAC et l'après 2013,
puisque l'avenir de l'agriculture européenne serait déjà écrit (...) ».
OMC : Peter Mandelson met en garde contre un échec à cause de la banane
Le commissaire européen au Commerce Peter Mandelson a mis en garde le
17 juillet contre un échec des négociations à l'OMC à cause du conflit
autour des droits de douane pour la banane en Europe, qui oppose l'UE à
des pays d'Amérique latine. "Pascal Lamy a présenté une proposition à
prendre ou à laisser. Personne n'est entièrement satisfait par cette
proposition", a déclaré Peter Mandelson, lors d'une conférence de
presse à Bruxelles. "Mais soyons tout à fait clairs", a-t-il ajouté.
"Si elle n'est pas acceptée, nous ne pourrons pas nous mettre d'accord
sur les produits tropicaux (l'un des dossiers épineux en négociation à
l'OMC, ndlr), et alors il n'y aura pas d'accord sur le cycle de Doha",
a-t-il dit. "C'est pour cela que l'UE n'a pas rejeté cette proposition.
Si d'autres veulent le faire, alors ils devront assumer une grande
responsabilité dans l'échec du cycle de Doha", a-t-il dit.
Agriculture de montagne : un rapport propose d'améliorer le soutien à la production
Malgré un potentiel de production « partout sauvegardé », l'agriculture
de montagne continue d'enregistrer de forts écarts de revenus (de
l'ordre de 35%) avec l'agriculture de plaine, indique Pierre
Morel-A-L'huissier, député de Lozère (UMP), dans un rapport remis à
Michel Barnier. Afin d'améliorer la situation, le parlementaire propose
la mise en place d'un dispositif favorable à l'élevage extensif (bovin,
ovin, caprin) sur l'ensemble du territoire. Cela passe par une « prime
à l'herbe » assise sur les hectares de prairies, sous les seules
conditions d'un taux de chargement inférieur à 1,4 UGB/hectare et d'une
spécialisation herbagère. Autre suggestion : un DPU minimum s'ajoutant
DPU actuels, ainsi que le maintien couplé « d'une part substantielle »
de la PMTVA (prime au maintien du troupeau allaitant) et de la prime à
la brebis. Le député souhaite également la revalorisation de l'ICHN
(indemnité de compensation de handicap naturel) en faisant passer la
majoration sur la première tranche de 25 hectares, de 35 à 50%.
Vin : récolte estimée en 2008 inférieure de 8 % à la moyenne quinquennale
Selon les premières estimations, établies par le service de la
statistique et de la prospective (SSP) au 1er juillet, la récolte de
vin 2008 s'élèverait à 47,1 millions d'hectolitres. Soit une production
inférieure de 8% à la moyenne de ces cinq dernières années. La vendange
2008 dépasserait quand même de 1% la très faible année 2007. Par
rapport à la moyenne quinquennale, les AOC progressent de 3%, les
Cognacs sont en recul de 21%, les vins de pays de 6% et les autres vins
de 40%. Un certain nombre de paramètres défavorables expliquent cette
prévision : un hiver trop doux qui n'a pas permis d'assurer le repos de
la vigne, des épisodes de gel, et des maladies (mildiou, oïdium) à
cause des mois d'avril et mai très humides. À cela s'ajoutent les
campagnes arrachages menées en Languedoc-Roussillon ou dans le
Sud-Ouest. Ce chiffre est néanmoins à relativiser au vu de
l'instabilité actuelle du climat.
Posté le 18/07/2008 | 6 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
Agrafil du 17 Juillet
Bananes : l'UE prête à accepter une baisse des droits en cas d'accord à l'OMC
La Commission européenne a accepté le 16 juillet le principe d'une
réduction des droits de douane sur la banane dans le cadre d'un accord
général à l'OMC. Cette réduction ferait passer d'ici 2015 les droits de
douane de 176 euros la tonne à 116 euros pour les bananes provenant des
pays non ACP (Afrique, Caraïbe, Pacifique). Le geste, significatif à la
veille d'une réunion de l'OMC à Genève, pourrait répondre à une demande
ancienne des pays d'Amérique latine. L'UE avait été plusieurs fois
condamnée à l'OMC pour le régime douanier appliqué à la banane.
«Résoudre ce problème qui dure doit faire partie d'un accord final dans
le cadre du cycle de Doha », a tenu à expliquer le commissaire européen
au Commerce Peter Mandelson, cité dans le communiqué de la Commission
européenne.
Biocarburants : l'OCDE juge «inefficaces » les politiques de soutien des pays du nord
La politique de soutien aux biocarburants aux Etats-Unis, au Canada et
dans l'Union Européenne est « inefficace », selon un rapport de l'OCDE
présenté le 16 juillet à Paris par Stefan Tangermann, directeur pour
l'agriculture et les échanges de l'organisation. Ce rapport juge les
politiques de soutien aux biocarburants « très coûteuses » (25
milliards d'USD par an à l'horizon 2015), au regard de la réduction des
gaz à effets de serre qu'il est possible d'en attendre :-0,8 % à
l'horizon 2015, selon les calculs de l'OCDE. En outre, les mesures
actuelles de soutien aux biocarburants entraîneraient dans les 10 ans à
venir une hausse des prix de l'ordre de 5 % pour le blé, 7 % pour le
maïs et 19 % pour les huiles végétales. Martin Von Lampe, coauteur de
l'étude, appelle les États à privilégier la réduction de la
consommation d'énergie, dans le secteur des transports notamment, et
souhaite la création d'un marché international des biocarburants en
provenance des pays du Sud. L'OCDE a également indiqué qu'elle allait
poursuivre les recherches dans plusieurs domaines : l'impact des
changements d'affectation des sols, les biocarburants de 2e génération,
les énergies solaires et les piles à hydrogène.
FRSEA : l'agriculture bretonne «en péril »
Les agriculteurs bretons ont subi une baisse de 32 % de leurs revenus
en 2007, ce qui met "en péril" ce secteur économique en l'absence de
«décisions politiques fortes », selon la FRSEA. Cette région d'élevage
a «subi de plein fouet la hausse du prix des céréales à travers le prix
des aliments pour animaux », à laquelle vient s'ajouter «une mauvaise
conjoncture en production hors sol (-38 %) et en
maraîchage-horticulture » (-49 %). La Bretagne compte 35 000
exploitations, employant environ 80 000 personnes. La FRSEA s'inquiète
des «perspectives de désengagement communautaire sur la gestion des
marchés ». Elle demande que «des solutions soient trouvées afin de
répercuter les hausses des prix des matières premières sur le prix de
vente des produits agricoles » ainsi qu'«une plus grande transparence
sur les marges et les prix pratiqués au sein des filières, et notamment
du côté des GMS ».
Argentine : les taxes à l'exportation toujours en débat
Le 15 juillet, deux nouveaux meetings ont réuni à Buenos Aires, dans
des endroits distincts, partisans et opposants au projet de loi portant
sur la hausse des taxes à l'exportation de céréales et de soja. Les
manifestants favorables à la politique gouvernementale se sont
rassemblés devant le Congrès argentin, soutenus par Nestor Kirchner,
époux de Cristina Kirchner, actuelle présidente du pays. La loi qui
devrait faire grimper à 47 % les taxes à l'exportation de céréales et
de soja a été approuvée début juillet par les chambres des députés.
Elle est désormais entre les mains du Sénat, qui semble plutôt
favorable à la politique du gouvernement. Depuis le 11 mars, date à
laquelle le gouvernement a annoncé son projet, grèves et manifestations
se succèdent, les agriculteurs s'opposant très vivement au gouvernement.
Environ 400 personnes manifestent à Châtelet contre la fermeture du site Doux
Quelque 400 personnes ont manifesté à Châtelet (Cher) contre la
fermeture du site de production du groupe volailler Doux, qui emploie
134 salariés. Personnel, élus locaux, commerçants et habitants se sont
réunis devant l'usine puis ont défilé dans la commune qui compte 1 000
habitants, avant de revenir à l'usine où un débrayage d'une heure et
demie a eu lieu. «Plumé jusqu'à l'os », « Non à la fermeture du site »,
« Non au village fantôme » ou «Non à la mort de la région » pouvait-on
lire sur les pancartes. Le 10 juillet, le groupe avait annoncé la
fermeture des sites de production de dindes de Locminé (Morbihan) et de
poulet à Châtelet ainsi que l'arrêt de l'activité d'abattage de canards
à Pleucadeuc.
Pac : FNE regrette un « manque de volonté » pour réorienter l'agriculture
Au lendemain du premier conseil des ministres de l'agriculture de l'UE
présidé par Michel Barnier, France Nature Environnement (FNE) se dit
déçu. « Le Conseil manque de volonté pour orienter l'agriculture vers
une réelle qualité environnementale et vers une véritable souveraineté
alimentaire » estime la fédération d'associations écologistes, dans un
communiqué diffusé le 16 juillet. FNE demande notamment aux ministres
européens de réorienter la Pac vers une rémunération des services
écologiques rendus par l'agriculture.
Franck Garnier nommé à la tête du groupe Bayer France
Franck Garnier vient d'être nommé président du directoire de Bayer SAS
et porte-parole du groupe pour la France. Il succède à Miguel Sieler,
qui occupait ce poste depuis 1998 et part en retraite. Franck Garnier,
qui est âgé de 51 ans, conserve son poste de directeur général de Bayer
CropScience France.
Posté le 17/07/2008 | 7 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
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