Articles
Catégorie BREVES DE PRESSE: AGRA PRESSE
Agrafil du 21 Aout
Entremont propose aux producteurs de fixer contractuellement le prix du lait
« Dans cette filière où chacun dépend de l'autre pour exercer son
métier, le groupe Entremont Alliance souhaite maintenir ce lien fort
avec les producteurs pour avancer rapidement vers une
contractualisation», indique le président du groupe, Christian Mazuray,
dans un communiqué du 19 août. Ces contrats prévoiraient, « sur le
moyen terme, le prix et les volumes de lait collecté, selon des
critères d'évolution acceptés à la fois par les producteurs et par le
groupe». «Nous n'accepterons pas cette contractualisation. Avant d'en
discuter, il faut d'abord qu'Entremont acquitte ce qu'il doit aux
producteurs pour juillet», a réagi la Fédération régionale des
syndicats d'exploitants agricoles de l'Ouest. Entremont, premier
producteur d'emmental en Europe (1,64 milliard d'euros de chiffre
d'affaires en 2007), n'a accordé en juillet qu'une hausse de 30 euros
pour 1 000 litres de lait (portant le prix à 311 euros) alors que les
producteurs en attendaient 49 en se basant sur l'ancien système de
fixation des prix.
Pois : l'Unip prévoit des rendements en nette hausse
« La récolte du pois est terminée ou presque dans la plupart des
régions sauf dans le Nord-Pas-de-Calais», indique l'Unip (Union
nationale interprofessionnelle des plantes riches en protéines) dans sa
note aux opérateurs du 20 août. Selon l'organisation, le rendement
moyen serait compris entre 45 et 50 q/ha, contre 39 q/ha en 2007, et
s'afficherait en hausse par rapport à la moyenne des cinq dernières
années. L'Unip se montre plus optimiste que le ministère de
l'agriculture, qui tablait le 11 août sur un rendement moyen de 43
q/ha. « La bonne surprise vient des semis tardifs du mois d'avril dans
la moitié nord qui atteignent parfois de très bons rendements grâce à
des conditions de fin de cycle favorables », signale la note, qui
précise par ailleurs que les disparités entre parcelles sont fortes.
OGM : Monsanto et l'AGPM s'insurgent contre les destructions d'essais
Dans un communiqué publié le 20 août, Monsanto réagit avec virulence à
la destruction de deux de ses parcelles d'essais OGM, le 15 août à
Valdivienne et Civaux, dans la Vienne. « Pour la première année, 100 %
des essais mis en place ont été saccagés », déplore la firme, signalant
que « l'acte de vandalisme du 15 août » a été conduit à la manière d'un
« show médiatique ». Selon la firme américaine, cet acte entérine « le
retard quasi-irrattrapable de la recherche française en biotechnologies
végétales ». Monsanto rappelle que les essais 2008, qui concernaient
des variétés résistantes à la pyrale et à la sésamie et tolérantes à un
herbicide, avaient reçu toutes les autorisations du ministère de
l'Agriculture. Le président de l'AGPM (Association générale des
producteurs de maïs), Christophe Terrain, a pour sa part envoyé un
courrier au Premier ministre le 18 août, dans lequel il demande que «
le Gouvernement, outre une condamnation très ferme de ces fauchages,
assure une application très stricte de la loi vis-à-vis d'agissements
illégaux par les suites judiciaires appropriées ».
Luc Guyau plaide en faveur de l'agritourisme, « locomotive durable des territoires »
Dans une tribune libre, Luc Guyau, président de l'APCA (Assemblée
permanentes des chambres d'agriculture), plaide en faveur de «
l'agritourisme qui joue un rôle économique important dans l'offre
touristique française ». « L'espace rural génère un chiffre d'affaires
de 20 milliards d'euros et est ainsi le premier espace touristique
fréquenté par les Français en nombre de séjours. Facteur de
diversification de l'activité, il permet à l'agriculteur de bénéficier
d'un revenu complémentaire » écrit le président des chambres
d'agriculture. « Son rôle environnemental et paysager est indéniable »
ajoute-t-il. Les chambres d'Agriculture, fédérant les agriculteurs sous
leurs marques ombrelles, Bienvenue à la ferme et Marchés des
Producteurs de pays, qui regroupent respectivement 5 700 et 1 800
producteurs, participent à ce mouvement. « Le développement de
l'agritourisme à travers le grand succès des produits fermiers et bio
porté par l'engouement pour la vente directe, est de nouveaux modèles
innovants de développement pour les exploitations agricoles qui
prennent toute leur place aux côtés d'approches plus traditionnelles »
conclut Luc Guyau.
Vins australiens : chute de 13 % des exportations en un an
Les exportations de vins australiens ont chuté en un an de 13 % en
volume et de 12 % en valeur annonce l'association australienne du vin
(AWBC) dans son bulletin mensuel du mois de juillet. Le volume des
ventes à l'étranger est tombé de plus d'un million d'hl entre 2007 et
2008 (sur les douze mois précédant juillet) pour atteindre 7 millions
d'hl expédiés. En valeur, le chiffre d'affaires diminue de plus de 200
millions d'euros à 1,6 milliard d'euros. Les trois principaux marchés à
l'export, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et le Canada, se sont écroulés
respectivement de 9 %, 25 % et 7 % en valeur. En France, les
importations de vin australien ont baissé d'un quart. Par contre elles
progressent sur le marché asiatique : +20 % en Chine, +9 % à Singapour
et +24 % à Hong Kong. Ces mauvais résultats s'expliquent par la
mauvaise récolte 2007 : à cause d'une importante sécheresse,
l'Australie (sixième producteur mondial de vin) avait perdu le tiers de
sa production.
Posté le 21/08/2008 | 174 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
Agrafil du 20 août
Arrachage de vigne : déjà 6 638 ha de demandes dans le Languedoc-Roussillon
Georges-Pierre Malpel, directeur de Viniflhor, s'est rendu mardi 18
août dans le Languedoc-Roussillon pour faire le point sur les dossiers
de demandes de primes d'arrachage pour la campagne 2008-2009 dans cette
région. La délégation régionale de l'office a reçu, depuis le 7 août, 1
662 dossiers de demandes pour arracher définitivement avec les aides
de l'UE 6 638 ha de vignes. Le nombre de dossiers devrait encore
augmenter avec l'approche de la date limite de dépôt fixée au 15
septembre. La France transmettra ensuite ces demandes à l'UE qui
répartira 464 millions d'euros pour 2008-2009 entre les États membres.
La part de cette enveloppe allouée à chaque pays sera connue vers le 15
novembre. L'objectif communautaire est de financer l'arrachage de 175
000 ha en Europe sur 3 ans. Des critères de priorité permettront de
sélectionner les dossiers si leur nombre est trop important (arrachage
total, âge, cessation définitive de l'activité viticole, ordre
d'arrivée des demandes).
L'AGPM prévoit un marché lourd pour les céréales fourragères
Dans son dernier bulletin AGPM-Info, l'association des producteurs de
maïs prévoit un « marché lourd» pour les céréales fourragères et donc
une baisse de prix dont devraient bénéficier les producteurs d'aliments
du bétail. En effet, en raison « des pluies à répétition» sur le nord
de l'Europe et de la France la part des blés meuniers devrait être en
réduction. Les blés fourragers en plus grande quantité s'ajouteront
donc aux 60 millions de tonnes de maïs grain ce qui donnera de grandes
disponibilités à l'alimentation animale. L'importation de maïs devrait
donc être réduite et la France pourrait même, estime l'AGPM, se
positionner sur certains pays comme ceux du Maghreb. Quant à
l'Argentine et le Brésil, leurs exportations s'orienteraient vers les
pays asiatiques que les États Unis ne seraient plus capables
d'approvisionner, en raison d'une baisse de disponibilités.
Prix du lait : les industriels remettent en cause la dérégulation voulue par le gouvernement
En demandant la dérégulation du prix du lait, « le gouvernement n'a pas
pris toute la mesure des conséquences de cette décision», a affirmé
Olivier Picot, président de l'association qui regroupe les industries
du secteur laitier (Atla : l'Association de la transformation laitière
française). Il fait référence au récent courrier de la DGCCRF
(répression des fraudes) demandant à l'interprofession laitière (Cniel)
de cesser la recommandation nationale du prix du lait. Cette pratique
était en vigueur depuis 1997. « Nous sommes très surpris que le
gouvernement ait pris l'option de déréguler le prix du lait», a
souligné Olivier Picot. « Les conséquences, on commence à les voir
arriver avec une entreprise qui et c'est bien son droit décide
d'appliquer un prix différent (des autres entreprises, N.D.L.R.) et des
producteurs qui sont inquiets du risque de contagion», a poursuivi
Olivier Picot. « Entremont est dans sa logique et les producteurs dans
la leur et tout cela s'appelle un marché dérégulé» a-t-il conclu.
Fruit et légumes : le budget d'une famille en hausse de près de 14 % par rapport à l'été 2007
Le budget fruits et légumes d'un couple avec deux enfants âgés de plus
de 10 ans représenterait 12,6 % d'un Smic, en hausse de près de 14 %
par rapport à l'été dernier, selon une étude de la fédération Familles
Rurales. Elle est publiée dans le quotidien La Croix du 19 août. Pour
calculer le budget familial, Familles Rurales a suivi les
préconisations de l'OMS, soit une consommation de 400 grammes de fruits
ou de légumes au quotidien. Des résultats contestés par Interfel
(interprofession des fruits et légumes) qui avance le chiffre de 7 % du
Smic pour un couple avec deux enfants. Selon Familles Rurales, qui a
installé depuis l'été 2007 un observatoire sur les produits frais, les
prix des légumes ont connu une hausse de 10,5 % au kilo entre 2007 et
2008. Pour les fruits, l'augmentation est supérieure puisqu'elle
atteint 15,14 %. Le mouvement familial ne trouve pas vraiment
d'explication à cette hausse. « Certes, il y a la flambée du pétrole
[
] et les aléas climatiques». Mais, selon l'organisation, ces critères
ne peuvent expliquer qu'une hausse de 5 %. « Il reste 10 %
d'augmentation inexplicable et il devient urgent de s'interroger sur
l'opacité des réseaux de distribution» conclut Thierry Damien,
président de Familles Rurales.
Vin : un accord de coopération signé entre la France et Hong Kong
Michel Barnier a signé mardi 19 août à l'occasion de son déplacement
en Chine pour assister aux Jeux Olympiques de Pékin avec la ministre
du commerce du territoire de Hong Kong, Rita Lau, un accord de
coopération visant à promouvoir le vin et la culture du vin français.
Les deux pays vont donc développer la formation et le tourisme
nologiques, promouvoir les indications géographiques et renforcer les
mesures de lutte contre l'usurpation d'appellations. Après une baisse
de 40 % de ces droits de douanes en 2007, Hong Kong a totalement
supprimé ces taxes à l'entrée sur le vin en 2008. Résultat : une
augmentation de 70 % des importations de vins français.
Vient de paraître : l'agriculture française dans son contexte européen
Le service statistique du ministère de l'agriculture vient de faire
paraître un très utile document (dans la série des dossiers d'Agreste)
sur l'agriculture européenne. Il permet surtout de situer l'agriculture
française dans son contexte européen, tant en matière de structures
(surfaces, nombre d'exploitants
) qu'en ce qui concerne la production.
Si l'évolution historique n'est pas présente, des comparaisons utiles
peuvent être faites avec la dernière édition de ce type réalisée par
Agreste et qui date de 1999. Cette comparaison permet de constater que
la place de la France s'est plutôt renforcée pour les grandes cultures
et la viande bovine ; pour le lait, on assiste, en poids relatif, à une
montée en puissance de l'Allemagne, tandis que c'est l'Espagne qui
renforce sa place pour les porcs ainsi que les fruits et légumes.
Posté le 21/08/2008 | 183 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
Agrafil du 18 Août
L'eutrophisation du littoral doublerait tous les dix ans
La surface touchée par le phénomène d'eutrophisation du littoral marin
doublerait tous les dix ans selon une étude américano-suédoise publiée
le 15 août dans la revue Science. Il s'agit de zones marines mortes en
raison d'un excès de pollution par des matières organiques qui créé un
manque d'oxygène dans l'eau. On compterait désormais 400 zones côtières
dans le monde où la vie marine est asphyxiée. Environ 245 000 km2 sont
concernés. « La localisation de ces zones mortes correspond aux centres
où vit une grande population et où sont déversées d'importantes
quantités de substances nutritives», explique l'étude. Le phénomène est
provoqué à la fois par la pollution industrielle et le déversement dans
les eaux de ruissellement des phosphates et des nitrates issus des
engrais. Ces dernières années, de nouveaux littoraux ont été touchés
notamment dans la mer Baltique, la Mer noire, le Golfe du Mexique,
l'est de la Chine et le détroit de Kattegat, en Suède. L'étude recense
vingt sites frappés d'eutrophisation en France, principalement des
estuaires et des lagunes côtières. Mais « le processus est épisodique,
périodique ou saisonnier, et peu important», précise Louis-Alexandre
Romana, responsable de l'environnement côtier à l'Ifremer, interrogé
par le quotidien Le Monde. Sont concernés notamment : les baies de
Somme et de Vilaine ; l'estuaire de la Gironde et la lagune
languedocienne du Prévost ; les étangs de Berre et de Thau, les
estuaires de la Loire et de la Seine.
Consommation : 9 403 visites d'inspection ont été effectuées par les services vétérinaires
Au 31 juillet 2008, sur l'ensemble de la France, 9 403 visites
d'inspection ont été effectuées à l'occasion de l'OAV (Opération
alimentation vacances), précise le ministère de l'Agriculture dans un
communiqué. Ces inspections ont été réalisées par les agents des DDSV
(direction départementale des services vétérinaires) qui surveillent et
contrôlent la qualité de la chaîne alimentaire, du champ à l'assiette.
Trois priorités ont été définies pour l'OAV 2008 : la restauration
collective, le contrôle de la chaîne du froid dans les transports et le
contrôle des marchés ou tout commerce non sédentaire. Ces inspections
ont donné lieu aux mesures administratives suivantes : 1 119
avertissements (11,9 % des inspections) et 347 mises en demeure (3,6 %
des inspections) ont été délivrés à l'encontre des professionnels
concernés ; 306 procès-verbaux d'infractions (3,2 % des inspections)
ont été établis ; 37 fermetures d'établissements ont été ordonnées par
mesure de protection de la santé publique, dont 6 en procédure
d'urgence ; 563 opérations de saisie pour une quantité totale de
denrées saisies de 30 tonnes.
Prix du lait : les producteurs bretons durcissent le ton face à Entremont
Les producteurs laitiers bretons ont durci le ton le 14 août face au
refus du groupe fromager Entremont Alliance d'augmenter le prix du lait
à la collecte autant qu'ils l'escomptaient en juillet, alors que des
discussions entre les deux parties n'ont rien donné. Plusieurs dizaines
d'éleveurs se sont mobilisées dans les Côtes d'Armor en bloquant des
usines d'Entremont Alliance ou d'Unicopa, groupe coopératif détenant
36,5 % d'Entremont depuis la fusion des secteurs lait des deux groupes.
Le président d'Unicopa Gilles Bars a rencontré ces producteurs mais «
c'était un dialogue de sourds», a regretté Hervé Moël, responsable de
la section lait de la FDSEA des Côtes d'Armor. Gilles Bars a indiqué
avoir maintenu à 30 euros les 1 000 litres l'augmentation de prix du
lait à la collecte pour le 3e trimestre 2008, alors que les producteurs
réclament une hausse de 49 euros. À Loudéac, une vingtaine de
producteurs ont bloqué dès l'aube une usine Entremont en déversant de
la terre, de la paille et des pneus devant l'entrée. Là encore, « rien
n'est ressorti» d'une réunion avec des responsables d'Unicopa et
d'Entremont Alliance.
Prix du lait : l'OPL dénonce une « hausse insuffisante du prix inadaptée à la flambée des charges»
Pour le troisième trimestre, l'Organisation des Producteurs de Lait
(OPL), s'indigne, dans un communiqué, « que le prix du lait soit resté
aussi bas face aux hausses très fortes de nos charges». Ainsi, «
certaines laiteries refusent d'augmenter le prix payé au producteur en
raison de leur mauvaise santé financière». Pour l'OPL, « la gestion des
entreprises revient aux entreprises et non aux producteurs (ex :
Entremont) : les éleveurs n'ont pas à en faire les frais». «Une fois de
plus la transformation met tout en uvre pour faire son beurre » sur le
dos des producteurs estime le syndicat. L'OPL rappelle que les
producteurs « ont déjà énormément contribué à la restructuration de ces
entreprises». La position de l'OPL est de réclamer un prix de base de
40 centimes d'euros le litre en moyenne sur l'année, « pour couvrir
l'envolée des charges».
Chrysomèle du maïs : des agriculteurs alsaciens demandent que l'UE n'impose plus les traitements
Une quarantaine d'agriculteurs de la plaine d'Alsace du collectif de «
victimes de la chrysomèle » demandent à l'Union européenne de retirer
le parasite du maïs de la directive sur les organismes nuisibles
adoptée en 2000. Ils souhaitent que la lutte contre ce coléoptère avide
de maïs soit gérée par la profession agricole et non plus par les États
membres. « Nous ne sommes pas opposés à la directive, mais elle est
souvent appliquée avec un traitement lourd par pesticide » explique
Marcel Roesch, l'un de ces agriculteurs. Ce genre de traitement ne
permettra pas d'éradiquer la chrysomèle du territoire européen, affirme
le texte de la pétition lancée mercredi 13 août. La réglementation
européenne impose la lutte contre la chrysomèle pour empêcher sa
prolifération dans l'UE. Malgré ces mesures, la présence de chrysomèle
a été détectée à Orschwiller puis à Hegenheim dans le Haut-Rhin où un
épandage d'insecticide a été programmé.
Posté le 18/08/2008 | 156 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
Agrafil du 14 Août
Vendange 2008 : la plus faible récolte depuis cinq ans avec 46 millions d'hL estimés
Les nouvelles estimations de vendanges au 1er août, du service de la
statistique et de la prospective, envisagent une récolte de 46 millions
d'hL en 2008. La production est donc encore revue à la baisse par
rapport au 1er juillet (47,1 MhL), elle serait inférieure de 1% à la
faible récolte de l'année dernière et 10% en dessous de la moyenne
quinquennale 2003-2007. Les vins d'appellations resteraient stables. Ce
sont surtout les vins de pays qui devraient voir leur production
chuter. Avec 13,2 MhL, la vendange 2008 enregistrerait une baisse de 3%
par rapport à 2007 et de 8% par rapport à la moyenne des cinq
précédentes campagnes. Cette diminution peut être attribuée aux
conditions climatiques (hiver trop doux, gel au printemps, humidité...)
mais aussi à une perte du potentiel de production du fait des
arrachages définitifs en Languedoc-Roussillon et dans le Sud-Ouest.
La Confédération paysanne demande la création d'une cellule de crise ovine
«La crise ovine s'amplifie et la FCO (Fièvre catarrhale ovine) y
contribue, ajoutant des difficultés supplémentaires à la politique
agricole désastreuse pour cette production» souligne la Confédération
paysanne dans un communiqué. Face à cette catastrophe que subissent les
producteurs ovins, la Confédération Paysanne vient d'écrire à Michel
Barnier, ministre de l'Agriculture, afin de lui demander de créer et
réunir une cellule de crise avant la fin du mois d'août. Ce type de
cellule de crise, déjà créée dans certains départements doit
rassembler, selon le syndicat, l'ensemble des acteurs qui interviennent
dans la filière : État ; Banques ; MSA ; COOP ; Industrie ; Commerce et
représentants syndicaux et professionnels. La Confédération paysanne
sera vigilante à la réponse apportée par le ministre sur la situation
dramatique actuelle. La Confédération Paysanne et les moutonniers « ne
se laisseront pas tondre » conclut le syndicat.
Duc : forte progression du chiffre d'affaires au deuxième trimestre
Le groupe volailler français Duc a réalisé au deuxième trimestre de
2008 un chiffre d'affaires de 53,22 millions d'euros, en progression de
33% (+ 20% à périmètre comparable) par rapport au trimestre
correspondant de 2007, a-t-il annoncé dans un communiqué. Après une
hausse de 26% sur un an de son chiffre d'affaires au premier trimestre
2008, Duc attribue cette nouvelle progression "au gain de nouveaux
clients", en dépit d'un "environnement malmené" marqué notamment par
"le prix des matières premières en très forte augmentation" et le
"ralentissement du pouvoir d'achat". Le groupe maintient son objectif
de "croissance raisonnée" de son chiffre d'affaires.
Grippe aviaire : un cas hautement pathogène découvert au Nigeria
Une souche hautement pathogène de la grippe aviaire jamais encore
repérée en Afrique a été signalée au Nigeria a annoncé la FAO mardi 12
août. « Cette nouvelle souche est similaire à certaine déjà décrite en
Asie, au Moyen-Orient et en Europe » a indiqué Scott Newman, charge de
la coordination internationale de la faune au service de la santé
animale. C'est la façon dont le virus a été introduit sur le continent
africain qui inquiète les autorités sanitaires. « Il semble peu
probable que des oiseaux sauvages aient transporté cette souche,
d'autres canaux seraient plutôt responsables de l'introduction comme le
commerce international ou les mouvements illégaux ou non signalés de
volaille » a précisé Scott Newman. « Tant que le virus restera
endémique dans certains pays, la communauté internationale devra
maintenir un niveau élevé de contrôle » a prévenu le vétérinaire en
chef de la FAO, Joseph Domenech.
Chrysomèle du maïs: la Préfecture du Haut-Rhin préconise une combinaison de traitements
La lutte contre la chrysomèle, qui s'attaque aux racines du maïs, passe
par une combinaison de traitement par insecticides et par la rotation
des cultures, selon la préfecture du Haut-Rhin face à la contestation
de certaines communes craignant un empoisonnement. Dans un document, le
service régional de la protection des végétaux de la préfecture précise
qu'en 2008, ce sont environ 1 900 hectares de plants de maïs (pas les
sols) qui seront traités en Alsace où trois de ces coléoptères
nuisibles ont été découverts l'an dernier et neuf autres cette année.
Un deuxième traitement chimique est prévu, à 15 jours d'intervalle. Ce
ravageur du maïs coûte de l'ordre d'un milliard de dollars par an aux
USA et son installation en France serait susceptible de coûter 150
millions d'euros, rappelle la préfecture.
Contamination de vergers par la sharka : l'Inra n'est pas en cause selon le Conseil d'État
Le Conseil d'État a annulé une condamnation de l'Institut national de
la recherche agronomique (Inra) pour avoir contaminé des vergers par la
sharka, une maladie provoquée par un virus qui attaque notamment les
pruniers, pêchers et abricotiers. L'institut avait été condamné le 24
octobre 2002 par le tribunal administratif de Montpellier à payer près
de 400 000 euros à la société "Le château de Campuget" exploitant à
Manduel (Gard) 42 hectares de pêchers contaminés en 1994 par le virus
de la sharka et situés à proximité de deux vergers expérimentaux de
l'Inra Dans sa décision, la plus haute juridiction administrative a
noté notamment "l'existence d'autres causes possibles de contamination,
résultant notamment de l'achat par certains arboriculteurs de plants
contaminés auprès des pépiniéristes de la région".
Posté le 15/08/2008 | 146 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
Agrafil du 13 août
Fruits et légumes d'été : le gouvernement encourage les opérations de ventes au déballage
«C'est en étroite relation avec les responsables du secteur de la
production, que les distributeurs souhaitent organiser lors des
week-ends du 22, 23, 29 et 30 août, ainsi que les 5 et 6 septembre
2008, une action exceptionnelle de promotion et de vente des fruits et
légumes d'été dans les supermarchés et les hypermarchés, ainsi que sur
les aires de stationnement de centres commerciaux, et aux abords des
commerces de proximité» précisent Michel Barnier, ministre de
l'Agriculture et Christine Lagarde, ministre de l'Économie dans un
communiqué commun . «Les opérations réalisées en 2007 dans des
circonstances équivalentes avaient démontré leur efficacité en
contribuant à un rééquilibrage de ces marchés» soulignent les
ministres. Christine Lagarde a donc écrit aux Préfets pour leur
demander une application bienveillante de la réglementation relative à
la vente au déballage, afin d'autoriser ces opérations pour les fruits
et légumes d'été, compte tenu de leur caractère exceptionnel.
Prix du lait : Entremont Alliance impose un prix « inacceptable » selon la FNPL
« C'est avec stupeur que les éleveurs de l'ouest livrant à Entremont
Alliance vont constater un décrochage du prix du lait collecté en
juillet de près de 20 €/1000 litres par rapport à l'environnement, et
ce, sans la moindre discussion » précise la FNPL (Fédération nationale
des producteurs de lait) et la FRSEO (Fédération régionale des
syndicats d'exploitants agricoles de l'Ouest) dans un communiqué
commun. « Cette décision du groupe fromager, imposée unilatéralement,
est une véritable provocation pour les producteurs de lait, confrontés
à une hausse sans précédent de leurs charges » condamnent les
syndicats. La FNPL et la section lait de la FRSEO, dénoncent l'attitude
inacceptable d'Entremont Alliance et exigent l'annonce d'une
rectification immédiate. Entremont justifie cette évolution par une
dégradation des marchés tout en regrettant « une absence de réactivité
du prix du lait en France ». « Le groupe oublie de souligner que cette
faible réactivité lui a permis d'engranger plus de 22 millions d'euros
de résultat net supplémentaire en 2007 » selon les syndicats.
Le changement climatique causera d'énormes pertes agricoles au Brésil
Le changement climatique consécutif au réchauffement de la planète
pourra entraîner de lourdes pertes financières dans la production
agricole du Brésil d'ici quelques années, a révélé une étude officielle
diffusée le 11 août. Les pertes financières s'élèveront à près de cinq
milliards de dollars d'ici 2020 et à quatorze milliards d'ici 2070,
selon l'étude réalisée par le Centre brésilien de recherches agricoles
(Embrapa) en collaboration avec l'Université de Campinas (Unicamp). Une
équipe de 19 chercheurs a évalué l'impact des hausses de températures
dans les plantations de coton, de riz, de haricots noirs, de café, de
canne à sucre, de tournesol, de manioc, de maïs et de soja. La culture
la plus touchée par le changement climatique sera celle du soja, en
raison du manque de pluies régulières, et la moins affectée celle de la
canne à sucre qui, en raison de la migration d'autres espèces, pourra
gagner du terrain et s'étendre, ont indiqué les chercheurs. Silveira
Pinto, chercheur de l'Unicamp, a expliqué que « l'adaptation des
plantes aux changements introduits pouvait demander de sept à dix ans
en moyenne ».
Hausse des productions mondiales de blé et de maïs
Le département américain de l'agriculture (USDA), dans son rapport
mensuel du mois d'août, a revu à la hausse ses estimations de la
production mondiale de blé et de maïs en 2008 avec respectivement
670,75 millions de tonnes et 789,59 Mt (contre 664,24 et 775,29 prévus
le mois dernier). Pour le blé, cette augmentation est due à de
meilleures estimations en Europe (+1,5 Mt), en Inde (+1,6 Mt), en
Russie (+3 Mt) et en Ukraine (+1 Mt). Aux États-Unis et en Australie,
la production est quasiment stable. Le stock mondial en fin de campagne
2008/2009 s'élèverait donc à 136,16 Mt. Le rapport américain réévalue
également les importations mondiales (118,56 Mt, +0,4 Mt) et la
consommation (649,8 +2,57 Mt). Les bons résultats du maïs sont
principalement à mettre sur le compte des bonnes conditions
météorologiques aux États-Unis, premier producteur mondial, où la
production augmenterait de 14,56 Mt. En fin de campagne, le stock
mondial est remonté à 112,38 Mt.
Fièvre catarrhale : l'État va financer la double vaccination dans les Sud-ouest
L'État va participer aux opérations de vaccination de ruminants contre
les deux sérotypes 1 et 8 du virus de la fièvre catarrhale ovine dans
neuf départements du Sud-ouest : Charente, Charente-maritime, Dordogne,
Gers, Gironde, Landes, Lot-et-Garonne, Pyrénées-Atlantiques et
Hautes-Pyrénées. « C'est à la demande de Michel Barnier que le Premier
ministre a accepté cette mesure » précise un communiqué de presse du
ministère de l'agriculture. Le co-financement communautaire de la
vaccination par l'UE ne prend en charge qu'un seul acte par animal.
Cette décision de l'État permettra de protéger efficacement les animaux
dans ces départements où les deux sérotypes de la maladie sévicent.
Posté le 13/08/2008 | 161 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
Rechercher dans les articles