Communiqué de presse
Paris,
le 17 juillet 2008
Maïs
OGM Mon 810 de Lafrançaise(82) :
Les
parcelles broyées avant le résultat des analyses demandées par la justice.
Les Syndicats, associations et collectifs
prennent acte du broyage effectué dans la soirée du 15 juillet sur les parcelles
semées en maïs OGM Mon 810 interdit et peut-être d’autres par des engins
agricoles de forte puissance. Les services du SRPV Midi Pyrénées, prévenus par
la gendarmerie, ont diligenté 2 fonctionnaires sur les lieux cet après-midi
pour établir un constat.
Plusieurs questions méritent
d’être posées :
Pourquoi tant d’empressement à
détruire ces éléments de preuve ? A qui profite le crime ou la
provocation ? Au-delà de l’implication de l’agriculteur
concerné qui devient petit à petit le lampiste de l’affaire, ces actes
montrent la volonté délibérée des lobbies locaux d’agir en coulisse.
Les Syndicats, associations et
collectifs sont surprises de constater que des responsables agricoles
départementaux faisant partie de ceux qui ont le plus défendu les OGM et
protesté contre le moratoire sur le maïs OGM Mon 810 aient pu participer à la
destruction des parcelles avant que la preuve définitive de leur caractère
illégal ait été apportée. Elles interpelleront fermement le Procureur de la
République afin que toute la lumière soit faite sur ces destructions.
Aujourd’hui ou demain
viendront les résultats des deux séries de prélèvements effectués et les
associations, syndicats et collectifs sont impatients des suites qui doivent
être données à cette affaire par les services de l’Etat et le justice.
Ils réaffirment leur détermination
à continuer la biovigilance citoyenne car passée la période de floraison et des
contaminations, la question reste entière de la traçabilité des récoltes.
Pour eux, l’Etat doit être le
garant de la mise en œuvre des moyens réellement suffisants au service
des SRPV pour permettre de pouvoir produire et consommer sans OGM.
Confédération paysanne nationale et
82 – FNAB (Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique)
– Nature et Progrès – Les
Contacts :
Collectifs anti-OGM : Jacques Dandelot (06 30 50 56 63)
Confédération
paysanne :