Communiqué
de presse
Enseignement
agricole : le ministère déménage
le territoire
La
Confédération paysanne est extrêmement préoccupée par l’annonce faite
ce mardi
8 juillet par le DGER (Directeur Général de l’Enseignement et de la
Recherche)
devant le Conseil National de l’Enseignement Agricole (CNEA),
concernant la
fermeture de 29 classes de l’enseignement agricole public à la rentrée
prochaine.
L’essentiel
de ces fermetures se réalise au niveau des 4ème, 3ème
(-17) ainsi que dans le secteur production (-23) et ne sont qu’en
partie
compensés par des ouvertures dans les services et l’aménagement.
Pour les
4ème et 3ème, il est permis de penser qu’il y a
là une
anticipation des fermetures des classes BEPA inéluctable, après la
réforme du
BAC PRO en 3 ans, que la Confédération paysanne a dénoncé.
La
fermeture des classes productions ne traduit pas, comme certains
voudraient le
faire croire, un manque de communication sur les métiers liés à
l’agriculture,
mais exprime les difficultés croissantes à accéder au métier de paysan,
difficultés liées à la diminution soutenue du nombre de fermes, au
renchérissement sans fin des reprises, aux obstacles de toute nature
rencontrés
par les candidats et aussi aux choix politiques nationaux et européens
de
soutenir cette tendance.
Par
ailleurs, la fermeture de ces classes pose la question de l’accès au
service
public d’éducation dans certaines régions.
La
Confédération paysanne rappelle son attachement à ce que chaque
territoire
puisse proposer à toute famille et tout jeune qui le souhaite un
service public
d’enseignement préparant à exercer durablement le métier de paysan.
Contacts :
Jean-Claude Malo, représentant
au CNEA : 06 20 61 61 62
Philippe Collin, Secrétaire national : 06 76 41 07 18
Bagnolet, 21 mai 2008
Communiqué de presse
« Bilan de santé » de la PAC :
La Confédération paysanne attend des responsables politiques
qu’ils s’opposent aux ambitions libérales de la Commission européenne
Dans ses propositions publiées le 20 mai, la Commission européenne accélère le processus de démantèlement des organisations de marchés agricoles, alors que la crise alimentaire prouve que les mécanismes de la Politique agricole commune définis en 2003 conduisent à l’impasse.
La Confédération paysanne déplore qu’aucun bilan n’ait été tiré des conséquences de la réforme sur la production, sur l’adéquation entre l’offre et la demande alimentaire européenne, sur le revenu paysan, et sur l’emploi.
La Commission invite les paysans à répondre aux « signaux du marché », ce qui ne fonctionne pas en agriculture, notamment en élevage et en productions végétales pérennes.
Contrairement à ce qu’on laisse entendre, la conjoncture des prix n’est pas satisfaisante pour tous les paysans. Elle est particulièrement dramatique pour les éleveurs et les producteurs de fruits et légumes confrontés à des augmentations de charges.
Le découplage des aides a désorganisé la production de lait de vache, de blé dur et de viande bovine, production pour laquelle l’Europe est déficitaire depuis 2003, prenant la voie du désastreux scenario ovin.
De l’aveu de Monsieur Demarty, Directeur général à l’agriculture, la Commission européenne considère que l’Europe n’a pas pour objectif d’assurer la production de tout ce dont les consommateurs européens ont besoin.
Pour la Confédération paysanne, au contraire, la politique agricole doit impérativement répondre à des objectifs alimentaires, mais aussi territoriaux et sociaux.
Les moyens à mettre en œuvre sont :
un fort niveau de protection aux frontières et le maintien des outils de gestion et de régulation des marchés, permettant la formation de prix stables comme composante essentielle du revenu paysan,
des aides recouplées à la production, plafonnées par actif, et fonction des prix,
une politique de développement rural favorisant l’emploi et l’activité en milieu rural.
Dans la perspective des décisions politiques en automne 2008, nous alertons les parlementaires européens et les élus nationaux pour qu’ils considèrent ces revendications d’intérêt général.
Contacts :
Régis HOCHART, porte-parole : 06 08 75 00 73
Jacques PASQUIER, secrétaire national : 06 72 44 14 83