Bagnolet, le 29 juin 2007
Prix du lait :
les entreprises doivent partager les bénéfices avec
les producteurs
La conjoncture laitière est incontestablement plus favorable
que lors les 16 trimestres précédents. C’est pourquoi
Il est urgent que les producteurs bénéficient du juste retour de leur contribution à la maîtrise.
Nous avons toujours dénoncé la flexibilité dès sa mise en place : cette flexibilité doit disparaître dès la prochaine paie.
Nous réaffirmons que l’évolution du prix du lait doit être le reflet de l’ensemble des indicateurs des marchés laitiers dans un contexte d’adaptation de l’offre à la demande, et que le prix à la production doit rémunérer le travail paysan.
Contacts :
Yves Leperlier, responsable de la commission lait : 02 33 96 22
21
Josian Palach : 05 63 30 69 79
Procès Urion Lactalis : justice rendue aux producteurs de lait
Communiqué de presse - 18 avril 2007
La Confédération paysanne, partie civile dans l'affaire, prend acte du jugement en appel de Marcel Urion. Ce jugement confirme que l'entreprise Besnier-Lactalis a bien procédé à des malversations sur la composition du lait UHT entre 1996 et 1998, portant ainsi préjudice au revenu des producteurs de lait.
Cette reconnaissance est la preuve que notre action syndicale est déterminante dans la dénonciation des manœuvres frauduleuses des industries agro-alimentaires.
La FNPL-FNSEA, soi-disant représentante des producteurs de lait, est étrangement absente de ce procès.
Rappelons que le 20 mars dernier, nous manifestions au siège de Lactalis à Laval afin que la firme retire sa demande de réparation de dommages et intérêts suite à nos actions de défense du revenu des paysans.
Aujourd'hui, justice est en partie rendue aux militants de la Confédération paysanne.
Nous continuons la lutte.
COMMUNIDUE DE PRESSE
CRISE LAITIERE ET PRIX DU LAIT : LES VRAIS RESPONSABLES
Le prix conclu dans le bureau du Ministre par l’interprofession le 3
juin est un prix moyen de 280 €/T pour l’année 2009, au mieux ; le prix au 1er
trimestre était de 330 €.
Un tel prix, c'est demander aux producteurs de lait de travailler pour
perdre de l'argent pendant 1 an !
Ces mêmes représentant
locaux ont incité leur base à bloquer
deux laiteries du Cantal suite à cet accord scandaleux, ce faisant, durant au
moins 5 jours, des éleveurs Cantaliens
et Lotois ont du jeter au total un million de litres de lait dans la nature
faute de ramassage.
Non, cet accord n'est pas « mieux que rien » : il va faire
perdre de l'argent aux producteurs pendant 1 an, et ce n’est pas non plus la
réunion à Bercy du 17/06 avec les distributeurs et les industriels qui aura
changé la donne.
On profite de la crise pour amener la contractualisation privée entre
producteurs et transformateur et ainsi anticiper la fin des quotas. Comment
vouloir que les politiques s'attachent à défendre une maîtrise de la production
alors que le syndicalisme majoritaire l'enterre déjà ? Aujourd'hui, ceux qui ont signé cet accord ont
signé la fin des quotas, c'est à dire la fin des producteurs de lait, du Lot et
d'ailleurs.
Et ce ne sont pas les 30 millions d'euros annoncés par le Ministre qui
régleront le problème ! Tout d'abord, il
faudrait aller chercher l'argent là où il se trouve : chez les distributeurs et
les transformateurs qui profitent des hausses de prix au producteur pour
augmenter leurs prix mais qui les baissent rarement lorsque les prix à la
production d'effondrent.
Et non pas auprès des
consommateurs-contribuables qui payent déjà cher
Les producteurs veulent vivre du prix de leur production, pas des primes
! Pour cela, ils ont besoin de perspectives à long terme, c'est à dire d'un
marché régulé, d'une production maîtrisée et d'une meilleure répartition
des volumes de production. Ce sont aux politiques de l'exiger !
Roger Couderc responsable de la commission lait de la CP 46
Bagnolet, le 11 juin 2009
COMMUNIQUE DE PRESSE
Crise laitière :
L'Office de l'élevage écarte certains leviers de la maîtrise
Depuis plusieurs semaines, les producteurs de lait se mobilisent dans les départements pour revendiquer une maîtrise de la production garantissant un prix rémunérateur.
A l'occasion de la réunion du Conseil de direction Lait de l'Office, courroie de transmission du ministère chargée de la gestion des volumes, une cinquantaine de militants de
L'Office a formulé un avis en faveur de 3% d'allocations provisoires pour la campagne 2009/2010. Cette position est contraire à l'avis unanime des représentants des producteurs.
Les éleveurs n'ont pas besoin de produire plus de lait ! Ils veulent retrouver un prix rémunérateur par la maîtrise de la production.
En cette période de crise laitière, le Ministre de l'agriculture doit impérativement prendre un arrêté plus courageux que l'avis de l'Office. Il doit décider :
- de geler une partie de la production actuelle ;
- de ne pas mettre en œuvre les allocations provisoires pour la campagne 2009/2010.
Contacts :
Josian PALACH, délégué au Conseil de direction : 06 71 34 49 02
Yves LEPERLIER, responsable de la commission lait : 06 71 31 68 77
André BOUCHUT, secrétaire national : 06 73 39 58 99

