confédération paysanne du LOT

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Catégorie grandes cultures

bilan énergétique des biocarburants

 

 

 

Succès de la Confédération paysanne :

La controverse des bilans des agrocarburants est enfin reconnue.

 

 

 

La Confédération paysanne, qui depuis plus d'un an dénonce la « fausse-bonne solution » que représentent les agrocarburants des filières industrielles, se félicite de la décision de l'ADEME de rouvrir le débat sur leurs bilans énergétique et gaz à effet de serre (cf. Agra Presse du 30 avril). La polémique fait rage en effet, tant aux USA, qu'en Grande Bretagne et en France sur l'intérêt de ces filières très coûteuses pour les finances publiques, sans qu'il soit avéré qu'elles permettent d'économiser de manière significative des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES), responsables du changement climatique, et du carbone fossile.

 

En France, c'est précisément l'étude Price Waterhouse Coopers ADEME-DIREM 2002 qui alimente cette polémique, tant elle est outrageusement orientée, par les conventions de calcul retenues, en faveur des agrocarburants industriels.

 

Un appel d'offre sera donc lancé pour désigner un bureau d'étude chargé d'établir quelle méthode de calcul reflète le mieux l'impact de ces nouvelles filières de production d'énergie sur les émissions de GES, et la consommation de carbone fossile. Cette nouvelle étude englobera aussi l'huile végétale pure en circuit court, seul agrocarburant de première génération à s'inscrire dans le cadre d'une autonomie énergétique au niveau de l'exploitation.

 

La Confédération paysanne sera particulièrement attentive à ce que le bureau d'étude retenu présente toutes les garanties d'indépendance par rapport au lobby des "bio"carburants, celui-ci ayant été fortement influent dans le comité de pilotage de l'étude ADEME-DIREM 2002. Elle demande aussi à ce que les associations qui réfléchissent à ces questions soient représentées dans les groupes de travail encadrant cet appel d'offre, de même que les associations de consommateurs qui financent la plus grande partie du surcoût de ces filières.

 

 

Contacts :

Patrick Sadones,

Responsable du dossier « Agrocarburants » de la Confédération Paysanne : 02 35 37 35 08

Jean-Jacques Bailly,

Secrétaire national de la Confédération paysanne: 06 80 13 44 41




Posté le 20/07/2007 | 188 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Redistribution des aides PAC



  

Le communiqué de la Confédération paysanne

Redistribution des aides PAC : Tenir compte des revenus pour répartir plus justement

Va-t-on appauvrir et faire disparaître les céréaliers des ¾ du territoire français pour défendre les revenus élevés des régions les plus riches ?

Pour illustration, revenu annuel moyen des producteurs céréaliers, entre 2003 et 2007,
par agriculteur :
44 000 euros en Ile de France , 46 400 en Champagne-Ardenne
15 800 euros en Aquitaine, 15 400 en Midi-Pyrénées

Les arbitrages sur les modalités françaises d'application du bilan de santé de la PAC se poursuivent. Ce bilan de santé donne l'occasion de renforcer les soutiens sur les 50 premiers hectares des exploitations, et de les renforcer également dans les zones dites « intermédiaires ». Ainsi, ces modalités peuvent permettre de conforter un peu les revenus agricoles les plus faibles ; la France a l'opportunité d'introduire la prise en compte de l'actif paysan et le plafonnement des aides pour rendre l'agrandissement des fermes moins attractif.

Seulement, les représentants des FRSEA et JA des grandes régions productrices de céréales, n'entendent pas admettre ces opportunités de répartition. Ils manifesteront demain à Paris pour conserver leurs acquis historiques.
514 millions d'euros issus du découplage du solde des aides SCOP (surfaces en céréales et oléoprotéagineux) sont en jeu. Les céréaliers les plus riches refusent l'orientation d'une partie des soutiens vers les céréaliers des zones les moins favorisées ? Qu'en pensent les céréaliers de ces zones ?

Il est choquant que des agriculteurs ayant des revenus annuels moyens par actif sur 5 ans de 44 300 ,comme en Ile-de-France ou de 46 400 , comme en Champagne-Ardenne, fassent main basse sur des soutiens qui peuvent être redistribués à des paysans qui, étant dans des régions moins favorables ont des revenus très inférieurs, comme par exemple, les producteurs céréaliers d'Aquitaine ou de Midi-Pyrénées dont le revenu moyen est inférieur à 16 000 : « Résultat courant avant impôt par UTA familiale », données par système et par région, source Agreste-RICA France 2007)

Au regard des différences de revenus entre les céréaliers des différentes régions, il apparait impératif que l'enveloppe soit prioritairement redistribuée vers les régions dites «intermédiaires », c'est-à-dire les régions n'ayant pas les meilleures terres, ni les plus gros DPU, et ayant simultanément des revenus sensiblement inférieurs aux régions céréalières les plus riches . Si ce n'était pas le cas, les fermes de ces régions « intermédiaires », en grandes cultures ou en polyculture-élevage se retrouveraient avec des revenus insuffisants, notablement décrochés de ceux de leurs collègues spécialisés des régions les plus favorisées et ce, pour une durée aussi longue que celle de ce système DPU.

Au-delà du débat initial entre céréaliers et éleveurs, qui opposait les associations spécialisées de la FNSEA, c'est maintenant un débat entre régions céréalières. La direction de ce syndicat joue purement et simplement avec l?avenir des agriculteurs de France et d'Europe car une PAC honteusement injuste et inefficace à assurer un  revenu décent au plus grand nombre, est une PAC condamnée à échéance très rapprochée.

La Confédération Paysanne, propose de redistribuer ces 514 millions d?euros aux 50 premiers ha de toutes les fermes produisant des céréales (systèmes d'élevage compris) dans les régions « intermédiaires » ce qui permet de revaloriser leurs DPU de l'ordre de 60 à 80 €/ha. Notons que dans des régions de fort potentiel de production, aux conditions pédoclimatiques favorables, et où les DPU sont cependant en moyenne les plus élevés, les plus forts revenus sont obtenus dans des exploitations de surfaces élevées ; il existe une relative économie d?échelle entre 80 et 150 ha puis au-delà. Compte tenu de la nécessité de maintenir un revenu sur les plus petites fermes de ces régions, il est possible d'envisager une augmentation moindre des DPU sur les 50 premiers hectares des zones riches.

Aujourd'hui les revenus des systèmes de grandes cultures peuvent être très partiellement rééquilibrés : Aujourd'hui se joue en France une part de la légitimité de la PAC.


Posté le 25/03/2009 | 56 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Agrocarburants

Bagnolet, le 30 septembre 2008

Agrocarburants : Les Pouvoirs Publics auraient-ils enfin pris la mesure de l'imposture?

 
Dans les arcanes de la Commission des finances de l'Assemblée nationale qui travaille actuellement sur l'élaboration de la loi de finances pour 2009 circule un projet proposant une forte réduction de la "défiscalisation" dont bénéficient les groupes agro-industriels producteurs d'agrocarburants, et sa disparition en 2012.

Depuis plusieurs années, la Confédération Paysanne dénonce l'imposture que représentent les agrocarburants produits en Europe et qui ne répondent pas aux deux objectifs qui leurs sont officiellement assignés, à savoir l'amélioration de notre indépendance énergétique, et la diminution des émissions de Gaz à Effet de Serre du secteur des transports routiers.
 
Deux études publiées récemment, l'une par l'Ecole Nationale Supérieure des Mines de Paris commandée par l'Association des Régions de France, et l'autre réalisée, sous l'égide de l'ADEME (1), par le bureau d'études Bio IS, démontrent sans ambiguïté le caractère fallacieux de l'étude ADEME-DIREM 2002 (2), unique alibi scientifique du lobby des agrocarburants industriels, et fondement du plan "Bio"carburants décidé par les gouvernements Raffarin puis Villepin.

Après le groupe Roquette, qui a renoncé l'année dernière à son projet alsacien de production à grande échelle d'éthanol à partir de blé, c'est aujourd'hui le groupe Soufflet, dans l'Aube (3), qui jette l'éponge. Seuls restent en lice des groupes "coopératifs". Ceux-ci, au coté de la toute puissante SOFIPROTEOL détenant le monopole de la production de l'ester méthylique d'huile en France, espèrent parvenir encore quelques années à persuader les décideurs politiques de continuer à perfuser de subventions leurs filières, et ce, indépendamment de l'intérêt des paysans, des bilans énergétiques et environnementaux.

La Confédération Paysanne  invite les pouvoirs publics à résister aux multiples pressions en faveur du soutien aux agrocarburants qui ne manqueront pas de s'exercer dans les semaines qui viennent, en particulier de la part de certains "responsables" agricoles.

Contacts :

- Patrick Sadones, responsable de la commission énergie :   02 35 37 35 08

- Philippe Collin, secrétaire national :   06 76 41 07 18


(1)    Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie
(2)  
Direction des ressources énergétique et minérales
(3) 
Abandon du projet éthanol sur le site de Pont-Marnay


Posté le 30/09/2008 | 142 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

CONTREVERSE SUR LES BIOCARBURANTS

CONTREVERSE SUR LES BIOCARBURANTS
Posté le 03/10/2007 | 216 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Les agrocarburants présentent un bilan écologique médiocre
Posté le 30/08/2007 | 195 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

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