Pourquoi une irrigation économe
La ressource en eau n’étant pas illimitée (étiage des rivières en été), il nous semble essentiel d’en maîtriser l’usage pour permettre à tous ceux qui peuvent y avoir accès , d’utiliser une irrigation de « sécurité » pour des cultures exigeantes en eau et à haute valeur ajoutée (culture légumières par exemple). A condition, toutefois, que ceux-ci respectent de « bonnes pratiques » en matière d’engrais chimiques et de pesticides.
L’utilisation des variétés résistantes à la sécheresse et le choix de l’herbe plutôt que du maïs pour les ruminants permettraient de réduire les besoins en eau d’irrigation donc réduiraient les coûts et, par là même, l’intensification des cultures et de l’élevage. L’irrigation systématique est l’un des symptômes d’une agriculture « obèse », concentrée dans quelques mains et très polluante. Economiser l’eau pourrait s’avérer une médecine efficace pour retrouver une agriculture saine, plus respectueuse de l’environnement et mieux répartie sur le territoire.
Au sujet de la souveraineté alimentaire
Les paysans doivent relever un défi majeur dans les années qui viennent : nourrir en quantité, en qualité et en diversité une population mondiale en rapide augmentation. Et ceci dans le cadre d’un réchauffement climatique inéluctable et de l’épuisement de l’énergie fossile. Et ce n’est pas avec des politiques agricoles très coûteuses, agressives sur les marchés mondiaux, qui développent la compétition entre producteurs, entre régions et entre continents ou dans l’assistanat calculé, que l’on relèvera ce défi.
Irriguer du maïs à outrance, sans souci de partage avec d’autres utilisateurs et avec des pollutions avérées que cela entraîne, c’est poursuivre un modèle de développement néfaste qui provoque des surproductions et va casser les marchés locaux dans les pays du sud.
A Dakar, les fruits et légumes importés de l’Union européenne sont vendus au tiers du prix des productions locales. Et les meilleures terres de ces pays sont accaparées pour produire des cultures d’exportation pour l’Europe (ex : melons en Espagne). Par milliers, les jeunes des pays du Sud tentent de « passer au Nord » pour survivre. S’ils ne périssent pas en mer ou dans le Sahara, ils pourront alors se faire exploiter sous l
Pourquoi une irrigation économe
La ressource en eau n’étant pas illimitée (étiage des rivières en été), il nous semble essentiel d’en maîtriser l’usage pour permettre à tous ceux qui peuvent y avoir accès , d’utiliser une irrigation de « sécurité » pour des cultures exigeantes en eau et à haute valeur ajoutée (culture légumières par exemple). A condition, toutefois, que ceux-ci respectent de « bonnes pratiques » en matière d’engrais chimiques et de pesticides.
L’utilisation des variétés résistantes à la sécheresse et le choix de l’herbe plutôt que du maïs pour les ruminants permettraient de réduire les besoins en eau d’irrigation donc réduiraient les coûts et, par là même, l’intensification des cultures et de l’élevage. L’irrigation systématique est l’un des symptômes d’une agriculture « obèse », concentrée dans quelques mains et très polluante. Economiser l’eau pourrait s’avérer une médecine efficace pour retrouver une agriculture saine, plus respectueuse de l’environnement et mieux répartie sur le territoire.
Au sujet de la souveraineté alimentaire
Les paysans doivent relever un défi majeur dans les années qui viennent : nourrir en quantité, en qualité et en diversité une population mondiale en rapide augmentation. Et ceci dans le cadre d’un réchauffement climatique inéluctable et de l’épuisement de l’énergie fossile. Et ce n’est pas avec des politiques agricoles très coûteuses, agressives sur les marchés mondiaux, qui développent la compétition entre producteurs, entre régions et entre continents ou dans l’assistanat calculé, que l’on relèvera ce défi.
Irriguer du maïs à outrance, sans souci de partage avec d’autres utilisateurs et avec des pollutions avérées que cela entraîne, c’est poursuivre un modèle de développement néfaste qui provoque des surproductions et va casser les marchés locaux dans les pays du sud.
A Dakar, les fruits et légumes importés de l’Union européenne sont vendus au tiers du prix des productions locales. Et les meilleures terres de ces pays sont accaparées pour produire des cultures d’exportation pour l’Europe (ex : melons en Espagne). Par milliers, les jeunes des pays du Sud tentent de « passer au Nord » pour survivre. S’ils ne périssent pas en mer ou dans le Sahara, ils pourront alors se faire exploiter sous les 25 000 ha de serres au sud de l’Espagne, en Andalousie, pour produire des fruits et légumes en masse, qui sont vendus à bas prix dans leurs pays d’origine. Cette vision des échanges agricoles est destructrice pour les paysans du Nord comme du Sud, pour l’environnement et la ressource en eau.
La Confédération Paysanne propose, au contraire, de permettre à tout pays ou groupe de pays de garantir sa souveraineté alimentaire : cela passe par la reconquête de l’agriculture vivrière partout dans le monde ; le partage et la préservation des ressources naturelles et de l’eau en particulier ; la re-localisation des productions pour éviter de transporter des denrées de base sur des milliers de kilomètres ; et des échanges équitables pour tout ce qui ne peut être produit sur place. Cette vision, loin d’être réductrice, permettra de sortir petit à petit de la famine ou de la malnutrition les 842 millions d’êtres humains (dont 2/3 de paysans) qui sont touchés par ce fléau. Ce que le modèle agricole actuel s’avère incapable de faire malgré les nombreuses promesses.
es 25 000 ha de serres au sud de l’Espagne, en Andalousie, pour produire des fruits et légumes en masse, qui sont vendus à bas prix dans leurs pays d’origine. Cette vision des échanges agricoles est destructrice pour les paysans du Nord comme du Sud, pour l’environnement et la ressource en eau.
La Confédération Paysanne propose, au contraire, de permettre à tout pays ou groupe de pays de garantir sa souveraineté alimentaire : cela passe par la reconquête de l’agriculture vivrière partout dans le monde ; le partage et la préservation des ressources naturelles et de l’eau en particulier ; la re-localisation des productions pour éviter de transporter des denrées de base sur des milliers de kilomètres ; et des échanges équitables pour tout ce qui ne peut être produit sur place. Cette vision, loin d’être réductrice, permettra de sortir petit à petit de la famine ou de la malnutrition les 842 millions d’êtres humains (dont 2/3 de paysans) qui sont touchés par ce fléau. Ce que le modèle agricole actuel s’avère incapable de faire malgré les nombreuses promesses.
Succès de la Confédération paysanne :
La controverse des bilans des agrocarburants est enfin reconnue.
La Confédération paysanne, qui depuis plus d'un an dénonce la « fausse-bonne solution » que représentent les agrocarburants des filières industrielles, se félicite de la décision de l'ADEME de rouvrir le débat sur leurs bilans énergétique et gaz à effet de serre (cf. Agra Presse du 30 avril). La polémique fait rage en effet, tant aux USA, qu'en Grande Bretagne et en France sur l'intérêt de ces filières très coûteuses pour les finances publiques, sans qu'il soit avéré qu'elles permettent d'économiser de manière significative des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES), responsables du changement climatique, et du carbone fossile.
En France, c'est précisément l'étude Price Waterhouse Coopers ADEME-DIREM 2002 qui alimente cette polémique, tant elle est outrageusement orientée, par les conventions de calcul retenues, en faveur des agrocarburants industriels.
Un appel d'offre sera donc lancé pour désigner un bureau d'étude chargé d'établir quelle méthode de calcul reflète le mieux l'impact de ces nouvelles filières de production d'énergie sur les émissions de GES, et la consommation de carbone fossile. Cette nouvelle étude englobera aussi l'huile végétale pure en circuit court, seul agrocarburant de première génération à s'inscrire dans le cadre d'une autonomie énergétique au niveau de l'exploitation.
La Confédération paysanne sera particulièrement attentive à ce que le bureau d'étude retenu présente toutes les garanties d'indépendance par rapport au lobby des "bio"carburants, celui-ci ayant été fortement influent dans le comité de pilotage de l'étude ADEME-DIREM 2002. Elle demande aussi à ce que les associations qui réfléchissent à ces questions soient représentées dans les groupes de travail encadrant cet appel d'offre, de même que les associations de consommateurs qui financent la plus grande partie du surcoût de ces filières.
Contacts :
Responsable du dossier « Agrocarburants » de
Jean-Jacques Bailly,