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appel à témoignage des sans terres

Collectif pour le Droit à la Terre

 

Adresse :

Chez Alexis Esteulle

Contact :

Alexis 05 65 34 08 45

 

Tuteau

 

Adeline : 06 85 18 84 43

 

46100 CORN

Courriel :

collectifdroitterre@no-log.org

 

 

 

APPEL A TEMOIGNAGE

 

Le collectif pour le droit à la terre est constitué de porteurs de projet en recherche de foncier ou de personnes déjà installées qui ont eu des difficultés à s'installer et notamment à trouver du foncier.

 

Nous recueillons vos témoignages à ce sujet et/ou votre annonce de recherche de foncier. Les annonces seront rassemblées en une affiche que nous laisserons à chaque mairie sur notre passage.

 

 

 

Merci de renvoyer votre réponse à : Collectif pour le droit à la terre

                                                           C/ Alexis ESTEULLE

                                                           Tuteau

                                                           46 100 CORN

 

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TEMOIGNAGE

 

 

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Posté le 14/08/2007 | 229 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

marche des sans terre

EN MARCHE POUR LE DROIT À LA TERRE

 

 

Futurs paysans, cherchant de la terre pour s`installer depuis plus ou moins longtemps, nous nous sommes regroupés et organisons une « marche pour le droit à la terre », de Figeac à Cahors (dans le Lot) du 18 au 26 septembre 2007. L`objectif est de faire connaître nos projets et nos difficultés et de revendiquer à travers la campagne et auprès des administrations le droit à la terre. C`est aussi une marche en solidarité à Janadesh, marche pour l`accès à la terre de paysans sans terre indiens.

 

Pourquoi un collectif pour le droit à la terre ?

 

Le « collectif pour le droit à la terre » est né de la rencontre de futurs paysans qui, confrontés à de nombreuses difficultés pour accéder à de la terre se soutiennent et s`encouragent, se donnent des tuyaux et se motivent pour faire entendre leurs voix, faire connaître leurs projets et faire réagir les administrations légalement compétentes en la matière.

 

Le « parcours à l`installation » est long et fastidieux et comporte de nombreuses étapes entre l`idée du projet, l`expérimentation, les stages, le choix d`une production, l`approfondissement des connaissances techniques, les démarches administratives, l`intégration dans le milieu rural et la vie locale, le démarrage de l`activité, la recherche de clientèle, la connaissance du terroir…

 

Cependant, nous nous retrouvons tous dans LA difficulté majeure qui est l`acquisition du foncier, par laquelle tout découle et sans laquelle rien n`aboutit. Que l`on soit natif du lieu comme Adeline ou venu de « l`extérieur » cette réalité s`impose.  Aude et Jean-Baptiste cherchent depuis 3 ans, Alexis et Emmanuelle depuis 1 an, Céline depuis 1 an, Patrick depuis 6 mois, Jean a mis 2 ans à trouver un petit lopin de terre, Muriel cherche depuis 1 an et demi, Florian cherche depuis 2 ans… Et les exemples ne manquent pas. Les productions sont variées : paysans boulangers, trufficulteurs, éleveurs de chèvres et fromagers, éleveurs de brebis, héliciculteurs (escargots), apiculteurs, maraîchers, éleveurs de volailles…

 

Nous avons tous fait appel à la SAFER (1) qui gère 16% des ventes de terres agricoles et à l`ADASEA (2) qui s`occupe des dossiers d`installation, du « répertoire départ installation » et de la mise en relation des futurs cédants (3) avec les futurs paysans. Les textes sont bien élaborés et tout paraît être fait pour que nous puissions nous installer. Mais la réalité est tout autre. La SAFER du Lot n`a jamais rien trouvé pour les jeunes paysans que nous connaissons, et l`ADASEA est très peu dynamique ; seulement 10 fermes à reprendre y sont recensées alors qu`il y a environ 300 départs à la retraite chaque année. A ce rythme là, la population agricole du Lot déjà peu nombreuse et fort vieillissante ne risque pas de se renouveler !

 

Il en va de l`avenir de nos campagnes, de nos terroirs, de la préservation de la biodiversité, du maintien des marchés locaux mais aussi de la qualité des aliments que nous souhaitons produire et manger localement. Les « porteurs de projet » que nous sommes ont choisi ce métier aussi pour proposer un autre mode d`agriculture, en respectant l`environnement, la diversité des semences et le maintien des anciennes variétés ou races, en faisant de la vente directe et/ou de la transformation ce qui permet une meilleure valorisation et donc un moindre besoin en terre. Ces projets dits « atypiques et innovants » sont peu reconnus des administrations car souvent non référencés.

 

Nous voulons montrer que nos projets sont cohérents et viables à long terme et que l`installation progressive est un facteur de réussite qui mérite d`être encouragée. Nous savons qu`il y a de la terre ! Beaucoup de cédants se plaignent qu`il n`y a plus de reprise. Nous allons leur montrer que la relève est là !

 

 

Une marche dans le Lot, une marche en Inde

 

La campagne pour « Janadesh » est arrivée à nos oreilles peu avant le 17 avril 2007, journée internationale de lutte pour l`accès à la terre. A cette occasion nous avons décidé de constituer le « collectif pour le droit à la terre ». En parallèle nous avons rencontré certains membres du collectif breton « dé-marches pour l`installation » qui ont organisé avec succès une marche     à l`automne 2006. Il ne nous en fallait pas plus pour nous décider à organiser une marche chez nous…

Nous sommes très sensibles aux revendications des paysans sans terre d`Inde et d`ailleurs, même si nous ne pouvons pas comparer notre galère à leur détresse. Toutefois nous accusons dans l`un et l`autre des cas le libéralisme à outrance, la domination des grosses firmes multinationales sur les états et les populations et le désengagement politique international qui n`ont fait qu`accélérer la disparition des paysans au Nord comme au Sud. La désertification des campagnes va de pair avec l`appauvrissement de la biodiversité, la dépendance accrue des populations envers les grosses firmes (pour l`approvisionnement de tout ce qui est consommé pour produire et pour vivre) et la concentration des populations dans les villes. Encourager l'installation de paysan et le maintien des paysans encore en place c'est lutter contre tous ces effets néfastes, c'est lutter pour la vie !

 

Afin de faire entendre notre voix à travers les campagnes et auprès des administrations, nous organisons une marche de Figeac à Cahors (46) du 18 au 26 septembre 2007 dont les étapes sont détaillées dans l`encadré. Nous partirons de la sous-préfecture de Figeac le mardi 18 septembre à 9H accompagnés par des brebis et une calèche tirée par une jument. Après la traversée de nombreux villages au bord des vallées du Célé et du Lot, nous ferons une pause à Bouziès pour un grand débat et un repas concert, dont les bénéfices seront reversés à Janadesh. Nous terminerons cette marche à Cahors le mercredi 26 septembre avec un passage au marché suivi d`un grand rassemblement devant la préfecture à 11H et un entretien avec les autorités « compétentes ». Nous leur exposerons nos revendications.

 

 


Les étapes :

Mardi 18 : Figeac-Corn (14 km)

Mercredi 19 : Corn-Brengues (11 km)

Jeudi 20 : Brengues-Sauliac s/Célé (17 km)

Vendredi 21 : Sauliac-Bouziès (19 km)

 

Samedi 22 : DEBAT, REPAS ET FETE

                             A BOUZIES*.

 

Dimanche 23 : repos et rangement

Lundi 24 : Bouziès-Vers (16 km)

Mardi 25 : Vers-Bégoux (10 km)

Mercredi 26 : Bégoux-Cahors (4 km)

 

 

*Programme du samedi 22 septembre

 

Après-midi : débat sur le thème de l'installation

agricole et l'accès au foncier.

 

Soir : repas proposé par

le collectif pour le droit à la terre (8 €).

 

Concert festif et exposition

Participation libre.

 

Les bénéfices de la soirée

seront reversés à Janadesh


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous réclamons le droit à la terre pour les futurs paysans et pour tous les paysans sans terre.

 

En ce qui nous concerne ici en France, nous demandons :

 

La suppression du critère de la SMI (4) pour obtenir le statut d`agriculteur : Aujourd`hui, le statut d`agriculteur est limité aux personnes possédant au moins une demi SMI, c`est à dire environ 10 ha de terres labourables (pour le Lot et avec des équivalences par productions).

 

L`affichage public obligatoire par canton dans toutes les mairies et sur internet de tous les mouvements de terre ; actuellement sont affichés uniquement les mouvements nécessitant une demande d`autorisation d`exploiter et chaque mairie publie uniquement pour sa commune et pendant 15 jours ; c`est à dire que si on veut s`installer sur un secteur comportant une cinquantaine de communes, il faut se rendre dans toutes ces communes tous les 15 jours.

 

L`encouragement et la promotion des initiatives de transmission non spéculatives ; le prix exorbitant du foncier est un obstacle majeur, il atteint ici des prix dépassant largement une quelconque notion de rentabilité, allant de 3000 € jusqu`à 10000€ l`hectare !!! Sans compter que s`il y a la moindre grange en ruine le prix est multiplié au moins par 5 ! Quand on sait l`investissement de départ que représente toute activité agricole (matériel, cheptel, bâtiments, fonds de roulement) on ne peut se permettre d`acheter à ces prix. Et malheureusement il est extrêmement difficile de trouver des terres en location. Nous connaissons cependant quelques paysans qui ont voulu avant tout transmettre leur outil de travail. Ils n`ont pas fait le jeu de la spéculation afin que des jeunes puissent reprendre. Ces initiatives devraient être plus fortement encouragées et citées en exemple. C`est possible ! On ne changera pas les lois du libre marché, cependant personne n`est contraint de rentrer dans son jeu dévastateur.

 

Un réel accompagnement des cédants et des porteurs de projet afin de faciliter la transmission ; en effet, la transmission n`est pas chose simple pour aucune des 2 parties. D`un côté il faut pouvoir respecter le travail accompli pendant toutes ces années par le cédant et être capable de mener son propre projet. Et de l`autre, il faut accepter les changements de production, de manière de faire, de rythme tout en accompagnant le jeune installé au départ. La transmission fait appel a beaucoup d`affect et souvent un médiateur serait bienvenu. Aujourd`hui dans le Lot, aucun accompagnement n`est proposé si ce n`est l`accompagnement habituel des porteurs de projet pour l`élaboration du volet économique.

 

L`accès aux aides à l`installation à toute personne souhaitant devenir agriculteur. Aujourd`hui les aides à l`installation sont limitées par un certain nombre de critères discriminatoires : avoir moins de 40 ans, avoir au moins une demi SMI, avoir un diplôme agricole et une production référencée. De plus, pour bénéficier de ces aides, le « jeune agriculteur » s`engage à rester agriculteur pendant 5 ans (et 10 ans pour les personnes installées avant juin 2007). Pourquoi celui de quarante ans ne pourrait-il pas tenir ces mêmes engagements ?

 

La reconnaissance de l`installation progressive. Beaucoup de futurs paysans s`installent progressivement en mettant en place leur outil de travail sur plusieurs années. Ce laps de temps leur permet d`acquérir progressivement du foncier, d`autofinancer et d`étaler leurs investissements, et d`approfondir les connaissances nécessaires au métier de paysan. Cette façon de faire est liée à une vision de l`agriculture comme un projet de vie et non un simple projet économique. C`est souvent une garantie de la réussite du projet.

 

L`accès au bâti pour les futurs paysans. Les nouvelles règlementations d`urbanisme (les PLU ou Plan d`Urbanisme Local) imposées à toutes les communes réduisent les possibilités de construire et notamment pour les bâtiments nécessaire à une ferme (logement du paysan, bâtiment d`élevage ou bâtiment de stockage). C`est un frein supplémentaire à l`installation d`actifs en milieu rural.

 

 

La campagne Janadesh

 

Du 2 au 22 octobre 2007, 25000 marcheurs iront de Gwalior à New Delhi décidés à porter sur 350 km les revendications de millions de paysans sans terre et notamment l'application de la réforme agraire. Ils préconisent 3 mesures prioritaires :

-                      la création d'une autorité nationale pour la terre qui répondra aux demandes des plus pauvres et des sans terre et traitera les problèmes de pauvreté, de migrations et de violences liés à la terre ;

-                      la création d'une cours de justice à comparution rapide permettant de traiter rapidement les conflits fonciers et d'empêcher certains potentats locaux de conserver des terres de façon illégitime ;

-                      la création d'un système de guichet unique facilitant l'accès à la terre pour les petits paysans qui, à l'heure actuelle, font face à de multiples interlocuteurs administratifs. Ce système est déjà proposé par le gouvernement indien…pour l'installation des firmes multinationales !

 

Cette marche est initiée par le mouvement populaire et non-violent indien, d'inspiration gandhienne, Ekta Parishad. Ce mouvement s'est construit il y a plus de 15 ans sur la base d'une mobilisation populaire locale dans divers Etats de l'Inde. Sous l'impulsion de son leader charismatique Rajagopal, l'action de cette organisation regroupe aujourd'hui 150 000 membres et on estime à plus de 10 millions le nombre de personnes concernées par leur action.

 

En France 5 organisations se mobilisent pour la réussite de la Campagne Janadesh 2007 : Peuples Solidaires (www.peuples-solidaires.org), Frères des Hommes (www.fdh.org), Solidarité (www.solidarité.asso.fr), le CRIDEV 35 (www.ritimo.org) et la Confédération paysanne (www.confederationpaysanne.fr). D'autres marches de soutien s'organisent en Bretagne, en Touraine et en Rhône Alpes.

 

L`organisation de la marche lotoise :

 

Nous souhaitons avoir le plus de monde possible tout au long de la marche afin d`enrichir nos échanges mais surtout nous demandons une forte mobilisation pour notre arrivée à Cahors le mercredi 26 septembre ainsi que pour le débat et la soirée du samedi 22 septembre.

 

Dans la mesure du possible nous vous demandons de vous inscrire pour la marche en précisant les jours où vous participerez. Nous partagerons les repas sortis de nos paniers. De l`eau potable sera disponible à chaque étape. Prévoir tente et duvet pour ceux qui resteront dormir.

 

Nous avons besoin de soutien moral et financier. Que vous soyez particulier ou membre d`une association susceptible de nous encourager, merci de prendre contact avec nous. Nous recueillons vos témoignages au sujet de l`accès au foncier, n`hésitez pas à nous en faire part !

 

Aude Pénet

Pour le collectif pour le droit à la terre

 

CONTACTS :

        

Alex 05 65 34 08 45

Adeline 06 85 18 84 43

 

Adresse postale : Collectif pour le droit à la terre

                        C/ Alexis ESTEULLE

                        Tutau

                        46 100 CORN

 

Courriel : collectifdroitterre@no-log.fr

Site : http://collectif-droitterre.ouvaton.org

 

 

(1) SAFER : Société pour l`Aménagement Foncier et l'Etablissement Rural

Les étapes :

(2) ADASEA : Association de Développement et d`Aménagement des Structures d`Exploitation Agricoles

(3) Cédant : agriculteur en fin d'activité souhaitant transmettre sa ferme

(4) SMI : Surface Minimum d`Installation

marche des sans terre
Posté le 08/08/2007 | 204 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

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