Bagnolet, le jeudi 7 juin
2007
COMMUNIQUE DE PRESSE
Veaux de boucherie :
la crise actuelle montre la
nécessité
d'une veritable politique
de régulation des marchés
Dans le contexte de crise subie par les éleveurs de
veaux de boucherie, la Confédération Paysanne a été reçue ce jour par Yves
BERGER – Directeur de l'Office de l'Elevage.
Il ressort que 40 % des PAB (Prime à l'Abattage des
Bovins) destinées à l'élevage de veaux de boucherie sont versées aux
intégrateurs de la filière via des cessions de créances, alors que cette aide
publique doit être attribuée aux éleveurs.
Un tel détournement ne peut échapper à la vigilance de l'administration.
Nous demandons au Ministère des Finances de contrôler le caractère légal des
modalités de ce transfert.
Par ailleurs, nous comptons sur Yves BERGER pour
qu'il intervienne auprès de Christine LAGARDE - Ministre de l'Agriculture et
qu'une table ronde réunisse rapidement l'ensemble des organisations
professionnelles concernées. Il faut :
-
garantir le maintien des producteurs et de leur
revenu,
-
définir les outils de régulation de la filière
veaux de boucherie, production transversale aux filières lait et viande bovine.
Contacts :
§ Philippe
MARQUET - Délégué au Conseil de Direction de l'Office de l'Elevage : 06 24 75
76 90
§ Philippe
BABAUDOU - Responsable de la Commission Viande Bovine : 06 82 99 28 67
§ Jean CABARET - Porte parole Région Bretagne : 06 75 13 35 15
Communiqué de presse
La
CAPEL déménage nos territoires !
Début janvier, nous apprenions dans la Dépêche du Midi (édition du 4
janvier) la restructuration de la filière fruits et légumes au sein de la
CAPEL. Suite à d’importants déficits (1,3 millions d’euros en 2005), le CA
décide de transférer tout le conditionnement sur le Tarn et Garonne, à
Montpezat du Quercy, les 2 sites lotois de Puybrun et de Castelnau Montratier
n’étant maintenus pour l’instant que pour la réception des productions. De quoi
inquiéter producteurs et salariés !
L’entreprise CAPEL a, depuis 10 ans, mené une politique d’absorption ou
de fusion de différentes structures. En se réfugiant sans cesse derrière la
sacro-sainte logique économique, elle a depuis longtemps oublié l’intérêt des
producteurs. En lien étroit avec la Chambre d’Agriculture et la FDSEA du Lot,
elle tente de faire passer un maximum de paysans par cette logique pour faire
tourner cet outil démesuré. Citons pour exemple les fortes incitations à la
production de canards gras pour alimenter les abattoirs de Gramat.
La défense de l’emploi agricole, de son statut et du revenu sont au cœur
du projet de la Confédération Paysanne. La restructuration forcée de la
production agricole ne peut conduire qu’à l’élimination accélérée des
producteurs et des salariés.
C’est en relocalisant production, transformation et commercialisation
que nous créerons de l’emploi salarié et paysan ; par des exploitations à
taille humaine et des emplois salariés stables, encadrés par des conventions
collectives.
Plus que jamais, l’évolution de l’emploi salarié en agriculture est lié
au devenir de celui des paysans.
A l’occasion des élections aux Chambre d ‘Agriculture, la Confédération
Paysanne porte un autre projet pour l’agriculture, la défense de l’emploi et
d’un revenu pour tous.