Confédération Paysanne du LOT

LAIT


la Confédération paysanne propose avec FMB des contrats pour tous les producteurs

 

Bagnolet, le 8 septembre 2011

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

Avenir de la filière laitière :

un an après l’occupation du CNIEL,

la Confédération paysanne propose avec FMB

des contrats pour tous les producteurs

 

 


La Confédération paysanne est cofondatrice avec l’APLI et l’OPL de FMB (France MilkBoard), association de producteurs qui a vocation à devenir organisation de producteurs pour fédérer tous les producteurs de lait quelque soit leur laiterie ou leur appartenance syndicale afin de renforcer leur pouvoir de négociations face aux industriels laitiers privés ou coopératifs.

 

 

 

L’office du lait, lui, a une vocation à devenir une véritable interprofession qui allie régulation et vision européenne avec un fonctionnement démocratique. De la réussite de FMB dépend la création de l’office. La Confédération paysanne mettra toute son énergie pour construire cette première étape.

 

 

 En 2010, nous avions fait le siège du CNIEL. En refusant à nouveau notre entrée, lors de l’AG du CNIEL, dans le collège des producteurs, la FNPL montre son sectarisme et son intransigeance. De fait, le CNIEL se révèle incapable d’imaginer une autre politique qui établisse des relations équilibrées entre tous les acteurs de la filière. FMB a la volonté de poser les bases de cette nouvelle politique laitière. Le premier travail réalisé au sein de FMB est de proposer un contrat type entre les producteurs et leurs acheteurs. C’est ce contrat qui sera présenté au SPACE le 13 septembre, il a pour ambition de renforcer le pouvoir des producteurs.

 

 

 Nous appelons tous les éleveurs laitiers à rejoindre FMB pour que notre démarche devienne incontournable dans la filière laitière

 

 

 

Contacts :

Gérard Durand, Secrétaire national, en charge du dossier «élevage» : 06 80 72 32 74

Yves Sauvaget, responsable de la commission lait : 06 61 87 89 25


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Contractualisation: lettre ouverte aux syndicats agricoles

LETTRE OUVERTE

Bagnolet, le 15 novembre 2011

 

Aux structures syndicales et aux groupements de producteurs

 

FNSEA

JA

Coordination Rurale

FNPL

MODEF

CNIEL pour transmission aux Présidents de Groupements de Producteurs

 

 

Madame, Monsieur,

 

 

Le chantage exercé par les industriels pour faire signer aux producteurs un contrat cadre en leur laissant entendre qu’ils seront pénalisés à la sortie des quotas s’ils ne le font pas est inadmissible. Les industriels laitiers outrepassent leurs droits.  La législation actuelle n'impose pas de signature. La production est organisée et encadrée par le régime des quotas jusqu'en 2015. L'Europe n'a pas encore défini un cadre pour les OP et n'a pas encore pris de position sur la contractualisation. Celle-ci sera-t-elle finalement obligatoire ou facultative?

 

Toutes les structures  syndicales,  tous les groupements de producteurs,  tous les responsables professionnels doivent appeler à ne pas signer ces contrats.


Chacun a bien conscience que ce qui nous est aujourd'hui proposé n'est pas satisfaisant. La France n'a pas la capacité à elle seule d'imposer son modèle, nous ne pouvons donc pas accepter que des contraintes soient appliquées en France alors qu'ailleurs en Europe la production laitière n’aurait aucun cadre.

 

Les propositions actuelles des industriels n'apportent aucune garantie quant à une gestion des volumes à produire en rapport avec le nécessaire équilibre du marché.

 

En matière de prix payé aux producteurs, les contrats proposés ne donnent pas aux agriculteurs les perspectives à long-terme suffisantes pour pouvoir gérer leur exploitation avec sérénité.

La signature portée sur le contrat doit être tripartite sur un document unique, rédigé de façon intelligible pour tous.

 

Tous les groupements de producteurs doivent tenir des  Assemblées générales afin que personne ne se sente floué ou dépossédé de son droit de choix.

…/…

La Confédération paysanne est co-fondatrice de France Milk Board avec l'APLI et l'OPL. Le contrat proposé par FMB est une alternative à celui des industriels. Dans leurs propositions ils refusent de prendre en compte la nécessaire rémunération des producteurs et la pérennité de leurs outils.

 

Soucieux de l'intérêt des producteurs, nous vous invitons à construire ensemble une alternative crédible qui  prenne en compte cette rémunération en garantissant un équilibre du marché gage de stabilité pour la filière toute entière.

 

Nous souhaitons un vrai débat, au grand jour, sur les enjeux de cette contractualisation et sur les clauses principales qui doivent y figurer (prix, volume, cessibilité, propriété du droit à produire, etc...)

Nous nous tenons à la disposition de tous ceux qui, dans un objectif de la défense collective, souhaitent apporter leurs compétences au service de l’intérêt général.

 

La Confédération paysanne demande aussi  à tous d’apporter soutien aux producteurs qui, après avoir refusé de signer le contrat qui leur aura été proposé par leur laiterie ainsi qu’ils en ont le droit, feraient l’objet de mesures coercitives de la part de celle-ci. Pour notre part, nous serons à leurs côtés.

 

Ne doutant pas que cet appel sera favorablement reçu, nous vous assurons, Madame, Monsieur, de notre détermination syndicale et vous prions d'agréer nos sincères salutations.

 

 

 

                                                                   Pour la Confédération paysanne

                                                                                            

Philippe Collin

Porte Parole  

           

 

Pour tous contacts :

 

Gérard Durand : 06 80 72 32 74                           

Secrétaire national en charge de l'élevage 

 

   

Yves Sauvaget : 06 61 87 89 25

Responsable de la commission lait  

 

     


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Assemblée générale du CNIEL : fin de non recevoir !

Bagnolet, le jeudi 29 juin 2011

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

 

Assemblée générale du CNIEL :

fin de non recevoir !

 

 

 


La Confédération paysanne a participé à l’Assemblée Générale du CNIEL, répondant ainsi à l’invitation de son président Henri Brichart. Celui-ci, à notre demande maintes fois réitérée d’intégrer de plein droit le collège producteur du CNIEL, a répondu une nouvelle fois par la négative.

 

 

La Confédération paysanne avait occupé l’an dernier pendant plus d’un mois la Maison du Lait pour revendiquer le droit d’entrer au CNIEL, sans succès. Le ministre de l’agriculture, qui nous avait présenté comme une main tendue que nous y soyons invités, nous a engagés à participer à l’AG du CNIEL, ce que nous avons fait, sans plus de résultat.

 

 

Devant cette fin de non recevoir qui renouvelle un mépris affiché pour tous les paysans qui ne se sentent pas représentés par le syndicat majoritaire, la Confédération paysanne réaffirme sa revendication d’avoir le droit d’entrer dans le collège producteur des interprofessions agricoles. La Confédération paysanne poursuivra son travail pour formaliser des interprofessions pluralistes, démocratiques et qui travaillent véritablement dans l’intérêt des paysans, avec d’autres associations et syndicats.

 

 

 

Contacts :

Philipe Collin : Porte parole 06 76 41 07 18

 


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un accord en catimini et a minima

Communiqué de presse

 

Lait : un accord en catimini et a minima

 

Le 18 août 2010, les trois composantes de l’interprofession laitière ont annoncé un accord sur une augmentation du prix du lait et une méthode d’arrimage de celui-ci au prix du lait allemand. Cet accord doit être publié afin de pouvoir évaluer les conséquences de ce qui a été signé.

 

L’avenant conclu le 18 août 2010 fait état d’une augmentation du prix de 10 % qui ne compensera pas la baisse enregistrée en 2009 et au premier semestre 2010. Pour de très nombreux producteurs fragilisés, cet accord a minima est synonyme d’un arrêt de la production.

 

Tous les soubresauts qui agitent la rémunération des producteurs de lait, depuis plus d’une année, trouvent leur origine dans les critères utilisés pour définir le prix du lait et particulièrement dans le mauvais accord, signé en juin 2009, par la seule Fnsea pour représenter les producteurs.

 

Mauvais, incomplet, vulnérable et non signé par tous les représentants des producteurs, cet accord a mis la majorité des producteurs laitiers dans une position de vente à perte. L’avenant ne fera pas mieux.

 

Arc boutée sur sa prétention à représenter tous les producteurs laitiers, face aux industriels qui n’en demandaient pas tant, la FNSEA-FNPL a lâché une fois de plus sur l’arrimage du prix du lait au marché allemand. Cette dernière disposition entrainera certainement une baisse du prix du lait dès 2011, notamment à cause des coûts de production actuellement moins élevés en Allemagne.

 

Les Pouvoirs Publics, responsables de la situation, par l’abandon programmé de la politique de maitrise de la production, ne peuvent rester absents des discussions qui orientent l’avenir des producteurs.

En outre, ces mêmes Pouvoirs Publics n’ont pas conforté le pouvoir de négociation des producteurs, ayant renoncé à imposer une représentation complète des producteurs dans ces négociations.

 


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Interprofession laitière : les signataires de l’accord récoltent ce qu’ils ont semé !

Communique de presse

 

Interprofession laitière : les signataires de l’accord récoltent ce qu’ils ont semé !

La situation actuelle de la filière laitière et l’impossibilité pour les membres de l’interprofession de trouver un accord sur le prix du lait prouvent trois éléments :

  1. L’accord du trois juin 2009 était un mauvais accord pour les paysans car il entérinait la possibilité de payer le lait en dessous des coûts de production. La Confédération paysanne l’avait dénoncé à l’époque.

Une interprofession, avec des industriels tout puissants et des professionnels représentés par un seul syndicat (Fnsea) et sans encadrement fort de l’Etat, ne peut pas fonctionner : elle est actuellement incapable de définir un prix rémunérateur pour les producteurs laitiers.

  1. Le prix payé aux producteurs est principalement basé sur les cours mondiaux du beurre et de la poudre, alors que 95% du lait produit en Europe est consommé en Europe. Cette situation est totalement absurde mais elle permet aux industriels et aux coopératives d’acheter du lait à bas prix et de le valoriser avec des produits à forte valeur ajoutée (fromage, produits élaborés, …). Il faut revenir sur le mode de fixation du prix du lait, et ce n’est pas la faible augmentation accordée par certains, qui permettra aux paysans, toujours contraints de vendre à un prix trop bas, de sortir la tête de l’eau.
  2. La contractualisation, mise sur un piédestal par une LMA à laquelle les pouvoirs publics demandent de tout régler, ne peut pas apporter de réponse. La contractualisation et le double prix étalonné sur le prix allemand[i] auront comme conséquence pour les producteurs une nouvelle baisse des prix.

La Confédération paysanne demande aux pouvoirs publics de prendre leurs responsabilités et d’intervenir immédiatement et fermement, au-delà des récents vœux pieux de façade exprimés par le Ministre, pour que le prix du lait devienne enfin rémunérateur. La Confédération paysanne qui n’attend rien du plan de modernisation de la filière laitière que présentera le Ministre à la rentrée, est convaincue qu’il se transformera en un nouveau plan social.

Il est temps de remettre à plat le fonctionnement de la filière lait, tant en France qu’en Europe, pour ouvrir des perspectives à des paysans nombreux sur les territoires.


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