CONTACT:
CONFEDERATION PAYSANNE DU LOT
Béatrice BRUEL
12, avenue Fernand PEZET
46100 FIGEAC
05-65-50-00-34
Bagnolet, le 09 décembre 2011
Communiqué de presse :
Caisse sanitaire fruits :
la main-mise perpétuelle de la FNSEA
Hier, 8 décembre 2011, la Confédération paysanne a signé le règlement intérieur qui marque le lancement de la caisse professionnelle de solidarité sanitaire des producteurs de fruits.
Cet accord découle d'un an et demi de travaux menés conjointement par la Confédération paysanne, la Coordination Rurale, la FNSEA, la FNPFruits et l'administration, dans le but de répondre au besoin urgent d'indemniser les arboriculteurs touchés par la Sharka.
Néanmoins, la Confédération paysanne déplore les manœuvres de la FNSEA, qui s'est permis d'intégrer au dernier moment « son » syndicat JA, qui n'avait pas participé aux travaux, dans l'unique but de s'assurer la majorité des voix au comité de pilotage de la caisse. Ces agissements déraisonnables font voler en éclat le compromis de travail et le consensus relatif qui existaient jusqu'à présent.
La Confédération paysanne revendique un mode de décision égalitaire et marque donc fermement son désaccord, mais ne souhaite pas bloquer l'indemnisation des producteurs qui sont aujourd'hui en situation difficile.
Contacts :
Pierre Veyrat, responsable de la commission nationale Fruits et Légumes : 04 75 07 34 97
Philippe Collin, porte-parole de la Confédération paysanne : 06 76 41 07 18
Bagnolet, le 8 décembre 2011
COMMUNIQUE DE PRESSE
Paquet lait : Le pire des scénarios
pour les producteurs de lait français !
Une fois de plus, les décisions européennes n’ont pas tenu compte de la crise de 2009. On va droit dans le mur et on regarde ailleurs ! L’Europe a encore prouvé qu’elle ne se préoccupe que de la santé de la production et son aptitude à exporter ; bien loin de s’inquiéter de celle des producteurs, de leur revenu et de leurs conditions de vie.
L’Europe a échoué dans l’exercice d’harmonisation puisque la contractualisation, rendue facultative par la Commission, ne sera effective qu’en Espagne et en France. Les contrats seront verticaux : producteur-entreprise, abandonnant ainsi la gestion des volumes aux seuls intérêts des industriels de la filière. De plus, ils seront conclus pour 6 mois seulement. Qu’en est-il alors de la plus grande visibilité promise aux producteurs par le Ministre de l’Agriculture? La maitrise des volumes est donc définitivement enterrée et les conséquences sur les prix ne sont pas difficiles à imaginer…
Justement, les contrats qui doivent mentionner une indication de prix, se limiteront aux recommandations de l’Interprofession laitière, toujours au mépris d’une référence aux coûts de production qui ne cessent de gonfler.
La Confédération paysanne dénonce la politique qui considère toujours les producteurs comme la variable d’ajustement de la filière laitière et appelle l’ensemble des parlementaires européens à ne pas approuver cet accord !
Concernant le renforcement du pouvoir des producteurs dans la filière, quel genre de parodie de négociations de volumes ou de prix pourront espérer avoir les organisations de producteurs par entreprise ?
Philippe Collin
Porte-parole
.
Contacts :
Gérard Durand, Secrétaire national en charge de l’élevage : 06 80 72 32 74
Yves Sauvaget, responsable de la commission lait : 06 61 87 89 25
Lettre ouverte
Bagnolet, le 30 novembre 2011
Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation de la pêche,
de la Ruralité et de l’Aménagement du territoire
Monsieur Bruno LE MAIRE
78, rue de Varenne
75349 PARIS SP 07
Monsieur le Ministre,
Depuis plusieurs mois, vous avez demandé à la filière laitière de s’organiser pour que la sortie des quotas ne soit pas traumatisante pour les producteurs de lait.
Vous avez voulu une loi de modernisation de l’agriculture pour permettre cette organisation. Le décret n° 2010-1753 du 30 décembre 2010, que vous avez publié sans aucune concertation est à l’origine de beaucoup de difficultés de compréhension de votre politique laitière.
La règlementation des quotas dure jusqu’en 2015, il n’y a pas de précipitation à avoir. De nombreuses questions restent en suspens :
…/…
L’agriculture est une composante essentielle de la filière agro-alimentaire, nous croyons que vous aurez à cœur de défendre les intérêts des producteurs et que vous leur permettrez ainsi de s’inscrire dans un processus de modernisation de leur métier.
Si nous pouvons utiliser le temps du débat européen pour redéfinir les enjeux des contrats, la méthode de travail et la nécessaire appropriation de ces nouveaux dispositifs par les producteurs, ce sera tout à votre honneur.
Devant la situation de blocage actuelle dans les relations avec l’industrie laitière, nous vous demandons :
1. De sursoir à la demande de signature de tout contrat.
2. D’organiser une table ronde entre tous les acteurs de la filière (syndicats représentatifs, FNCL, FNIL) afin d’éclaircir les zones d’ombre sur le devenir des producteurs de lait et sur l’organisation qui doit en découler.
3. De garantir une équité entre les parties en négociation sur l’avenir de la filière.
Persuadés que vous donnerez une suite favorable à ces demandes, nous vous prions de recevoir, Monsieur le Ministre, l’expression de nos salutations les plus respectueuses.
Gérard Durand Philippe Collin
Secrétaire national en charge de l’élevage Porte-parole
Bagnolet, le 16 novembre 2011
COMMUNIQUE DE PRESSE
Après les céréaliers,
l'industrie semencière et le président de la FNSEA
veulent taxer les éleveurs
Le 15 novembre 2011, la commission des affaires économiques a approuvé la proposition de loi relative aux certificats d'obtention végétale. La dernière étape, avant le débat parlementaire, dont la date n'est pas encore connue, a donc été franchie. La Confédération paysanne est consternée par cette prise de décision malgré l'opposition de nombreux députés. Cette proposition de loi veut interdire aux paysans de semer leurs propres semences, provenant de leur récolte, pour les forcer à acheter celles de l'industrie. Une dérogation est prévue pour quelques espèces en contrepartie du paiement de royalties aux actionnaires des entreprises financières.
Au cours des auditions qui ont précédé le vote, le président de la FNSEA a choisi l'intérêt des obtenteurs contre celui des agriculteurs. Pour éviter les jalousies, il a proposé d'étendre les royalties, par exemple sous forme d'une taxe prélevée à l'hectare, aux éleveurs qui auto consomment leur production. Les éleveurs apprécieront cette proposition…
La majorité parlementaire a choisi son programme agricole : enrichir les plus riches en prenant le peu d'argent qu’il reste dans la poche des travailleurs de la terre.
Le droit des paysans d'utiliser et d'échanger leurs propres semences est le dernier obstacle à la domination de toutes les semences et de toute notre alimentation par la poignée de multinationales qui manipulent les marchés agricoles mondiaux. Avec toutes les organisations paysannes, environnementales et de la société civile qui se sont mobilisées pour préserver ce droit fondamental, la Confédération Paysanne appelle l'ensemble des citoyens à interpeller leurs députés. Le refus de cette loi inique est nécessaire pour ne pas brader les droits humains les plus fondamentaux sur l'autel des spéculations financières.
Contacts :
Philippe Collin, Porte-parole : 06 76 41 07 18
Gérard Durand, Pôle élevage : 06 80 72 32 74
Guy Kastler, Commission semences : 06 03 94 57 21
Bagnolet, le 17 Novembre 2011
Communique de presse
Arrêtons les importations d'OGM :
c'est urgent et possible!
La Confédération Paysanne soutient les faucheurs volontaires qui bloquent depuis ce matin l'usine Glon Sanders (filiale de Sofiprotéol dont le président est X. Beulin) d'alimentation animale à Saint-Gérand dans le Morbihan. Elle dénonce, avec eux, l'agriculture intensive dépendante des importations OGM, qui concentre les élevages et détruit les paysans et l'environnement.
La Confédération Paysanne rappelle que la majorité des citoyens s'oppose à la culture et la consommation d'OGM en Europe. Un moratoire immédiat sur les importations et une réglementation européenne transparente sur l'étiquetage de l'alimentation animale sont nécessaires.
Aujourd'hui en Amérique du Sud, les cultures OGM participent à l'élimination des petits paysans. En même temps les éleveurs européens qui veulent nourrir autrement leurs animaux ont des difficultés à trouver de l'aliment et le payent beaucoup plus cher. Face à cette situation, la Confédération Paysanne revendique un plan d'autonomie protéique pour l'Europe et une remise en cause des accords de libre échange : ce choix est en accord avec l'exigence d'une agriculture et une alimentation saine.
Demander que nos bêtes soient nourris avec autre chose que des OGM, c'est oeuvrer pour la souveraineté alimentaire, l'emploi, la santé et l'environnement en Europe et dans le monde. Pour la Confédération Paysanne : abandonner les importations d'OGM est urgent et possible. Aujourd'hui nous sommes en mesure d'évoluer vers des systèmes agricoles autonomes, économes et respectueux de l'environnement en cultivant des céréales près du lieu d'élevage!
Contacts :
Véronique Léon, secrétaire nationale, responsable du pôle environnement : 06 25 42 13 94
Michel David, commission OGM : 06 30 87 21 13
Bagnolet, le 8 novembre 2011
Communiqué de presse
Ni interdiction, ni royalties
sur les semences de ferme !
Dix-huit organisations et coalitions paysannes, environnementales et de la société civile 1
demandent le retrait de la proposition de loi sur les obtentions végétales. Cette
proposition, qui devait être débattue par les députés le 24 novembre, vise à renforcer les droits de propriété de l'industrie semencière. Elle veut contraindre les paysans à l’achat de
semences protégées par ces droits de propriété, en les empêchant d'utiliser les semences
produites à partir de leur récolte (semences de ferme). Le texte propose d’autoriser la
semence de ferme pour seulement 21 espèces, en échange du paiement de royalties à
l'industrie, et d’interdire cette pratique pour toutes les autres espèces.
Le droit ancestral des paysan(ne)s de ressemer et d’échanger librement leurs semences
de ferme fait partie des droits collectifs inaliénables, et est à l'origine de toute la
biodiversité cultivée. Il est le fondement de l'agriculture et le garant de la souveraineté
alimentaire qui ne sera jamais assurée par des sociétés commerciales orientées vers la
satisfaction des intérêts de leurs actionnaires.
Il est inacceptable que la loi, censée défendre l'intérêt général, renforce les droits privés
de l'industrie semencière au détriment des droits collectifs des paysans. La proposition de
loi favorise la confiscation du vivant par cette industrie et la régression de la biodiversité.
Pour s'opposer à cette loi scélérate, les dix-huit organisations appellent les citoyens et les
paysans à venir à Angers, capitale française des semences, le 19 novembre à partir de 9
heures pour participer aux rencontres des semences paysannes et fermières d'Anjou, et à
interpeller les députés devant l'Assemblée Nationale le 24 novembre.
Contacts:
Guy Kastler - Confédération paysanne - 06 03 94 57 21
Michel Geray - CNDSF - 06 16 49 50 29
Michel Metz - ATTAC, Réseau Semences Paysannes - 06 19 79 53 69
1 Agir pour l’environnement, Les Amis de la Terre, Artisans du monde, la Confédération Paysanne, la Coordination nationale pour la défense des semences fermières, la Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique, Nature et Progrès, ATTAC, Sciences Citoyennes, Les Croqueurs de carotte, Demeter, Chrétien dans le Monde Rural, ASPRO PNPP, le Mouvement d’Agriculture Biodynamique, Générations Futures, Stop OGM, Minga et le Réseau Semences Paysannes.
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