CONFEDERATION PAYSANNE DU LOT
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Figeac le
18 juin 2009
COMMUNIDUE DE PRESSE
CRISE LAITIERE ET PRIX DU LAIT : LES VRAIS RESPONSABLES
Le
prix conclu dans le bureau du Ministre par l’interprofession le 3
juin est un prix moyen de 280 €/T pour l’année 2009, au mieux ;
le prix au 1er trimestre était de 330 €.
Un
tel prix, c'est demander aux producteurs de lait de travailler pour
perdre de l'argent pendant 1 an !
La
FNPL a
une lourde responsabilité dans la situation actuelle et ses
représentants locaux n'ont pas le droit de faire croire aux
producteurs qu'ils sont en désaccord alors qu'ils siègent à
l'interprofession nationale, le CNIEL, qui n'y admet aucun autre
syndicat même représentatif.
Ces
mêmes représentant locaux ont incité leur base à bloquer
deux laiteries du Cantal suite à cet accord scandaleux, ce faisant,
durant au moins 5 jours, des
éleveurs Cantaliens et Lotois ont du jeter au total un million de
litres de lait dans la nature faute de ramassage.
Non,
cet accord n'est pas « mieux que rien » : il va faire
perdre de l'argent aux producteurs pendant 1 an, et ce n’est pas
non plus la réunion à Bercy du 17/06 avec les distributeurs et les
industriels qui aura changé la donne.
On
profite de la crise pour amener la contractualisation privée entre
producteurs et transformateur et ainsi anticiper la fin des quotas.
Comment vouloir que les politiques s'attachent à défendre une
maîtrise de la production alors que le syndicalisme majoritaire
l'enterre déjà ? Aujourd'hui, ceux qui ont signé cet accord
ont signé la fin des quotas, c'est à dire la fin des producteurs de
lait, du Lot et d'ailleurs.
Et
ce ne sont pas les 30 millions d'euros annoncés par le Ministre qui
régleront le problème ! Tout d'abord, il faudrait aller chercher
l'argent là où il se trouve : chez les distributeurs et les
transformateurs qui profitent des hausses de prix au producteur pour
augmenter leurs prix mais qui les baissent rarement lorsque les prix
à la production d'effondrent.
Et
non pas auprès des consommateurs-contribuables qui payent déjà
cher la PAC et les produits laitiers. Mais surtout, on ose laisser
courir le marché et en essuyer les plâtres aux frais des
contribuables alors que la régulation du marché serait bien moins
coûteuse et permettrait d'obtenir des prix stables sur le long
terme.
Les
producteurs veulent vivre du prix de leur production, pas des primes
! Pour cela, ils ont besoin de perspectives à long terme, c'est à
dire d'un marché régulé, d'une production maîtrisée et d'une
meilleure répartition des volumes de production. Ce sont aux
politiques de l'exiger !
Roger Couderc responsable de la commission lait de
la CP 46
COMMUNIQUE DE PRESSE
Prix du lait :
Un prix politique sans politique laitière
Le prix conclu dans le bureau du Ministre par l'interprofession est un prix moyen de 280 euros/1000 litres pour l'année 2009 dans la meilleure des situations, sachant que le prix au 1er trimestre était de 330 euros.
Le montant moyen pourra descendre à 262 euros/1000 litres en cas de transformation importante en produits industriels et si certaines entreprises n'envisagent pas de prix encore plus bas.
Ces prix ne couvrent absolument pas les coûts de production des éleveurs !
Les produits industriels sans débouché sont au cœur de la crise et résultent de l'abandon de la politique laitière européenne de régulation des marchés.
Une heure avant le début des négociations, le Ministre Michel BARNIER avait exigé de l'interprofession qu'elle définisse un accord sur une contractualisation – double prix, double quota - faisant supporter les coûts des excédents aux producteurs dès 2010. Mais il n'avait rien exigé sur la maîtrise de la production, condition nécessaire à l'assainissement des marchés et à la stabilité de la filière.
La FNPL croit engager les producteurs par la signature d'un accord inférieur aux coûts moyens de production ; elle est restée sourde aux inquiétudes des éleveurs qui perdront avec cet accord, 15 000 euros de recette par exploitation en moyenne (1, 2 milliard d'euros sur l'ensemble des fermes).
Mais qui se sent représenté par cette organisation ?
A deux jours des élections européennes auxquelles Michel BARNIER est candidat, les producteurs restent en colère !
La Confédération paysanne appelle à une action nationale la semaine prochaine pour revendiquer :
- en préalable, le gel d'une partie des références laitières au-delà de 150 000 litres par producteur ;
- la suppression des stocks de poudre de lait en les incorporant dans l'alimentation animale ;
- des modalités de fixation du prix du lait prenant en compte les coûts de production des éleveurs et la rémunération de leur travail ;
- le gel des augmentations de quota européen.
Contacts : Philippe Collin - Porte-parole : 06 76 41 07 18
Yves Leperlier - Responsable de la commission lait : 06 71 31 68 77
Communiqué de presse
Bagnolet, le 7 mai 2009
*L'Europe sans bœuf aux hormones : *
*une victoire sur les lobbys américains, mais… !*
Après 20 ans de bataille entre l'Europe et les Etats-Unis, l'Union européenne vient de se faire reconnaître le droit de consommer du bœuf sans hormones.
Il s'agit d'une première étape, mais il reste des urgences à régler :
* Cet accord comporte des contreparties au lieu de seulement
reconnaître le droit de consommer sans hormones :
o Les USA peuvent continuer à surtaxer certains produits,
dont le Roquefort, pendant une période intermédiaire.
o L'autorisation d'importation de quantités supplémentaires de
viande sans hormones, plutôt « haut de gamme » risque de
déstabiliser encore plus les marchés de la viande communautaire.
* Le droit de produire et consommer sans hormones doit avoir comme
corollaire le droit de produire et consommer sans OGM. Les pays
d'Europe, les uns après les autres, interdisent les cultures de
maïs OGM : il devient de plus en plus urgent de poser la question
des importations de maïs et de soja génétiquement modifié.
* Les pressions sont très fortes pour faire admettre la consommation
en Europe de viande blanche chlorée en provenance des USA.
* Le clonage est un enjeu pour les firmes qui veulent s'approprier
le marché des reproducteurs animaux comme celui des semences. La
biodiversité, facteur essentiel de résistances aux maladies,
serait encore plus menacée.
Cet accord pose la question de la souveraineté alimentaire, c'est-à-dire le droit des populations à définir leur politique agricole et alimentaire. Ce droit ne peut pas être reconnu partiellement, il doit être entier.
*Contacts :*
Philippe COLLIN, secrétaire national : 06 76 41 07 18
Philippe BABAUDOU, responsable de la commission viande bovine : 06 82 99 28 67