RENDEZ-VOUS
ECO-CITOYEN
Accès à la
Terre
Dimanche 25 octobre à Livernon
Suivre le fléchage à partir de
Livernon
La difficulté
d'accéder au foncier est un problème à l'installation agricole sur les Causses du Quercy et la
question du développement de l’agriculture biologique se pose sur notre
territoire. Ce double constat a amené l’association « Vivre sur les
causses » à alerter
les habitants du territoire, les élus locaux et les associations pour permettre
l’installation de jeunes agriculteurs et maintenir la vocation agricole de la
ferme La Terre à Livernon. Quels ont été les rôles de chacun ?
Quelles ont été les clés de l'aboutissement de ce projet ? En
quoi la dimension collective est-elle essentielle ? Comment l’engagement
financier des citoyens et consommateurs a-t-il été possible ? En quoi cette
action locale est-elle emblématique d’une problématique
nationale ?
Accueil à la ferme par les
fermiers à partir de 11h - repas tiré du sac possible
sur place.
A 14h30, visite de l'exploitation, présentation du projet de l'achat
collectif de La Terre avec les membres de l'association "Vivre sur les
Causses" et Patrice Roy de l'association Terre de Lien.
Bien cordialement
--Patricia Monniaux
Chargée
de mission Education au territoire et au développement
durable
Parc naturel régional des Causses du Quercy
BP 10 – 46240 Labastide-Murat
*_COMMUNIQUE DE PRESSE _*
Bilan de santé : derrière les remèdes annoncés ;
le goût amer de la purge !
Le ministre de l'agriculture Bruno Le Maire vient de notifier à
Bruxelles les mesures retenues pour l'application en France du « bilan
de santé » de la Politique Agricole Commune.
Après des mois de discussions, les paysans savent aujourd'hui quels
remèdes leurs seront appliqués dès 2010.
La Confédération Paysanne salue favorablement l'inflexion pour mieux
prendre en compte l'élevage des animaux à l'herbe, avec valorisation des
50 premiers hectares - principe qu'elle a fortement défendu - ainsi
que l'aide conséquente aux cultures protéagineuses.
Mais elle s'étonne que l'aide au maintien de l'agriculture biologique ne
soit en revanche pas plafonnée par exploitation, ce qui, avec un budget
plafonné, risque de nuire au soutien de projets d'installation paysans
face à des conversions opportunistes.
Par ailleurs, le Bilan de santé entérine un dispositif pervers : le
système assurantiel privé. Financé en partie par l'Etat, et compte tenu
du budget alloué, ce dispositif ne concernera au mieux que 45 % des
surfaces en grandes cultures et moins encore en productions fruits et
légumes et viticulture, des terres dans les régions les plus productives
et déjà les mieux loties. Malgré nos demandes réitérées, le ministère
n'a pas répondu à la question du sort réservé aux agriculteurs
non-assurés alors que parallèlement, le fond destiné aux calamités et
qui s'adressait à tous est supprimé.
Mais le plus grave du Bilan de santé est ce dont on ne parle même plus,
à savoir l'orientation libérale de la réforme et l'abandon ou
l'affaiblissement des outils publics de régulation des marchés (comme la
fin des quotas laitiers) voulus par Marian Fisher Boel ! Des choix
calamiteux dont on ressent déjà les conséquences dans la fluctuation
dramatique des prix et la multiplication des crises !
Alors, face aux crises dévastatrices que traversent de nombreux
producteurs et filières, la Commission n'a qu'une réponse :
restructurer, c'est-à-dire éliminer chaque jour un peu plus de paysans
et d'entreprises en Europe.
A ce niveau, il ne s'agit plus de remède : c'est une purge.
Au nom de la Souveraineté alimentaire de l'Europe, la Confédération
Paysanne demande au Ministre et à la future Commission Européenne un
changement radical pour une politique agricole européenne ambitieuse et
innovante qui crée des emplois, assure un revenu équitable aux paysans,
protège l'environnement et permette l'accès à une alimentation saine à tous.