confédération paysanne du LOT

Agrafil du 2 mai

Le Grenelle de l'environnement entre dans sa phase législative
Jean-Louis Borloo a présenté le 30 avril à la presse le projet de loi relatif à la mise en œuvre du Grenelle de l'environnement. L'examen de cette loi d'orientation (Grenelle I) devrait débuter avant l'été au Parlement et sera complété par deux lois d'application (Grenelle II et III). En matière agricole, la loi d'orientation conserve globalement les grandes orientations retenues fin 2007 en clôture du Grenelle : réduction de moitié des usages des pesticides en 10 ans, soutien à l'agriculture biologique, élaboration d'une trame verte, dynamisation de la sylviculture dans le respect de la biodiversité... Quelques variations sont toutefois à noter : à titre d'exemple, l'objectif de 6% de la surface agricole utile (SAU) en agriculture biologique, prévu initialement pour 2010, est décalé à 2013. C'est dans la loi d'application Grenelle III, prévue pour l'automne, que la mise en œuvre des mesures agricoles sera abordée. Christian Jacob, député de Seine-et-Marne (UMP) et ancien président des Jeunes agriculteurs, tient la corde pour devenir le rapporteur du projet de loi. Côté Sénat, c'est Bruno Sido, sénateur de la Haute-Marne (UMP), qui est pressenti. Par ailleurs, interrogé sur les biocarburants lors de la conférence de presse, Jean-Louis Borloo a laissé entendre que la France pourrait proposer de réviser à la baisse les objectifs d'incorporation de biocarburants : « on n'est pas obligé de passer de 7 à 10% » a expliqué le ministre de l'Écologie, précisant que le président de la République «tranchera » sur le sujet « d'ici 6 à 8 semaines ».

Nicolas Sarkozy veut « limiter les divers freins à la production agricole »
« Supprimons les divers freins à la production, concentrons les efforts publics sur les secteurs (agricoles : ndlr) exportateurs», a souligné Nicolas Sarkozy, le 30 avril, interpellé sur les prix agricoles par Marc Spielrein, président-directeur général de la Semmaris, société d'exploitation du marché de Rungis. « Au-delà du doublement de notre aide alimentaire internationale, c'est du succès de notre agriculture, et plus largement de l'augmentation de la production mondiale, que viendra la solution » à la flambée des prix agricoles, a-t-il ajouté. Nicolas Sarkozy a jugé que « tout doit être fait pour aider les pays qui souffrent aujourd'hui de la flambée des prix de certaines denrées ».

Pac : Philippe Meurs plaide pour plus de souplesse
Philippe Meurs, le président des Jeunes agriculteurs est déçu du manque d'ambition du bilan de santé de la Pac par rapport à la nécessité d'avoir « un tissu souple ». En clair, il plaide pour un système d'aides de type « contracyclique » sur le modèle américain. « J'en ai marre d'entendre que le seul enjeu pour les agriculteurs au sujet du bilan de santé est de s'organiser » a déclaré en marge de la journée nationale des JA. La réécriture de l'article 69 n'envisagerait pas une modification annuelle des curseurs de redistribution des aides. En clair, si le cours des céréales replonge après une situation euphorique, comment faire pour adapter le dispositif de l'article 69 réécrit ? La question est ouverte. Pour autant, Philippe Meurs réaffirme la nécessité d'un « soutien global pour l'élevage ». «Il existe une vraie fragilité dans l'avenir de l'élevage : ceux qui s'arrêtent ne reprendront pas cette production », prévient-il.

Grands Moulins de Strasbourg : Michel Soufflet quitte le conseil d'administration
Michel Soufflet, président du conseil de surveillance des établissements Soufflet, numéro un français du négoce des grains, a donné sa démission du conseil d'administration des Grands Moulins de Strasbourg, désapprouvant le choix du troisième meunier français de faire entrer à son capital le groupe Bakri (immobilier au Liban, agroalimentaire en Afrique). Opposé à l'«opacité» du projet d'entrée du nouvel actionnaire, il ne veut pas cautionner des choix qu'il considère comme «contraires aux intérêts de l'entreprise elle-même, contraires aux intérêts des salariés et de l'encadrement, et contraires aux intérêts des actionnaires minoritaires».

Près de 2 000 producteurs de lait de brebis manifestent à Roquefort
Entre 1 500 producteurs de lait de brebis, selon les gendarmes, et 2 000 selon les organisateurs, ont manifesté le 30 avril à Roquefort (Aveyron) pour exprimer leur inquiétude sur l'avenir de la filière."Les producteurs, avec une année difficile, une forte baisse de la production et un prix du lait qui a stagné, sont au bout du rouleau", a déclaré Robert Glandières, président de la Confédération de Roquefort, présent dans la manifestation réunie à l'appel de plusieurs syndicats. Les producteurs de lait de brebis, dont certains portaient une pancarte "Roquefort, vache à lait de Lactalis, stop", ont par ailleurs exprimé leur refus de l'augmentation de 1% du prix du litre de lait, considérée par beaucoup comme "une provocation" ou "un signe de mépris".

Banane : les gouvernements d'Europe et des ACP défendent l'aspect social de leur activité
Réunis le 30 avril à Paris, les ministres de l'Agriculture et les représentants de pays d'Europe et des ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifique), ont défendu l'importance sociale, économique, environnementale et territoriale, du maintien de la production de bananes et du maintien du traitement préférentiel dont bénéficient les pays ACP, face à la banane-dollar. Ils tiennent à ce que la banane fasse l'objet d'un traitement particulier dans les discussions à l'OMC, «et qu'en aucun cas la banane ne soit soumise au statut de “produit tropical”».









Article ajouté le 2008-05-01 , consulté 34 fois

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