Agrafil du 7 Mai
Birmanie : le désastre humanitaire pourrait aggraver insécurité alimentaire dans la région
Le cyclone meurtrier et les inondations qui ont frappé les rizières en Birmanie pourraient entraîner sur le long terme une insécurité alimentaire non seulement pour la Birmanie mais aussi pour d'autres pays pauvres, a mis en garde un porte-parole du Programme alimentaire mondial (PAM), Paul Risley. Selon lui, toute interruption ou perturbation dans l'offre de riz pourrait être désastreuse. « Cette année, alors que d'autres pays d'Asie du Sud-Est ont imposé des interdictions d'exportation ou réduit leurs exportations de riz, la Birmanie a commencé à exporter vers le Sri Lanka et le Bangladesh », explique-t-il. Le Sri Lanka, comme le Bangladesh, où une partie de la production rizicole avait elle-même été détruite par un cyclone en novembre, ne produiront eux-mêmes pas assez de riz en 2008 pour subvenir à leurs besoins. Les deux pays, qui ont vu les prix du riz respectivement grimper de 55 % et doubler en un an, s'étaient tournés vers la Birmanie, l'un des pays les plus pauvres et isolés du monde, pour résoudre leur problème de pénurie. Avant que le cyclone ne s'abatte sur le pays, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) estimait que la Birmanie pourrait exporter jusqu'à 500 000 tonnes de riz cette année.
Assises de l'origine : nécessité de faire des émules dans l'UE
Lors des dixièmes Assises de l'origine qui se sont tenues le 6 mai, à Bordeaux, les professionnels ont estimé nécessaire de pousser progressivement les autres pays de l'UE à faire valoir leur savoir-faire typique pour ensuite mieux défendre la vision française de l'agriculture à l'OMC. Après la réforme française des signes de qualité, une démarche a été entreprise auprès de Mariann Fischer Boel, la commissaire à l'Agriculture pour faire reconnaître les signes d'identification par la future PAC a souligné Michel Prugue, président de l'INAO. « Nous n'avons jamais raison tout seul. Il faut être capable d'attirer un certain nombre de pays si l'on veut inscrire les signes de qualité dans la PAC » a renchéri Jean-Marie Sermier, député du Jura. À l'appui de ces propos, Michel Barnier a déclaré, en clôture de la manifestation, que le débat sera « de plus en plus entre ceux qui veulent défendre la PAC et ceux qui veulent la dissoudre en en faisant un vaste supermarché ».
Céréales : le Brésil peut augmenter sa production de 5 % à 6 % par an
Le ministre brésilien de l'Agriculture, Reinhold Stephanes, a déclaré le 5 mai que le Brésil pouvait maintenir un rythme de croissance de 5 % à 6 % de sa production annuelle de céréales pour les dix prochaines années. « Mais aller au-delà (de cette croissance) c'est très difficile », a-t-il précisé ajoutant que « si nous arrivons à une croissance de 5 à 6 % en moyenne au cours des dix prochaines années, ce sera une croissance extraordinaire ». La récolte brésilienne de céréales s'est élevée à 132,9 millions de tonnes en 2007, soit une hausse de 13,7 % par rapport à 2006 (117 M tonnes). Cette année, elle devrait enregistrer une hausse de seulement 2,7 %, selon les premières estimations officielles.
OCM unique : inquiétude des producteurs français, italiens et espagnols de vins d'appellation
Dans un communiqué commun, les trois plus grandes organisations de producteurs de vins d'appellation d'origine de l'UE (la Cnaoc pour la France, la Federdoc pour l'Italie et la Conferencia pour l'Espagne) se félicitent de la récente adoption du texte sur l'OCM viticole par le conseil de l'Union, mais émettent leurs craintes sur l'OCM unique qui se profile. « Nous notons avec inquiétude la volonté de la commission européenne d'intégrer le secteur du vin dans l'OCM unique » déclare le président de la Federdoc, Riccardo Ricci Curbastro. C'est notamment le maintien d'outils de maîtrise de la production que demandent les représentants des viticulteurs d'appellation. Pour Christian Paly, président de la Cnaoc, « les produits du terroir ne répondent pas aux mêmes objectifs que les autres segments du marché, ils ont besoin de moyens pour gérer leur production ».
Animaux de boucherie : recul des abattages de 2,2 % sur le 1er trimestre
Sur le 1er trimestre 2008, les abattages d'animaux de boucherie ont reculé de 2,2 % par rapport à la même période de 2007, selon la Fédération nationale de l'industrie et du commerce en gros de viande (FNICGV). Principal secteur responsable : les gros bovins (314 500 tonnes) qui ont diminué de 2 % alors que sur les 2 premiers mois, ils se situaient quasiment au même niveau qu'en 2007. En revanche, pour le veau, les abattages déjà en forte baisse en janvier et février restent sur le même niveau (-12,6 %) en mars. Les abattages d'ovins restent inférieurs à 2007 mais sur le 1er trimestre la baisse est de 3,9 % (22 000 tonnes) alors qu'elle atteignait 4,2 % sur les deux premiers mois. Dans le secteur porcin, la baisse des abattages est également bien marquée : d'une augmentation de 1,3 % en janvier, les abattages reculent de 1,2 % à 522 500 tonnes sur le premier trimestre.
Article ajouté le 2008-05-06 , consulté 21 fois Liens
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