confédération paysanne du LOT

Agrafil du 9 mai

UE : plus de 80% des exploitants reçoivent moins de 5000 euros d'aides
Plus de 82 % des agriculteurs de l'Union européenne (UE) pouvant prétendre à l'aide directe de la PAC reçoivent à ce titre moins de 5 000 euros par an, et 0,3 % perçoivent plus de 100 000 euros, selon les derniers chiffres détaillés dont dispose les services européens (sans la Bulgarie et la Roumanie). Ces données, qui portent sur l'année 2006, confirment aussi que près de 18 % d'entre eux absorbent 84,5 % des crédits destinés à ces paiements. Sur un total de 33,1 milliards d'euros de paiements directs délivrés par Bruxelles en 2006, la France en a reçu environ 7,6 milliards pour 426 700 exploitants, dont 34% à moins de 5 000 euros et 0,84% à plus de 100 000 euros (0,01% à plus de 300 000 euros). Au sein des États membres, la France reçoit l'enveloppe financière la plus importante, devant l'Allemagne (5,05 milliards), l'Espagne (4,4), le Royaume-Uni (3,5), l'Italie (3,4) et la Grèce (1,6).

Fièvre catarrhale : les bovins français vaccinés pourront être exportés plus rapidement
La France et l'Italie viennent de signer un accord pour permettre une exportation plus rapide des bovins français vaccinés contre le sérotype 8 de la fièvre catarrhale ovine (FCO), a annoncé le 7 mai le ministère de l'Agriculture. Selon un communiqué, l'accord prévoit que « les bovins d'âge supérieur à 90 jours, vaccinés avec le vaccin de l'entreprise Merial, puissent désormais être exportés vers l'Italie à partir de trente jours (ndlr : au lieu de 60 jours) après la seconde injection et si le cycle vaccinal entier s'est déroulé pendant la période allant du 21 décembre 2007 au 30 avril 2008 ». Toutefois « certains départements du sud-ouest ont été exclus en raison d'une reprise précoce de l'activité vectorielle et de la circulation virale. Il en est de même des départements réglementés vis-à-vis du sérotype 1 ou des deux sérotypes 1 et 8 », souligne le ministère.

OGM : la Commission européenne temporise de nouveau
La Commission européenne a encore reporté le 7 mai toute décision sur l'autorisation de quatre OGM (trois variétés de maïs MON863 et la pomme de terre « Amflora » de BASF) en demandant à l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) de réexaminer ses avis jusqu'ici favorables. « La Commission va demander à l'EFSA d'analyser plus avant les éléments scientifiques sur l'effet de ces OGM sur l'environnement et la santé humaine », a indiqué Johannes Laitenberger, porte-parole du collège européen Elle « prendra ces décisions si et lorsque l'EFSA confirmera la sécurité de ces produits », a-t-il ajouté, affirmant néanmoins que Bruxelles « confirme sa confiance dans la haute qualité de l'avis scientifique fourni » par l'agence basée à Parme. Par ailleurs, la Commission a adopté le même jour une décision enjoignant l'Autriche de lever la clause de sauvegarde qu'elle applique à l'importation et à la transformation de deux maïs transgéniques, le Zea Mays L. line MON 810 et le Zea Mays Line T 25. Cette décision n'affecte pas, en revanche, la clause de sauvegarde imposée pour la culture de ces variétés.

OMC : pas de réunion ministérielle en mai
L'état des négociations à l'Organisation mondiale du commerce rend très peu probable la tenue d'une conférence ministérielle en mai, a indiqué le 7 mai l'institution. "Cela sera extrêmement difficile, au vu des contraintes de temps et de l'importance de la substance du processus (des négociations), qu'une telle conférence se tienne en mai", a annoncé Keith Rockwell, le porte-parole de l'OMC, Les représentants des 151 États membres de l'OMC discutent actuellement avec assiduité du chapitre agricole. Les produits sensibles, c'est-à-dire les biens soumis à des exceptions dans l'ouverture des barrières douanières, et les produits tropicaux sont au cœur des débats au siège de l'institution à Genève. Des textes de compromis révisés sur l'agriculture et les produits industriels devraient être publiés au plus tôt dans la semaine du 12 mai, comme l'a annoncé Crawford Falconer, le chef des négociations agricoles.

Fruits et légumes : les producteurs peuvent se concerter sur les prix et volumes
Le Conseil de la concurrence a donné le 7 mai un avis favorable à ce que les producteurs de fruits et légumes puissent échanger des informations sur les prix et volumes sans tomber sous le coup de l'entente. Cette position devrait permettre la mise en place de la nouvelle organisation du secteur, basée sur des organisations de producteurs (OP) aux pouvoirs accrus, notamment pour anticiper et gérer les crises de marché. Les seules réserves du Conseil portent notamment sur la tentation, très hypothétique selon les professionnels, pour des producteurs de vouloir fixer des prix minima.

Viticulture : le plan de modernisation présenté le 21 mai en Conseil des ministres
Le ministère de l'agriculture a annoncé que le plan de modernisation de la viticulture, voulu par Nicolas Sarkozy, serait présenté par Michel Barnier en conseil des ministres le mercredi 21 mai. Ce plan sur cinq ans de restructuration et de relance de la filière viti-vinicole s'inspirera du rapport remis le 24 avril au ministre de l'agriculture par les présidents des trois groupes de réflexion (Yves Bénard pour la compétitivité, Jérôme Despey la gouvernance et Bernard Nadal la recherche et le développement) qui avaient réuni l'ensemble de la filière viticole française.


Article ajouté le 2008-05-08 , consulté 26 fois

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