Agrafil du 18 Août
L'eutrophisation du littoral doublerait tous les dix ansLa surface touchée par le phénomène d'eutrophisation du littoral marin doublerait tous les dix ans selon une étude américano-suédoise publiée le 15 août dans la revue Science. Il s'agit de zones marines mortes en raison d'un excès de pollution par des matières organiques qui créé un manque d'oxygène dans l'eau. On compterait désormais 400 zones côtières dans le monde où la vie marine est asphyxiée. Environ 245 000 km2 sont concernés. « La localisation de ces zones mortes correspond aux centres où vit une grande population et où sont déversées d'importantes quantités de substances nutritives», explique l'étude. Le phénomène est provoqué à la fois par la pollution industrielle et le déversement dans les eaux de ruissellement des phosphates et des nitrates issus des engrais. Ces dernières années, de nouveaux littoraux ont été touchés notamment dans la mer Baltique, la Mer noire, le Golfe du Mexique, l'est de la Chine et le détroit de Kattegat, en Suède. L'étude recense vingt sites frappés d'eutrophisation en France, principalement des estuaires et des lagunes côtières. Mais « le processus est épisodique, périodique ou saisonnier, et peu important», précise Louis-Alexandre Romana, responsable de l'environnement côtier à l'Ifremer, interrogé par le quotidien Le Monde. Sont concernés notamment : les baies de Somme et de Vilaine ; l'estuaire de la Gironde et la lagune languedocienne du Prévost ; les étangs de Berre et de Thau, les estuaires de la Loire et de la Seine.
Consommation : 9 403 visites d'inspection ont été effectuées par les services vétérinaires
Au 31 juillet 2008, sur l'ensemble de la France, 9 403 visites d'inspection ont été effectuées à l'occasion de l'OAV (Opération alimentation vacances), précise le ministère de l'Agriculture dans un communiqué. Ces inspections ont été réalisées par les agents des DDSV (direction départementale des services vétérinaires) qui surveillent et contrôlent la qualité de la chaîne alimentaire, du champ à l'assiette. Trois priorités ont été définies pour l'OAV 2008 : la restauration collective, le contrôle de la chaîne du froid dans les transports et le contrôle des marchés ou tout commerce non sédentaire. Ces inspections ont donné lieu aux mesures administratives suivantes : 1 119 avertissements (11,9 % des inspections) et 347 mises en demeure (3,6 % des inspections) ont été délivrés à l'encontre des professionnels concernés ; 306 procès-verbaux d'infractions (3,2 % des inspections) ont été établis ; 37 fermetures d'établissements ont été ordonnées par mesure de protection de la santé publique, dont 6 en procédure d'urgence ; 563 opérations de saisie pour une quantité totale de denrées saisies de 30 tonnes.
Prix du lait : les producteurs bretons durcissent le ton face à Entremont
Les producteurs laitiers bretons ont durci le ton le 14 août face au refus du groupe fromager Entremont Alliance d'augmenter le prix du lait à la collecte autant qu'ils l'escomptaient en juillet, alors que des discussions entre les deux parties n'ont rien donné. Plusieurs dizaines d'éleveurs se sont mobilisées dans les Côtes d'Armor en bloquant des usines d'Entremont Alliance ou d'Unicopa, groupe coopératif détenant 36,5 % d'Entremont depuis la fusion des secteurs lait des deux groupes. Le président d'Unicopa Gilles Bars a rencontré ces producteurs mais « c'était un dialogue de sourds», a regretté Hervé Moël, responsable de la section lait de la FDSEA des Côtes d'Armor. Gilles Bars a indiqué avoir maintenu à 30 euros les 1 000 litres l'augmentation de prix du lait à la collecte pour le 3e trimestre 2008, alors que les producteurs réclament une hausse de 49 euros. À Loudéac, une vingtaine de producteurs ont bloqué dès l'aube une usine Entremont en déversant de la terre, de la paille et des pneus devant l'entrée. Là encore, « rien n'est ressorti» d'une réunion avec des responsables d'Unicopa et d'Entremont Alliance.
Prix du lait : l'OPL dénonce une « hausse insuffisante du prix inadaptée à la flambée des charges»
Pour le troisième trimestre, l'Organisation des Producteurs de Lait (OPL), s'indigne, dans un communiqué, « que le prix du lait soit resté aussi bas face aux hausses très fortes de nos charges». Ainsi, « certaines laiteries refusent d'augmenter le prix payé au producteur en raison de leur mauvaise santé financière». Pour l'OPL, « la gestion des entreprises revient aux entreprises et non aux producteurs (ex : Entremont) : les éleveurs n'ont pas à en faire les frais». «Une fois de plus la transformation met tout en uvre pour faire son beurre » sur le dos des producteurs estime le syndicat. L'OPL rappelle que les producteurs « ont déjà énormément contribué à la restructuration de ces entreprises». La position de l'OPL est de réclamer un prix de base de 40 centimes d'euros le litre en moyenne sur l'année, « pour couvrir l'envolée des charges».
Chrysomèle du maïs : des agriculteurs alsaciens demandent que l'UE n'impose plus les traitements
Une quarantaine d'agriculteurs de la plaine d'Alsace du collectif de « victimes de la chrysomèle » demandent à l'Union européenne de retirer le parasite du maïs de la directive sur les organismes nuisibles adoptée en 2000. Ils souhaitent que la lutte contre ce coléoptère avide de maïs soit gérée par la profession agricole et non plus par les États membres. « Nous ne sommes pas opposés à la directive, mais elle est souvent appliquée avec un traitement lourd par pesticide » explique Marcel Roesch, l'un de ces agriculteurs. Ce genre de traitement ne permettra pas d'éradiquer la chrysomèle du territoire européen, affirme le texte de la pétition lancée mercredi 13 août. La réglementation européenne impose la lutte contre la chrysomèle pour empêcher sa prolifération dans l'UE. Malgré ces mesures, la présence de chrysomèle a été détectée à Orschwiller puis à Hegenheim dans le Haut-Rhin où un épandage d'insecticide a été programmé.
