Agrafil du 20 août
Arrachage de vigne : déjà 6 638 ha de demandes dans le Languedoc-RoussillonGeorges-Pierre Malpel, directeur de Viniflhor, s'est rendu mardi 18 août dans le Languedoc-Roussillon pour faire le point sur les dossiers de demandes de primes d'arrachage pour la campagne 2008-2009 dans cette région. La délégation régionale de l'office a reçu, depuis le 7 août, 1 662 dossiers de demandes pour arracher définitivement avec les aides de l'UE 6 638 ha de vignes. Le nombre de dossiers devrait encore augmenter avec l'approche de la date limite de dépôt fixée au 15 septembre. La France transmettra ensuite ces demandes à l'UE qui répartira 464 millions d'euros pour 2008-2009 entre les États membres. La part de cette enveloppe allouée à chaque pays sera connue vers le 15 novembre. L'objectif communautaire est de financer l'arrachage de 175 000 ha en Europe sur 3 ans. Des critères de priorité permettront de sélectionner les dossiers si leur nombre est trop important (arrachage total, âge, cessation définitive de l'activité viticole, ordre d'arrivée des demandes).
L'AGPM prévoit un marché lourd pour les céréales fourragères
Dans son dernier bulletin AGPM-Info, l'association des producteurs de maïs prévoit un « marché lourd» pour les céréales fourragères et donc une baisse de prix dont devraient bénéficier les producteurs d'aliments du bétail. En effet, en raison « des pluies à répétition» sur le nord de l'Europe et de la France la part des blés meuniers devrait être en réduction. Les blés fourragers en plus grande quantité s'ajouteront donc aux 60 millions de tonnes de maïs grain ce qui donnera de grandes disponibilités à l'alimentation animale. L'importation de maïs devrait donc être réduite et la France pourrait même, estime l'AGPM, se positionner sur certains pays comme ceux du Maghreb. Quant à l'Argentine et le Brésil, leurs exportations s'orienteraient vers les pays asiatiques que les États Unis ne seraient plus capables d'approvisionner, en raison d'une baisse de disponibilités.
Prix du lait : les industriels remettent en cause la dérégulation voulue par le gouvernement
En demandant la dérégulation du prix du lait, « le gouvernement n'a pas pris toute la mesure des conséquences de cette décision», a affirmé Olivier Picot, président de l'association qui regroupe les industries du secteur laitier (Atla : l'Association de la transformation laitière française). Il fait référence au récent courrier de la DGCCRF (répression des fraudes) demandant à l'interprofession laitière (Cniel) de cesser la recommandation nationale du prix du lait. Cette pratique était en vigueur depuis 1997. « Nous sommes très surpris que le gouvernement ait pris l'option de déréguler le prix du lait», a souligné Olivier Picot. « Les conséquences, on commence à les voir arriver avec une entreprise qui et c'est bien son droit décide d'appliquer un prix différent (des autres entreprises, N.D.L.R.) et des producteurs qui sont inquiets du risque de contagion», a poursuivi Olivier Picot. « Entremont est dans sa logique et les producteurs dans la leur et tout cela s'appelle un marché dérégulé» a-t-il conclu.
Fruit et légumes : le budget d'une famille en hausse de près de 14 % par rapport à l'été 2007
Le budget fruits et légumes d'un couple avec deux enfants âgés de plus de 10 ans représenterait 12,6 % d'un Smic, en hausse de près de 14 % par rapport à l'été dernier, selon une étude de la fédération Familles Rurales. Elle est publiée dans le quotidien La Croix du 19 août. Pour calculer le budget familial, Familles Rurales a suivi les préconisations de l'OMS, soit une consommation de 400 grammes de fruits ou de légumes au quotidien. Des résultats contestés par Interfel (interprofession des fruits et légumes) qui avance le chiffre de 7 % du Smic pour un couple avec deux enfants. Selon Familles Rurales, qui a installé depuis l'été 2007 un observatoire sur les produits frais, les prix des légumes ont connu une hausse de 10,5 % au kilo entre 2007 et 2008. Pour les fruits, l'augmentation est supérieure puisqu'elle atteint 15,14 %. Le mouvement familial ne trouve pas vraiment d'explication à cette hausse. « Certes, il y a la flambée du pétrole [ ] et les aléas climatiques». Mais, selon l'organisation, ces critères ne peuvent expliquer qu'une hausse de 5 %. « Il reste 10 % d'augmentation inexplicable et il devient urgent de s'interroger sur l'opacité des réseaux de distribution» conclut Thierry Damien, président de Familles Rurales.
Vin : un accord de coopération signé entre la France et Hong Kong
Michel Barnier a signé mardi 19 août à l'occasion de son déplacement en Chine pour assister aux Jeux Olympiques de Pékin avec la ministre du commerce du territoire de Hong Kong, Rita Lau, un accord de coopération visant à promouvoir le vin et la culture du vin français. Les deux pays vont donc développer la formation et le tourisme nologiques, promouvoir les indications géographiques et renforcer les mesures de lutte contre l'usurpation d'appellations. Après une baisse de 40 % de ces droits de douanes en 2007, Hong Kong a totalement supprimé ces taxes à l'entrée sur le vin en 2008. Résultat : une augmentation de 70 % des importations de vins français.
Vient de paraître : l'agriculture française dans son contexte européen
Le service statistique du ministère de l'agriculture vient de faire paraître un très utile document (dans la série des dossiers d'Agreste) sur l'agriculture européenne. Il permet surtout de situer l'agriculture française dans son contexte européen, tant en matière de structures (surfaces, nombre d'exploitants ) qu'en ce qui concerne la production. Si l'évolution historique n'est pas présente, des comparaisons utiles peuvent être faites avec la dernière édition de ce type réalisée par Agreste et qui date de 1999. Cette comparaison permet de constater que la place de la France s'est plutôt renforcée pour les grandes cultures et la viande bovine ; pour le lait, on assiste, en poids relatif, à une montée en puissance de l'Allemagne, tandis que c'est l'Espagne qui renforce sa place pour les porcs ainsi que les fruits et légumes.
