confédération paysanne du LOT

Agrafil du 21 Aout

Entremont propose aux producteurs de fixer contractuellement le prix du lait
« Dans cette filière où chacun dépend de l'autre pour exercer son métier, le groupe Entremont Alliance souhaite maintenir ce lien fort avec les producteurs pour avancer rapidement vers une contractualisation», indique le président du groupe, Christian Mazuray, dans un communiqué du 19 août. Ces contrats prévoiraient, « sur le moyen terme, le prix et les volumes de lait collecté, selon des critères d'évolution acceptés à la fois par les producteurs et par le groupe». «Nous n'accepterons pas cette contractualisation. Avant d'en discuter, il faut d'abord qu'Entremont acquitte ce qu'il doit aux producteurs pour juillet», a réagi la Fédération régionale des syndicats d'exploitants agricoles de l'Ouest. Entremont, premier producteur d'emmental en Europe (1,64 milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2007), n'a accordé en juillet qu'une hausse de 30 euros pour 1 000 litres de lait (portant le prix à 311 euros) alors que les producteurs en attendaient 49 en se basant sur l'ancien système de fixation des prix.

Pois : l'Unip prévoit des rendements en nette hausse
« La récolte du pois est terminée ou presque dans la plupart des régions sauf dans le Nord-Pas-de-Calais», indique l'Unip (Union nationale interprofessionnelle des plantes riches en protéines) dans sa note aux opérateurs du 20 août. Selon l'organisation, le rendement moyen serait compris entre 45 et 50 q/ha, contre 39 q/ha en 2007, et s'afficherait en hausse par rapport à la moyenne des cinq dernières années. L'Unip se montre plus optimiste que le ministère de l'agriculture, qui tablait le 11 août sur un rendement moyen de 43 q/ha. « La bonne surprise vient des semis tardifs du mois d'avril dans la moitié nord qui atteignent parfois de très bons rendements grâce à des conditions de fin de cycle favorables », signale la note, qui précise par ailleurs que les disparités entre parcelles sont fortes.

OGM : Monsanto et l'AGPM s'insurgent contre les destructions d'essais
Dans un communiqué publié le 20 août, Monsanto réagit avec virulence à la destruction de deux de ses parcelles d'essais OGM, le 15 août à Valdivienne et Civaux, dans la Vienne. « Pour la première année, 100 % des essais mis en place ont été saccagés », déplore la firme, signalant que « l'acte de vandalisme du 15 août » a été conduit à la manière d'un « show médiatique ». Selon la firme américaine, cet acte entérine « le retard quasi-irrattrapable de la recherche française en biotechnologies végétales ». Monsanto rappelle que les essais 2008, qui concernaient des variétés résistantes à la pyrale et à la sésamie et tolérantes à un herbicide, avaient reçu toutes les autorisations du ministère de l'Agriculture. Le président de l'AGPM (Association générale des producteurs de maïs), Christophe Terrain, a pour sa part envoyé un courrier au Premier ministre le 18 août, dans lequel il demande que « le Gouvernement, outre une condamnation très ferme de ces fauchages, assure une application très stricte de la loi vis-à-vis d'agissements illégaux par les suites judiciaires appropriées ».

Luc Guyau plaide en faveur de l'agritourisme, « locomotive durable des territoires »
Dans une tribune libre, Luc Guyau, président de l'APCA (Assemblée permanentes des chambres d'agriculture), plaide en faveur de « l'agritourisme qui joue un rôle économique important dans l'offre touristique française ». « L'espace rural génère un chiffre d'affaires de 20 milliards d'euros et est ainsi le premier espace touristique fréquenté par les Français en nombre de séjours. Facteur de diversification de l'activité, il permet à l'agriculteur de bénéficier d'un revenu complémentaire » écrit le président des chambres d'agriculture. « Son rôle environnemental et paysager est indéniable » ajoute-t-il. Les chambres d'Agriculture, fédérant les agriculteurs sous leurs marques ombrelles, Bienvenue à la ferme et Marchés des Producteurs de pays, qui regroupent respectivement 5 700 et 1 800 producteurs, participent à ce mouvement. « Le développement de l'agritourisme à travers le grand succès des produits fermiers et bio porté par l'engouement pour la vente directe, est de nouveaux modèles innovants de développement pour les exploitations agricoles qui prennent toute leur place aux côtés d'approches plus traditionnelles » conclut Luc Guyau.

Vins australiens : chute de 13 % des exportations en un an
Les exportations de vins australiens ont chuté en un an de 13 % en volume et de 12 % en valeur annonce l'association australienne du vin (AWBC) dans son bulletin mensuel du mois de juillet. Le volume des ventes à l'étranger est tombé de plus d'un million d'hl entre 2007 et 2008 (sur les douze mois précédant juillet) pour atteindre 7 millions d'hl expédiés. En valeur, le chiffre d'affaires diminue de plus de 200 millions d'euros à 1,6 milliard d'euros. Les trois principaux marchés à l'export, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et le Canada, se sont écroulés respectivement de 9 %, 25 % et 7 % en valeur. En France, les importations de vin australien ont baissé d'un quart. Par contre elles progressent sur le marché asiatique : +20 % en Chine, +9 % à Singapour et +24 % à Hong Kong. Ces mauvais résultats s'expliquent par la mauvaise récolte 2007 : à cause d'une importante sécheresse, l'Australie (sixième producteur mondial de vin) avait perdu le tiers de sa production.







Article ajouté le 2008-08-21 , consulté 171 fois

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